mercredi 24 juillet 2013

Quand l'ombre apparaît!

"Souvent je me dis: est-ce utile de dire, d'écrire, de laisser des traces de ses pas. Le monde est encombré de mots exsangues, de mots torturés. Parfois dans mon silence volontaire, j'entends des pas, des éclats de voix de celles et ceux qui m'invitent à la vie"

Je suis venu vous dire:
Parlez moi de vous
Mes amies, mes chères amies,
Alors je vous parlerais de moi!
De moi à vous
De vous à moi!
Ne croyez pas 
Ne pensez pas!
Vivez comme vous êtes
La voix me laisse pantois
Quand l'ombre apparaît
Par un ciel clair
J'appréhende les bruits,
De pas sourds,
De ces mille choses!
Mes amis, mes chers amis
Je veux simplement
La lune ombrée!
Toi, tu mérites
Que je te dise
Combien j'ai soif
Des pas feutrés et 
Des escapades sur la lune!
Par une nuit éclairée
Où les vagues déferlent portant
La signature rouge vive
Sans fioriture!
J'entends  le souffle
Des soupirs enfouis
Chères amies, mon ami
Je suis venu vous dire
La paix est éternelle
Pour celui ou celle qui sait
Distinguer les couleurs
Sans nuance pour charmer
Et habiller l'âme
Errante qui sillonne le paradis
Je ne veux plus
Me laisser séduire par Judas
Les hommes et les femmes naissent libres
Point de condescendance momifiée
La terre est sanctifiée
Sans besoin de ces farceurs
En noir habillé
Mes pas suivent le silence
De ceux et celles qui laissent un sourire
Et derrière moi me suivent
Mes pas de ma jeunesse éblouie, 
Et parfois blessée!  

18 commentaires:

  1. Quel beau retour Bizak! Le manque de tes mots se faisait sentir, et toujours je voyais ton dernier texte en tête de blog... Enfin!
    Oui, écrivons, laissons nos voix s'exprimer et chanter douleur et beauté!

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    1. Mille merci, Sadaya! Ecrire, me parait parfois prétentieux, tellement tout ou presque a été dit! Mais je me trompe car les mots entretiennent la vie, l'espoir et se réinventent toujours.
      Du bonheur de te lire aussi, Sadaya.

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  2. Sad a raison, il y avait longtemps. Bien que tu viennes nous voir comme le fidèle Bizak que tu es, tes mots ici ont une autre saveur. Une saveur plus intime, plus chaude comme le feu d'un âtre que l'on aurait attisé avec minutie et attention. Chez toi, il y a l'autre comme musique murmurée. On est jamais seul. Je t'embrasse bien fort.

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    1. Sad a raison!J'ai cru lire Sade(Le marquis de Sade) qui a dit un jour « Les entractes de ma vie ont été trop longs »! Mais je vois que c'est Sadaya qui t'inspire(Moi de même d'ailleurs et je découvre en elle une personne, comme tu me l'as toujours évoquée, admirable! -ça reste entre nous!- ). Moi aussi La Rouge, je me nourris, chez toi, chez vous avec vos mots pleins de saveur. Quel bonheur de vous avoir connu, oui on est jamais seul!
      Je t'embrasse aussi fort!

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  3. On ne demande pas mieux...
    Des escapades sous la lune, des mots choisis, enrubannés ou nus,
    Des liens tendus, des fils de soie,
    Est-ce bien utile?
    Mais poser la question c'est déjà y répondre.
    Tu es un poète. Et le poète est indispensable au monde comme la rosée à l'herbe et les moustaches à l'otarie.
    Merci pour ce beau texte.

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    1. Ah! Célestine, c'est un vrai bonheur de t'avoir connue et quelle femme merveilleuse tu fais, tu es!Je suis comblé de connaitre une telle diversité d'âmes chaleureuses,avec vous toutes(La Rouge, Sadaya, Orfeenix, Brigitte, Moun!...pour ne citer que quelques unes) dans les idées, l'amabilité, la compréhension, la culture.
      Suis-je un poète, je ne le saurais jamais! J'aime "danser" avec les mots("danser avec les mots", j'ai l'ai appris chez toi)et cela est un grand bonheur pour moi que vous soyez mes lectrices! Que demander de plus?
      Merci Célestine!
      Je t'embrasse.

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    2. Je n'avais pas vu ta jolie réponse, je suis touchée.
      La poésie m'est aussi indispensable que l'air que je respire, et j'aime que les hommes en écrivent, dévoilant ainsi un côté sensible qui change un peu de toute la violence dont on est inondé à longueur de temps.
      Belle journée à toi, Bizak.

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    3. Merci Gentille Célestine pour tes mots agréables!

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  4. Bonjour bizak,
    Alors que le jour décline, que le noir enrubanne la nature, comme par magie, l'esprit s'ensoleille et les mots jaillissent, se posent sur les fils de la nuit, de l'amour et comme la rosée offrent un paysage de rêve, un collier de pépites à celui qui vient les cueillir quand l'aube nous éveille.

    A bientôt

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  5. Quel bonheur de lire ces mots enchanteurs qui t'enveloppent de leur parfum sublime et ainsi l'esprit s'ensoleille et s'ouvre à la vie.
    Merci Moun!
    Bonne journée toi.

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  6. Cher Bizak il y a du cœur ! et je dirais comme Valérie j'aime tout simplement ce texte car il respire ta vie

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    1. Merci Brigitte pour ton enthousiasme et le plaisir de tes mots!
      Qui mieux que les poètes, peut entendre l’écho de nos âmes!
      Bonne journée Brigitte.

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  7. Il faut beaucoup de poèmes comme le tiens, écrire, toujours et toujours, pour remettre en route ces cerveaux endormis par le ronron de la vie consumériste et garder en mémoire que l'humanité dont nous sommes chacun porteurs, se cultive aussi comme un jardin, tous les jours.
    Fraternellement.

    Roger

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  8. Merci Roger pour ton encouragement à aller dans le sens de ce qui nous humanise, nous rend à nous même! La poésie nous rend notre liberté de dire, d'être soi, d’espérer!
    Tu cultives à ta manière, Roger, ton jardin qui est tout un poème beau à voir et plein d'inspiration et de ressource!

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  9. "est-ce utile de dire, d'écrire, de laisser des traces de ses pas. "
    NON... Ce n'est pas utile....
    C'est seulement INDISPENSABLE....

    N'y aurait-il qu'un(e) unique lecteur(trice) à qui TON écriture apporte un bienfait, que cela justifierait amplement que tu écrives et écrives encore....

    Et puis... osons le dire.... il y a tellement de mots creux alignés sur le net....
    ICI au moins, on prend plaisir à s'enrichir.

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  10. J'aurais dû donné un autre titre: "Quand la lumière apparaît!"!
    Tes mots sont agréables à lire et surtout : n'y aurait-il qu'un unique...! Oui AlainX, c'est exactement comme cela! Il faut avancer, sans regarder ni à gauche ni à droite, aller droit et dire...
    Merci!

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