jeudi 19 décembre 2013

Ecrire, faut croire!..

"Des mots, une histoire", jeu préconisé par Olivia Bellington, revient avec la liste suivante des mots :
Orgasme- sensoriel- stimuler- imagination- histoire- comportement- trouble- démoniaque- (à) califourchon- acrobatie- trapèze- équilibriste- jongleur- large.








Ecrire! Ah, comme j'aspire depuis longtemps à écrire, un poème, une nouvelle, ou un roman, pourquoi pas?
Devant mon bureau, mon esprit vaque, sans un brin d'imagination et que rien ne  stimule.

Est-ce un trouble sensoriel profond, dû à mon comportement démoniaque et excessif, à l'idée d'écrire coûte que coûte.

Face à ma feuille ou plutôt mon écran blanc, avec mes doigts figés sur le clavier de mon ordinateur, je fais toutes sortes de contorsions, dans ma mémoire, comme qui dirait des acrobaties spirituelles, histoire de ratisser large, mes quelques idées pondues ce matin , mais déjà évanescentes.

A l'aube, de ce jour, au bord de la plage, assis à califourchon, ma position de prédilection, sur ma chaise pliante, mon esprit se démenait comme un jongleur des mots, face à l'immensité de la mer inspirante ou aspirante, je ne saurais dire!

Tout venait à moi, toutes les idées possibles et imaginables! Mon esprit, devant une telle avalanche de mots, presque jouissifs, comme s'il voulait atteindre un orgasme, s'accrochait à les mémoriser dans son escarcelle mnémonique, mais rien n'y fera, ils ne seraient pas tous gardés.

Comme j'aurais dû penser à me munir tout simplement d'un calepin et d'un stylo ou maintenant que j'y pense, mon petit ordinateur portable.

Mais voilà, l'inspiration, ça ne se commande pas, à plus forte raison, quand on a décidé, manu-militari, à vouloir coûte que coûte, déboucher sur un bon texte, un poème ou autre.

Ecrire, ce n'est pas  faire un numéro d'équilibriste sur sa chaise, même de plage, ni aussi de rester figé comme une statuette! Et d'ailleurs, il m'était arrivé, pour le comble de mon entêtement, à force de m'accouder sur mon bureau, sans même un mot écrit et sans inspiration, d'avoir un torticolis et le trapèze du cou froissé.

vendredi 13 décembre 2013

Là-bas, mon village!

Sur proposition d'Asphodèle, pour son jeu    "les plumes à thème n°17,"le texte sera construit autour du thème: la beauté!
Liste des mots: Miroir-nature-nocturne-lumière-vénéneux-délicatesse-piano-contemplation-ensorceleur-temps-bouquet-éphémère-intérieur-sulfureux-déesse-rouge-couleurs-ruissellement-ravir-rosée.



Ah, mon village d'antan! Dans mon enfance, j'étais toujours ravi quand mon père me demandait de l'accompagner au "bled" comme il disait, toujours! Notre village était situé à une vingtaine de kilomètres du lieu de notre résidence, sur une colline qui dominait une belle plage sur la mer méditerranée.

Il m'arrivait, quand j'allais me balader de temps en temps à travers les champs de mon village et que j'étais pris de contemplation devant les merveilles de la nature exubérante, de me laisser traîner jusqu'à la fontaine située en contre-bas de la colline. Je humais et je respirais à pleins poumons les senteurs que dégageaient toutes les fleurs de toutes les couleurs, rouges, blanches, roses et autres.

J'aimais le matin, bien après la lueur brillante et rosée du ciel, quand le soleil était complètement levé et qu'il répandait ses lumières sur le village et sur la mer, en face. En prenant le chemin de la fontaine, endroit où j'adorais beaucoup aller, je recevais directement sur mes yeux, le reflet intense des rayons du soleil qui étaient réfléchis par la mer comme à travers un miroir.
Le bruissement fait  par le ruissellement des eaux qui s'échappaient  de la fontaine qui débordaient souvent, m'indiquait mon arrivée à ce lieu féerique et ensorceleur, qu'était notre fontaine.

On nous racontait que jadis les déesses aux charmes sulfureux de la mer (genre Thétys, déesse de la mythologie grecque!) aimaient à venir prendre leur bain dans cette fontaine et répandre ainsi le pouvoir fécondant de l'eau. Selon la légende, il paraît que l'eau symbolisait la mère et la femme! D'ailleurs les filles du village se rencontraient souvent à cet endroit pour leur amusement et profiter de remplir leur jarre d'eau pour leur besoin quotidien.

Au retour de ma promenade, je n’omettais jamais de confectionner un bouquet de fleurs tellement chamarrées qu'elles remplissaient la nuit, notre petite maison, de leur parfum et fragrance envoûtants, même si d'une durée éphémère, mais assez suffisants pour tenir jusqu'au petit matin.

Pendant le soir, surtout quand c'était le clair de lune, une balade nocturne dans les environs du village faisait ma joie; et quel bonheur si encore de l'intérieur d'une maison me parvenait dans le silence de la nuit, cette musique jouée sur un piano qui titille avec délicatesse, l'âme des poètes et des romantiques, plus qu'aucun autre instrument.

Le retour, à la ville avec mon père, me mettait toujours dans une grande tristesse, mais heureusement atténuée par le plaisir de revoir mes amis. Je ne manquais pas de leur raconter en détail tous les moments de  plaisir à la campagne que j'avais vécus, sans oublier de leur ajouter: "Je ne vous parlerais pas des champignons de mon village...ils sont très vénéneux!" 



    

jeudi 5 décembre 2013

Changer le monde!


Des mots, une histoire 120- Olivia Bellington
Liste des mots: Changer-révolution-lit-drap-nouer-coton-cueillette-saisonnier-migre-afflux-sentiment-expression-chute-mal




Changer le monde!

