mercredi 17 août 2011

Faut pas tarder, dix jours c'est trop!..Tu peux attraper froid...


ELSA

Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrrhes verts
Sa joue a retrouvé le printemps du repos
Ô corps sans poids posé dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau
La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables
Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit
Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble
J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux
Aragon.

4 commentaires:

  1. OUps, j'ai pas trop compris le rapport entre le titre, la photo et le poème.
    Y en a pas peut être ?

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  2. On est comme des sculpteurs,il doit bien y avoir quelque chose à tirer! Moi, je pense à tous ceux ou toutes celles qui se pavanent pendant ces vacances loin de nos regards et qui oublient de nous nourrir de leur présence, de leur poèmes et j'ai pensé à ces vers d'Aragon à qui sont inspirés ces vers: -Dans ce pays secret à mes pas interdit
    -Je te supplie amour au nom de nous ensemble
    -De ma suppliciante et folle jalousie
    -Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie.
    Aurélie: en te posant la question de la relation qu'il y'aurait entre ces trois éléments du thème, tu rappelles aussi la complexité des sentiments humains, comme l'a dit un jour Paul Valéry:"un sentiment bien circonscrit est un sentiment mutilé!"
    Bises matinales!

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  3. Je n'ai pas compris : c'est pas ta maman. La photo peut indiquer que si les parents s'en vont pendant 10 jours, les petits vont mourir de faim. Et nous pouvons attraper froid sans chaleur humaine pendant ce même laps de temps, et si c'est sa ou son bien aimé qui s'en va, pour quelque temps, le temps nous semble très long.

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  4. C'est vrai que c'est un véritable pavé dans la mare que j'ai balancé, alors que je pensais à une, de nos flibustières, partie au Danemark il y'a dix jours.J'ai en outre aggraver la confusion, puisque c'est sa maman qui, dans mon imaginaire, attend son retour et non pas les petits et comme c'est une maman poule!...
    C'est pour ça que j'ai parlé à Aurélie de la complexité des sentiments, en faisant surtout des allégories!

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