jeudi 13 octobre 2011

Etrange destin ( Je voudrais soudain...)

                                      

Albertine Sarazin dans son roman "la traversière", m'a appris ce que des années de vie ne m'ont pas appris...
J'ai relevé ce passage d'elle pour le plaisir de le partager avec vous:

"Je me rends compte maintenant combien a dû être long et hésitant pour mother le chemin du pardon; je la revois aux assises, effondrée sur le banc des témoins, je l'imagine ouvrant le journal et lisant la toute drenière de son poupon; j'entends sa voix déjà un peu tremblée par l'âge m'appeler "Chérie", je vois ses yeux taris briller de tendre lueur maternelle, je sens dans mon sac le poids de l'argent qu'elle m'a envoyé...  je voudrais soudain arrêter le train, arrêter et faire reculer le temps, donner à mother en échange du temps pleuré dix ans de joie, de la joie jusqu'à la mort...

6 commentaires:

  1. je pense, moi, que sa mère n' est pas étrangère aux épreuves de sa fille, et je me demande laquelle devrait demander pardon à l' autre.

    RépondreSupprimer
  2. C'était surtout son père adoptif qui était trop intransigeant et c'est à sa disparition que son épouse mother( nom donné par Albertine à sa mère adoptive, une maman un peu spéciale, avec tout ce que cela comporte d'étranger) a recouvré le droit d'être bonne et a tenté de se faire pardonner, ce qu'avait endurée Albertine.

    RépondreSupprimer
  3. Belle découverte pour moi, merci de ce partage!

    RépondreSupprimer
  4. Ben où qu'il est M'sieur Bizak ?
    Tu me manques !

    RépondreSupprimer
  5. @Aurélie: Pour te paraphraser, selon le thème d'aujourd'hui sur ton blog:Ecoute! "Le casque sur les oreilles, j'étais dans un autre monde, je me retenais..."
    Merci Aurélie de penser à moi!
    Je reviendrai.

    RépondreSupprimer