Qui n'a pas le sentiment que le monde dans lequel nous vivons, prend eau de toute part, avec toutes les inégalités qui ne cessent d'augmenter et la misère qui gagne les populations les plus démunies et les plus faibles de la planète. Le Nord s'enrichit, le Sud s'appauvrit!

Les boat people, nouvelle génération, qu'on appelle aujourd'hui les "harragas" ( "les resquilleurs", dans le langage maghrébin) affluent comme une nuée d'oiseaux migrateurs (je n'ai pas osé parler de sauterelles!..) et pas saisonniers eux comme ces volatiles, vers les pays dits"libres"! Ils migrent en traversant la mer méditerranée au péril de leur vie sur des barques de fortune, moyennant le payement d'une somme d'argent, aux passeurs clandestins. L'histoire tragique de lampedusa, en Italie est encore très vivace dans les esprits.

Souvent, ce sont de simples gens démunies, tunisiens, libyens, bref maghrébins, qui avaient d'abord cru avec la chute des dictateurs dans leurs pays, à la grandeur de la révolution qu'on appelait "printemps arabe". L'espoir avait renaît alors, dans ces pays où les libertés citoyennes étaient une lubie, la liberté d'expression, un luxe et était même punie d'emprisonnement.

Les notions de démocratie n'étant pas inscrites dans les mœurs de la société, on a vite déchanté au lendemain de la victoire. Les dérapages et autres dépassements ont abouti à faire le lit aux partisans de la manière forte, de l’extrémisme et du fanatisme.

Le pauvre peuple, lui continue à subir et n'a plus aucun espoir en ses gouvernants, tellement leur pays va mal.

Les pays puissants qui avaient aidé à faire déguerpir les dictateurs et encouragé les printemps arabes, ont pratiquement, lâché ces "jeunes pays" au moment ils ont le plus besoin d'eux. Il est vrai que la crise mondiale a touché tous les pays de plein fouet. On dit bien: "charité bien ordonnée commence par soi-même!"

Aucune perspective, pour encore espérer, dans le monde un quelconque changement de l'ordre des choses, surtout avec ce "Machin" dont parlait le Général De Gaule, à propos de l'ONU( un simple appareil de quelques Etats puissants qui dictent les règles à jouer à leur façon!).

Ne sommes-nous pas, franchement, dans de beaux draps? Ne filons nous pas du mauvais coton?
Quand à moi, j'ai la gorge nouée, par tant de désespoir et de dégât et surtout de temps perdu!

                                                                              Signé: Le Harraga.

Pardonnez moi chères lectrices et chers lecteurs de ne pas avoir parlé de "cueillette" comme prévu dans la liste des mots d'Olivia! Franchement, vous voyez, vous, une quelconque cueillette à espérer? Hormis, peut être, celle du plomb dans l'aile!


mercredi 27 novembre 2013

La galerie MX!

Et voilà que l'aventure continue, je finirais par faire le tour de la planète, avec les mots d'Olivia Bellington! Hier, c'était le Japon, aujourd'hui, le Quebec-Montréal où je fais un voyage afin de placer mes mots.

Liste des mots: Pureté, limpide, clair, diaphane, couronne, diamant, mine, galerie, art, atelier, manuel.


Fuoco Di Gioia
                                                                                                                               La Rouge
                                                                          Dans le bois
                                                                                                                 La Rouge
En voyage à Montréal au Quebec, dans un cadre professionnel, j'avais décidé de réserver une surprise à une amie artiste-peintre, en allant la visiter dans son propre atelier de peinture.

Arrivé à l’hôtel où ma chambre était réservée, mon attention était attirée, à l'entrée, par  une affiche collée à même la baie vitrée. En y jetant un coup d’œil rapidement, je n'en revenais pas de voir, là, écrit en noir et blanc, qu'une exposition de peinture était organisée dans une galerie à Montréal et dont, quelle belle surprise, mon amie figurait sur la liste des exposants.


Il était précisé que chaque artiste-peintre devrait exposer une seule de ses meilleures toiles.


Je m'étais promis d'aller, dans l'après-midi sans faute, assister au vernissage prévu.


Quelle merveilleuse sensation de pureté et de délicieuse ambiance limpide et diaphane quand on pénètre dans la grande salle des galeries d'art MX à Montréal.


La toile de mon amie que je cherchais ardemment,  était, claire exposée, bien en vue de la foule nombreuse.

Elle dégageait cette impression majestueuse, comme destinée à décorer entièrement la grande salle.

Une couronne en diamant est à décerner à ces mains de fée et pleines de talent qui ont su réussir à faire naître une telle oeuvre magique: " Une toile bariolée aux multiples couleurs joyeuses, presque indéfinissables mais tellement chaudes et vivantes" (enfin, c'était mon impression à moi!).


Une musique festive du groupe français "La Mine de Rien", était distillée dans la salle pour le plaisir du public et de temps en temps alternée par la fameuse chanson  mythique de Dalida: Manuel!


Ne pouvant rester, plus longtemps, au vu de mon programme de travail prévu dans le cadre de ma mission à Montréal, j'allais quitté cette ambiance chaleureuse et  de fête, sans avoir pu et eu le plaisir de rencontrer ma chère amie, l'artiste peintre. J'aurais voulu la féliciter de vive voix, pour sa magnifique toile qui m'a tout simplement émerveillée, charmée et extasiée.


Mais je ne partais pas sans lui avoir laisser, sur le livre d'or mis à la disposition du public, ces quelques mots:  Chère La Rouge, " Remercie, lèves-toi et va créer!" Merci.  



  

vendredi 22 novembre 2013

Il suffit d'arrêter le temps!


De la fleur passagère
Que me reste-t-il à sentir?
Maintenant que la brume m'envahit
Mes images lointaines et têtues!
Le temps qui m'assène,
Ses secondes, ses minutes, ses heures
Assourdissantes et violentes
Blafardes à mourir!
Arrêtes criais-je au temps,
Files droit devant toi!
Que m'importe ton regard froid!
Depuis le temps
J'ai parcouru les sentiers exigus
Les mers et les montagnes!
Ton ombre me poursuit,
Comme son image perdue
J'ai hâte de voir la nuit tombée
Pour dialoguer avec mes Mages
Je crois que le moment est venu
Le temps me tournera le dos
Pourquoi devrais-je tenir?
Là où les irréductibles et les éperdus
Ont compris le défi titanesque
D'une lutte inégale
Que même les dieux
N'osent imaginer l'enfer
Peut-on s'assagir et libérer nos espoirs?
Pourtant il existe des remèdes
Il suffit d'arrêter le Temps!


jeudi 21 novembre 2013

Croquer le néant!

Chez Olivia Bellington, je me laisse conduire au gré de mes rêves inassouvis: Voir le Japon et lire le haîku!
Par les mots choisis cette fois-ci et dont la liste suit, j'ai trouvé idéal d'en parler!
Liste des mots: esprit, spectre, terme, date, ordinal, position, lotus, zen, japonais, haïku, court, long.


              


Ah! Les "japonais", ces gens extraordinaires et fascinants, qu'on dit de taille "courte", mais tellement grands par leur intelligence, leur courage et leur résistance devant les catastrophes naturelles et autres calamités inimaginables qu'ils vivent dans leur chair et subissent continuellement dans leur pays!

 Malgré cela, ils sont souvent "zen" devant le "spectre" d'un éventuel nouveau fléau, à l'exemple du dernier tsunami dévastateur, qui revient toujours dans les "esprits".

Là-bas, les séismes sont légions et sont  souvent suivis de vagues déferlantes et destructrices. Ils peuvent atteindre des "positions" "ordinales" des plus extrêmes dans l'échelle de Richter, qu'aucune autre région dans le monde ne pourrait supporter.

Mis à part ces fléaux, le Japon a une très grande civilisation qui remonte à des millénaires et une "longue" histoire culturelle grâce surtout à sa poésie tellement diversifiée et riche!

Ce pays du soleil levant et de la fleur de "lotus", symbole de la fécondité dans la tradition japonaise et dont le grand poète Nakumara Yutaka, qui a écrit surtout des "haïkus", disait: "déguster de la racine de lotus, c'est croquer le néant!"( car le rhizome de la racine de lotus est troué et vide).

Comme j'aimerais visiter, un jour ce pays légendaire (à une "date" que j'espère proche avant bien sûr le "terme" de ma vie!) qui m'a toujours fasciné et fait rêver depuis ma tendre enfance et encore jusqu'à aujourd'hui.

jeudi 14 novembre 2013

Ton ombre me suit, ma mère!

Aujourd’hui, c’est Olivia (http://www.oliviabillington.com/qui nous convie à former notre texte dans son atelier, "des mots, une histoire".

Liste des mots: domination, libération, despote, arbitraire, déterminé, se fixer, crampon, harpon, ligotage, glacier, cime, sommet, flanc, sol.




Ma mère,
Tu me disais, mon fils: Est finie la "domination" qu'a subie, longtemps notre peuple! La "libération" de notre pays par le fer et par le sang, a eu raison de "l'arbitraire" d'antan.

Mais, vois-tu, aujourd'hui, mon fils, sommes-nous vraiment libérés, quand nous prêtons nos "flancs" aux apprentis sorciers et "despotes" qui injectent dans l'esprit des gens, des modèles de société à coup de sermons débiles, pour atteindre le "sommet" de l'archaïsme et nous ramener au moyen âge.


La femme est devenue le bouc émissaire de tous les maux de la société!

"Déterminées" à reprendre le flambeau, nous ne pouvons nous permettre, nous les femmes, ces laissées pour compte, de baisser nos bras. Le "ligotage" aux vieilles traditions iniques  qui nous asservissent, a atteint des "cimes" que nulle raison humaine ne peut admettre.

Ces "crampons"* d'un nouveau genre, sont "fixés", dans leurs opinions givrées, comme des "glaciers".


Pensent-ils sérieusement que, telles des otaries qui reçoivent des "harpons" sans brancher, les femmes, elles, vont se coucher à même le "sol" pour satisfaire leur desiderata.

Oui, c'était ce que tu me disais, maman, avant que la mort ne t'emporte.


Je pense à toi, paix à ton âme!



* crampons: Dans le dictionnaire des synonymes-Réverso (gluau, enquiquineur, chieur, rabat-joie, empoisonneur, raseur, trouble fête, emmerdeur, glu, collant, casse-cul et casse pied) 

vendredi 8 novembre 2013

Je vous écris une lettre!...

Aujourd'hui, je vais tacher de participer au jeu préconisé par "Asphodèle" dans son blog qui consiste à entrelacer, tisser, tricoter un texte, en prenant un ensemble de mots proposés par les internautes, blogueurs et blogueuses et sélectionnés par Asphodèle. Je publie ce texte sur mon blog, sous forme de correspondance, de lettre (comme exigé cette fois-ci dans ce jeu!) et à adresser à qui on veut.

Les mots sélectionnés sont: Plume, épistolaire, échange, relation, courrier, essoufflement, assortiment, liaison, amoureux, carte, rencontrer, lettre, souvenir, distance, train, couleur, pétrifier, pantin, perpétuel.



C'est une lettre fictive que j'adresse, sans citer de destinataire en particulier, à celui ou celle (blogueurs et blogueuses) qui se reconnaîtra dans la relation que j'espère développer, attendre, épanouir, grandir dans l'amitié et la convivialité!

Ma chère Mylestine,

Au hasard de mes pérégrinations dans la blogosphère où, m'a-t-on dit, on peut "rencontrer" et même avoir des "liaisons" avec des gens de tout bord, et principalement de culture, grâce notamment à notre belle "plume" (si plume il y'a!), j'ai élu ton magnifique blog où règne la convivialité, l'humour et surtout le plaisir de lire, de te lire ma Chère Mylèstine!
Quel bel outil, Mylestine que l'internet qui m'a permis de découvrir des femmes et des hommes extraordinaires et dont , dieu merci! tu en fais partie.
La "distance" qui jadis, nous "pétrifiait" à l'idée des "perpétuels" temps longs et des retards pour voir une missive arriver à sa destination, s'est vue raccourcie, comme par enchantement. Les "échanges" entre personne vont fleurir à tout va, et surtout pour le bonheur des "amoureux" des "lettres" et des arts.
N'aies crainte, Chère Mylestine, d'un quelconque "essoufflement" de ma part, pour te dire mes mots et recevoir les tiens, tant le plaisir que j'espère réciproque, m'anime fortement pour nous connaître un peu plus tous les jours.
Aujourd'hui, le "courrier" par le biais d'internet a révolutionné les esprits! On garde encore, dans les "relations" "épistolaires" du passé, le doux "souvenir" des belles lettres, ainsi que des "cartes" agrémentées par un "assortiment" de "couleurs" joyeuses et de jolis mots.
Oui, le notre monde a changé,  Chère Mylestine! Au" train" où va la technologie, aujourd'hui, avec tous les bouleversements y afférents dans la société, j'espère que l'homme saura prendre sa destinée en main, comme il l'a rêvée et souhaitée pour une vie meilleure et non attendre passivement comme un "pantin", qu'il ait le tournis de tant de changements et..consommer, consommer!..
Pour moi, Mylestine , grâce à des hommes et des femmes qui gardent leurs pieds sur terre, qui ne se laissent pas conter fleurette et dont je ne doute pas que tu en fais partie, je continuerais à m'inspirer de tes coups de gueule, de ta sincérité, de ta joie, de ta culture et surtout de ton sens de l'amitié.
                               biz...


  


mercredi 23 octobre 2013

Je cherche ma planète!


Maudit soit ce voile qui me barre la vue!
Tout est  flou loin du bout de mon nez
Jadis quand la nature se suffisait à elle-même
On prédisait notre voie sans anicroche
Aujourd'hui devant la super dénature
Ma vue baisse devant tant de barrières
Je me cloître dans mes pensées désuètes
Face à l'avalanche techno
Je suis littéralement avalé
Je veux être un robot
Pour faire ma révolution mentale
La terre pleure de ces extravagances impunies
Le monde va à sa fin, certains l'ont prédit
On bouffera du steak cellulosique
On cultivera des ogm-atiques
On se gavera de viagra-matiques
On se fera des seins siliconiques
On se créera un désir virtuel
Et le monde vivra
Comme un loft...story!


     Dans le monde actuel, on investit cinq fois plus en médicaments pour la virilité masculine et en silicone            pour les femmes, que pour la guérison de l'Alzheimer. D'ici quelques années, nous aurons des vielles 
     aux gros seins et des vieux aux pénis bien raides, mais aucun d'entre eux ne se souviendra à quoi ça sert.
                                                                           Drauzio Varella, physicien brésilien.

mercredi 7 août 2013

Ne laissez pas les brutes!


Je ne dors pas, je veille sur les morts!
Faites quelque chose Monsieur le Président.*
Ne laissez pas les brutes envahir la cité
Ces enfants partis sans un au revoir!
Les enfants sont le sourire de l'humanité,
Comment peut on vivre sans sourire?
Les enfants sont le bonheur de toutes les mères,
Comment oublier les mères qui pleurent?
Je vois les bougies allumées,
Le signe de détresse, hélas!
A qui faut-il dire?
La torture d'ne mère, ma mère!
Faites quelque chose Monsieur le Président.
Arrêtez le sang des juvéniles
Il n'est pas encore humus
Pour abreuver la terre
Non et non et mille fois non
Pour qui sonne le glas
Pas pour eux!
Il est si tôt
C'est déjà la nuit;

Il était une fois, une fillette de dix ans à peine, une écolière, était retirée par des fous de Dieu, de sa classe devant ses camarades et sa maîtresse, figées devant le sort!
Son seul tort, ne pas avoir porter la cam-isole sur sa petite frimousse!
Ils ont mis fin à sa vie, ils ont jubilé!
Le jour de la montée au ciel des moines de Tibhirine!
Je pleure ce monde et mon pays.

* Faites quelque chose, Monsieur le Président!: C'était  le cri de détresse lancée par une femme, sur son lit d’hôpital, victime de l'attentat à la bombe dans un bus à Alger en 1995 sur le boulevard Amirouche. Elle  avait lancé ce cri au président algérien qui était était venu s’enquérir de l'état des blessée à l’hôpital.

-Quand à moi, ce qui a mis le feu aux poudres de ma caboche, c'est la grâce accordée aux violeurs des enfants(condamné à 30 ans de prison, il en a juste passé deux!), chez mes voisins de l'Ouest!

mercredi 24 juillet 2013

Quand l'ombre apparaît!

"Souvent je me dis: est-ce utile de dire, d'écrire, de laisser des traces de ses pas. Le monde est encombré de mots exsangues, de mots torturés. Parfois dans mon silence volontaire, j'entends des pas, des éclats de voix de celles et ceux qui m'invitent à la vie"

Je suis venu vous dire:
Parlez moi de vous
Mes amies, mes chères amies,
Alors je vous parlerais de moi!
De moi à vous
De vous à moi!
Ne croyez pas 
Ne pensez pas!
Vivez comme vous êtes
La voix me laisse pantois
Quand l'ombre apparaît
Par un ciel clair
J'appréhende les bruits,
De pas sourds,
De ces mille choses!
Mes amis, mes chers amis
Je veux simplement
La lune ombrée!
Toi, tu mérites
Que je te dise
Combien j'ai soif
Des pas feutrés et 
Des escapades sur la lune!
Par une nuit éclairée
Où les vagues déferlent portant
La signature rouge vive
Sans fioriture!
J'entends  le souffle
Des soupirs enfouis
Chères amies, mon ami
Je suis venu vous dire
La paix est éternelle
Pour celui ou celle qui sait
Distinguer les couleurs
Sans nuance pour charmer
Et habiller l'âme
Errante qui sillonne le paradis
Je ne veux plus
Me laisser séduire par Judas
Les hommes et les femmes naissent libres
Point de condescendance momifiée
La terre est sanctifiée
Sans besoin de ces farceurs
En noir habillé
Mes pas suivent le silence
De ceux et celles qui laissent un sourire
Et derrière moi me suivent
Mes pas de ma jeunesse éblouie, 
Et parfois blessée!  

dimanche 2 juin 2013

La boxe m'a "tuer"


Allez maintenant trouver le coupable, comme peut être ce sous-fifre qui passait par là et qui est bien tombé comme un fruit bien mûr! Mais sacré Dieu qui est responsable de tant de bêtises, pour que la mort soit devenue presque la finalité de ces jeux morbides  ou de ces duels à mort, la boxe, la tauromachie (avec nos amis les bêtes, quoi!), la chasse ou la cynégétique, quel beau mot! la mort en final!

Davey Moore était cette victime de ce combat de boxe ultime qui lui a ravi la vie à 30 ans (en 1963)
Qui est responsable et pourquoi est-il mort disait la chanson!

" Qui a tué Davy Moore?
  Qui est responsable et pourquoi  est-il mort?

  C' n'est pas moi, dit l'arbitre, pas moi
  Ne me montrez pas du doigt!
  Bien sûr, j'aurais peut être pu l' sauver
  Si au huitième j'avais dit "assez!" 
  Mais la foule aurait sifflé
  Ils en voulaient pour leur argent, tu sais
  C'est bien dommage, mais c'est comme ça
  Y en a d'autres au d' ssus de moi
  C'est pas moi qui l' ai fait tomber
  Vous n' pouvez pas m'accuser!

  Qui a tué Davy Moore?
  Qui est responsable et pourquoi est il mort?

  C' n' est pas nous, dit la foule en colère
  Nous avons payé assez cher
  C'est bien dommage, mais entre nous
  Nous aimons un bon match, c'est tout
  Et quand ça barde, on trouve ça bien
  Mais vous savez, on y est pour rien
  C' est pas nous qui l'avons fait tombé
  Vous n' pouvez pas nous accuser!

  Qui a tué Davy Moore?
  Qui est responsable et pourquoi est-il mort?

  C' n' est pas moi, dit son manager, à part
  Tirant sur un gros cigare
  C'est difficile à dire, à expliquer
  J' ai cru qu'il était en bonne santé
  Pour sa femme, ses enfants, c'est bien pire
  Mais s'il était malade, il aurait pu le dire
  C'est pas moi qui l'ai fait tomber
  Vous n' pouvez pas m'accuser!

  Qui a tué Davy Moore?
  Qui est responsable et pourquoi est-il mort?

  C' n' est pas moi, dit le journaliste de la Tribune
  Tapant sur son papier pour la une
  La boxe n'est pas en cause, tu l' sais
  Dans un match de foot y' a autant d' dangers
  La boxe, c' est une chose saine
  Ca fait partie de la vie américaine
  C' est pas moi qui l'ai fait tomber
  Vous n' pouvez pas m' accuser!
  
  Qui a tué Davy Moore?
  Qui est responsable et pourquoi est-il mort?
  
  C' n' est pas moi, dit son adversaire, lequel
  A donné le dernier coup mortel
  De Cuba il a pris la fuite
  Où la boxe est maintenant interdite

  Je l'ai frappé, bien sûr, ça c'est vrai
  Mais pour ce boulot, on me paie
  Ne dites pas que j' l' ai tué, et après tout
  C'est le destin, Dieu l'a voulu.

  Qui a tué Davy Moore? 
  Qui est responsable et pourquoi est-il mort?"

                         Qui a tué davy Moore?
                          by Graeme Allwright

mardi 21 mai 2013

Il est triste ce jour...


...de la mort d'une poétesse, d'une écrivaine!
Une romancière vient de partir à tout jamais! Elle a quitté ce monde à pas silencieux.
Son regard plein de grâce, de ce visage de femme qui a vécu, comme vivent les simples gens de ce monde.

" je m'en allais vers Arris, les yeux fixés sur mes doigts qui, à l'horizon, se tressaient avec d'autres doigts pour 
ramasser  les nuages du ciel et les presser sur une terre brisée d'oubli, enceinte d'un grain millénaire, parcheminé de routes lointaines pour que pousse le blé que nos ancêtres avaient promis".
                                                          Yamina MECHAKRA ( dans la grotte éclatée) 

vendredi 17 mai 2013

Et ben le petit prince!


"Les hommes de chez toi cultivent cinq mille roses dans un même jardin...
et ils n'y trouvent pas ce qu'ils cherchent...
Et cependant ce qu'ils cherchent pourrait être trouvé
dans une seule rose ou un peu d'eau...
Mais les yeux sont aveugles.
Il faut chercher avec le cœur."
                                                   
                                                            Le Petit Prince( Antoine de Saint-Exupéry )




mercredi 8 mai 2013

Je farfouille...


J'ai écrit un poème ou presque, comme on peint un tableau, n'ayant aucun préalable, juste aligner des mots, sans forcément réfléchir! Ma main subitement a commencé à taper sur mon clavier, comme une pluie subite qui a surpris son monde, sans parapluie, sans abris pour s'y protéger!
Alors à vous, si vous le lisez, ne réfléchissez pas et n'essayez surtout pas de comprendre, dites ce que bon vous semble, comme je l'ai écrit, comme bon me semble!

"  Sillonnez  flemmards
   Du dimanche en congé!
   Laissez pointer l'horizon,
  Je becquette à longueur des yeux!
  Je siffle la fin de la partie
  Qui n'a point commencé
  Je croasse comme un merle en délire
  Je vole dans les champs!
  Quand j'oublie mon chant, 
  Je croasse!
  Les flingueurs des hivers perdus
 Attendent les retours des hirondelles
 Qui ne viennent jamais!
 Par manque d'eau ou d'air que sais-je!
 Ainsi donc le temps se fout de nous,
 Comme d'une guigne!
 Même les saisons s'entremêlent
 Demain, c'était hier et hier, c'était aujourd'hui
 La pluie m'a feuilleté les cheveux
 Glacés et collés sur ma nuque!
 Quand Ursulla se faisait désirer
  La mer l'a rejetée
  Le tableau est reluisant
  Dans mes bras noyés
  De chagrin, j'enfonce ma tête
  Et ma cervelle cogite
  Et vint le printemps...
  Sans un salut car trop imbu
  Comme un Sphinx en rut
  Les feuilles d'olivier
  Sont éternelles!
  Pas moi, l'éphémère
  Comme un ver à soie
  Mais nul cocon n'est ma demeure
  Mon gite est de béton,
  M'empêche de prendre mon élan
  Pour le ciel qui attend
  J'ai vu des âmes furibondes
  Car trop chatouilleuses
  Le trop plein fait balancer la goutte
  Sortant de son vase en furie
  Vivement l'ombre à défaut de soleil calcineux
  Sur ma pauvre tête
  Qui en a trop supporté
  De la liquéfaction de mon air"
  J'ai réappris à respirer
  Car seul, je peux toujours prendre
  Un grand bol d'air!




vendredi 26 avril 2013

J'ai foiré...


Les deux anses
Les deux anses du même panier!
Quand elles vont au marché,
Chacune dit à l'autre:
Je vais au marché, tu sais!
Le marchand souvent, déliré
Entend plusieurs voix
Une qui dit: Je veux des navets!
L'autre qui dit: Je veux des carottes!
Comme deux jumelles siamoises
Ou deux sœurs siamoises
Entre les deux,
Mon cœur balance!
L'une ne va pas sans l'autre,
Je ne peux n'en aimé qu'une,
Celle qui m'a supporté le plus!
Vu que je balance vers son côté,
Elle a fini par céder,
Ne supportant plus mon poids!
Comme qui dirait:
C'est le fond qu'elle a cédé
Avec tout le paquetage!
Ca a tout foiré dans la boue.

mardi 23 avril 2013

Etre présent, c'est plus efficace que n'importe quel anxiolytique ou antidépresseur!


" Créer nécessite de lâcher prise, de s'abandonner à l'instant et de laisser notre essence, cette partie profonde de nous-mêmes, de donner une leçon à notre intellect trop frileux pour s'aventurer dans l'inconnu.

L'essence devient alors le maître de l'intellect qui lui sert d'outil d'expression dans l'espace et le temps. Ce que nous exprimons de nous est subitement bien plus vaste et plus profond que ce que notre ego avait l'habitude de répéter inlassablement pour asseoir  son identité.

En devenant  pleinement conscients de qui nous sommes dans l'instant, nous pouvons abandonner nos peurs et connaître la paix. Car nos peurs n'existent toujours qu'en fonction de notre angoisse de ne pas avoir bien exister dans le passé ou de ne plus exister dans le futur"
Etre présent, c'est plus efficace que n'importe quel anxiolytique ou antidépresseur!                                                                                                             
                                                                                                                Thierry Janssen.



        Alors vivons maintenant! Nos émotions , nos ressentis et nos sentiments sont la preuve de             notre existence  réelle dans le présent !

mardi 26 mars 2013

Il se lit tel... un poème!


Je lisais dans la presse, un petit quotidien algérien*, quand un article anodin attira mon regard.
La beauté des mots pénétra tellement mon coeur, que je ne pouvais tourner la page, sans le faire, sans vous le faire partager.
Il s'agit d'un hommage, d'une épouse à son cher mari décédé un jour de printemps:

"Mon bien-aimé, mon tendre, tu m'as inondé de ton amour, de ta bonté, de ta sagesse, de ton humour et j'ai succombé.
Tu étais mon souffle, ma vie, ma richesse, mon soleil. Tu m'as tenue par la main, sans jamais la lâcher
et par ta lumière tu m'as montrée la voie.
Calmement, silencieusement, tu as mené avec la dignité d'un souverain ton combat contre cette maladie
traîtresse insurmontable et tu t'y es accroché, de toutes tes forces, tu as lutté jusqu'au dernier souffle...quelle persévérance!
Mon héros.
Et ce chemin que nous devions poursuivre ensemble, main dans la main, a fini par s'achever cette nuit du 24 mars 2012...En un clin d'oeil...et nos rêves trop tôt hélas se sont effacés.
Plus de poids de ce corps qui t'a fait tant souffrir. Le fardeau a été bien lourd! Tu nous quittas; impuissante, je t'ai regardé partir dans mes bras. Vole petit être inoubliable; vas t'en loin, vas t'en serein. Repose en paix créature exceptionnelle.
Continue à me guider comme tu l'as toujours fait. désormais tu détiens la clé de mes songes, et inlassablement, je guetterai tes visites nocturnes.
Fais-nous une place petit ange dans ton monde sans faille, car viendra peut-être un jour meilleur où nous serons à nouveau réunis par la grâce de Dieu!"


 *El watan du 25 mars 2013

mercredi 20 mars 2013

Sous le pont...!


Sous le pont jaillit la lumière, un brin de musique vaut mille détours et parcours de combattant!
Le plus difficile, c'est de trouver l'âme soeur, pour espérer être lu.
Je ne vais pas trop disserter mes amis, je vous donne simplement un extrait d'un article d'un écrivain et éditeur Marc Villemain. en 2005.

Il écrivait: "J'achevais un article sur François Léotard, lorsque tomba la nouvelle de la disparition par suicide de Tristan Egolf, trente-trois ans. C'est en faisant lire Le Seigneur des porcheries à une jeune fille qui l'écoutait jouer de la guitare sous un pont de Paris qu'il trouvera l'oreille de Gallimard: La jeune fille n'était autre que la fille de Patrick Modiano (grand écrivain français); plus de soixante éditeurs l'avait alors refusé.
Son succès est immédiat auprès du grand public. La critique enthousiaste compare l'auteur à John Steinbeck, William Faulkner et John Kennedy Toole. Ce livre reste pour moi un de ceux qui attisa définitivement ma curiosité pour la littérature américaine". 

samedi 16 mars 2013

Souffle de mes nuits...!



Ni le soleil, ni le ciel  radieux comme le jour bleu, ni la mer calme et limpide, ni le prochain voyage vers les oasis du Sud du Sahara, ne combleront ce vide dans ma tête,une espèce de manque d'air pour aérer mon âme triste! 
Ce vide a émergé de mes doutes sur le sens à donner à ma vie, à mon passé,mon présent, mon avenir.
En vérité c'est la futilité des choses qui nous entourent en pensant que le bonheur se mesure au nombre de sorties en boites, à la plage, à la montagne, à l'oasis et tout le reste....
Quelqu'un m'a dit un jour: Ni le soleil, ni le printemps, ni l'oasis, ni la mer bleue ne peuvent te remplir de bonheur s'il venait à te manquer le petit son de la voix de celle qui te murmure dans ton sommeil : 
"Tu es mon soleil, ma mer bleue, mon oasis...et là, tu lui réponds: " 
                                                                                     
                                                                                                                  Merci à toi souffle de mes nuits!

mercredi 27 février 2013

La vigne rouge...


La vigne rouge, le seul tableau que Van Gogh avait réussi à vendre de son vivant. Et l'acheteuse n'était autre que la non moins connue artiste peintre impressionniste: Anna Boch!

Anna Boch a été l'amie qui a réussi à faire connaître Van Gogh ainsi que d'autres jeunes artistes peintres et qui était elle même peintre d'une grande renommée.
Sa collection très importante vendue, après sa mort en 1936, aux enchères, a servi selon sa volonté à payer la retraite de ses amis artistes pauvres.
Anna Boch qui a été une icone de son vivant, n'est presque plus citée aujourd'hui!
Van Gogh qui....

dimanche 24 février 2013

j'ai pas besoin de forcer la porte du noir...!

                                     Pierre Soulages: peintre graveur


Je veux que celui qui regarde le tableau soit avec lui, pas avec moi. Je veux qu'il voie ce qu'il y'a sur la toile. 
Rien d'autre. Le noir est formidable pour ça, il reflète. Les mouvements qui comptent ce sont ceux de celui qui  regarde.( Pierre Soulages)

dimanche 17 février 2013

Jim Morrisson où un moment de sa vie!


(« Nous roulions à travers le désert, à l'aurore, et un camion plein d'ouvriers indiens avait soit percuté une autre voiture soit seulement - enfin, je ne sais pas ce qui s'était passé - mais il y avait des Indiens qui gisaient sur toute l'autoroute, agonisant, perdant du sang.[…] Ce fut la première fois que je goûtais la peur. […] Ma réaction aujourd'hui en y repensant, en les revoyant - c'est que les âmes ou les esprits de ces Indiens défunts... peut-être d'un ou deux d'entre eux… étaient en train de courir dans tous les sens, paniqués, et ils ont tout simplement sauté dans mon âme. Et ils sont toujours là. »). Jim Morrisson..


" Nous nous cachons dans la musique afin de nous dévoiler." De Jim Morrisson.

dimanche 20 janvier 2013

Je te trouve éblouissante!



Un extrait de son roman autobiographique, Pauline Julien* la québécoise:" Il fut un temps où l'on se voyait beaucoup":

"Je lève la tête et demande à ma mère: "Moi, est-ce que je suis belle?" Une seconde de silence. "Toi, répond-elle, tu as de très beaux yeux." Sur le coup ça m'a rassurée et j'ai coincé cette réponse dans une petite case de ma mémoire afin de me la répéter la plupart du temps avec plaisir. L'âge aidant, j'ai compris l'ambiguïté et le piège qu'elle cachait. Oui, les yeux, mais encore...Chère maman! Elle ne s'est pas doutée du venin insidieux qu'elle a glissé dans mon inconscient. Je ne me suis jamais trouvée belle. Souvent les photos disent le contraire, je ne les crois pas."

*Pauline Julien: je l'ai découverte au hasard sur le blog de La Rouge, qui a eu l'amabilité de me faire écouter la chanson de Boris Vian, "La java des bombes atomiques", qu'elle avait interprétée avec l'intonation de sa voix magnifique!

En cherchant sur google, quelques informations sur elle, je suis tombé sur cette photo montrant un visage tellement éblouissant, que j'en suis resté ébahi! Elle est tellement belle!
Pauline était actrice, compositrice, chanteuse, auteure québécoise et aussi engagée auprès des causes justes!

  Et c'est plus loin que j'ai lu cet extrait de son roman: "Il fut un temps où l'on se voyait beaucoup!"(peut être en référence à ses yeux!!)


Pauline Julien, aujourd'hui, décédée, je rends hommage à cette admirable femme, à toutes ces femmes qui sans elles, le monde ne vaut pas la peine d'être vécu! 


vendredi 18 janvier 2013

C'est ma citadelle!


"Ayant appris que je devais partir en voyage à Zinzibar, un de mes amis, en mal de mer, m'a sollicité pour lui prêter ma citadelle perchée sur une île sans nom mais infestée de requins aux alentours. A mon retour, quelle fut ma surprise, quand j'ai lu sur le fronton de la citadelle, cet avis":

Avis à tous les naufragés!
Vous qui avez défié le vent, la tempête, le triangle des Bermudes!
Vous qui avez tenté le diable en vous mesurant aux requins, presque dociles!
Vous qui avez certainement côtoyé les grands pirates des mers  avec ou sans tricornes!
Cette citadelle est à vous, oh naufragés des hautes mers:

Elle vous accueillera avec amour, fraternité, humanité!
Que vous soyez moussaillonnes, moussaillons, aventuriers, naufragés, rescapés, pirates, flibustiers, vous êtes ici chez vous!
Mais à condition!...Oui à condition que:

L'amour soit en vous, car vous aimez faire la fête, la musique, la danse, les libations, la poésie, la belle vie, les rêves assouvis et...l'insoumission!
  
Soyez les bienvenus, que la fête commence!



NB: Cette citadelle ou cette baraque, si vous voulez, parait exiguë, mais son antre est aussi grand et aussi vaste que celui du coeur d'une baleine!  
           


mercredi 16 janvier 2013

Je lis dans mes yeux!



Maintenant je sais!
Les vessies rêvent des lanternes
Je crains ce père Noël qui
Au hasard des chemins
Quand je lis dans ses yeux nostalgiques
Comme je lis dans mes yeux!
Mon livre est souvent ivre
Aux quatre vents
Des poètes!
Mon arbre se plie
Sous le poids de mes pensées infestées
Qui ne sont pas des copies collées
Le monde n'est pas tout blanc tout noir
Il est multitude éparse !
Celui de l'âme, celui du coeur
Et celui de la haine!
Les préjugés sont légions!
Ma peau est nue,
Elle est ma carte à exhiber!
Ma signature dessus au fronton
Je rêve de voir l'âme égale à la lettre!
J'ai au fond de moi mon appel
Qui gémit de l'étroitesse
De ces justaucorps.
Mon coeur refuse la mue
Il n'est pas tendre au fond
Pour se détendre en surface!
Il est à prendre ou à laisser
Il ne se marchande pas
Hélas!
Je retourne d'où je viens
Comme avant!
Figé comme un foetus qui renaît
De ses entrailles abîmées
Le monde est beau, le soleil l'éclaire!
La mer est bleue
Pourquoi craindre l'eau froide?


lundi 7 janvier 2013

De deux choses l'une...

De deux choses l'une, moi je choisis une troisième!...


Chaque fois que nous entendrons dire: de deux choses l'une, empressons-nous de penser que, de deux choses, c'est vraisemblablement une troisième. (Jean Rostand dans sa préface sur l'introduction de la méthode d'Edgar Morin)

Le monde doit être régi non par des antagonismes mais par des complémentarités. Il faut éviter de traiter les choses par leur exclusion mutuelle.
Nous devons nous ouvrir à d'autres horizons, à d'autres cultures, à d'autres civilisations et ne rejeter que ce qui nous divisent, créent l'exclusion! Le monde a assez souffert comme ça!
Je revendique le passeport universel ou pas de passeport du tout, dans un monde sans frontière, car je suis né sans nationalité, ce sont les hommes qui avaient décidé pour moi! Moi, je n'ai rien décidé!
Ma couleur est multiple, ma langue est multiple, mon pays est multiple! C'est ma terre, ta terre, sa terre!

samedi 5 janvier 2013

La bretonne...


Elle!...
La bretonne!
Elle était toujours là
Pour nous!
Qu'il vente ou qu'il neige
Avec son sourire angélique!
Ses petites mains de fée
Nous apprenait à découper!
Ses jolies mains blanches
Nous initiait à dessiner!
Souvent dans mon rêve d'enfant
Elle!...
La bretonne!
Elle apparaissait en robe rouge!
La guerre dehors faisait rage,
Des barricades s'érigeaient,
J'avais alors cinq printemps!
Elle!...
La bretonne!
Avait toujours son sourire
Qui apaisait les esprits
Des enfants que nous étions
Dehors le feu, dedans l'amour!
Quand je pense à elle
Des petites larmes de souvenir
Suintent sur mon coeur
D'enfant, aujourd'hui grand!
Elle!...
La bretonne!
Elle!...
Ma maîtresse* d'école!

*En souvenir de ma maîtresse d'école maternelle, une bretonne qui a quitté l’Algérie pendant les années de braise. 

mercredi 2 janvier 2013

La vérité qui court...



Nous sommes malades de progrès. Il y'a hypertrophie du cerveau, les nerfs se développent au détriment des muscles; et c'est cette victoire des nerfs sur le sang qui décide de nos moeurs, de notre littérature, de notre époque entière. Nous ne sommes plus aux siècles derniers, à ces âges classiques de la tragédie, dans le bercement d'une perfection de langage. Nous sommes à l'âge des chemins de fer et des comédies haletantes où le rire n'est souvent qu'une grimace d'angoisse, à l'âge du télégraphe électrique. Tout le siècle est là. Au sortir de la paix monarchique et dogmatique, lorsque le monde et l'humanité ont été remis en question, on a repris l'éternelle étude sur des bases nouvelles, on a fait de surprenantes découvertes, dès les premiers pas. Et l'on a l'âpre désir d'aller toujours en avant, d'aller jusqu'à l'infini et l'absolu. Nous sentons la vérité qui court devant nous, et nous courons.
                 L'Education physique (Lettres parisiennes - La Cloche, 6 octobre 1872)
                                                                                          [ Emile Zola ]

Et que dirait-il aujourd'hui Emile Zola, s'il avait connu - I phone - facebook  - la navette spatiale - le mariage gay - Dr House? 
Je crois deviner ce qu'il dirait: " il est temps d'arrêter de courir, nous sommes essoufflés. Nous sentons  la vérité qui court derrière nous!"