vendredi 18 décembre 2015

Le coup de foudre de la lune bleue !

                           



     
                             
                                                                        
                                                                         


 Voilà que le plaisir m'accroche et surtout le temps et l'inspiration me le permettent pour revenir partager cette idée merveilleuse des plumes d'Asphodèle où chaque participant qui le désire peut à travers la liste des mots proposés, en ayant en tête la convivialité, la gaieté, l'envie, la complicité pour leur réussite et bien sûr en ayant l'inspiration, faire un récit selon ses goûts, son style et dans tous les genres comme la bienséance le permet, c'est à dire ne pas aller outre mesure, même si nous avons l'âge de raison et de déraison pour tout lire.

Voici la liste des mots: Espoir, guimauve, comédie, musique, plage, liaison, mièvre, baragouinage, égalité, classique, chanson, inspiration, balai, (essuie-glace: facultatif), navet, louche, roman, abracadabrantesque (facultatif), amoureux (se) et batifoler.


    La fontaine cosmique amie de la grande lune bleue ne cesse de déborder d'eau et de larmes, quand elle est triste. Elle aime le clair de lune venir lui tenir compagnie dans les nuits sombres du cosmos.

   Mais la belle lune parfois par ses humeurs changeantes et abracadabrantesques, minaude et batifole dans tous les sens comme si elle était prise d'une fièvre qui ne s'adoucissait que lors des rapides passages cosmiques de la fascinante et infatigable étoile filante des Léonides et surtout quand elle lui faisait des charmants et volatils bisous célestes accompagnés d'une bande blanche qu'elle traînait derrière elle et sur laquelle étaient inscrits, ces mots : " je t'aime grande lune bleue de mon coeur, comme une douce et suave guimauve ouatée et spongieuse dans ma bouche !"

    Que ne ferait la belle lune, même avec un mince espoir pour pouvoir,  un jour, entreprendre une liaison sérieuse  avec l'intrépide, la joyeuse étoile filante des Léonides dont elle était tombée amoureuse. Elle décide alors un jour de consulter la fontaine, son amie qui est toujours pleine d'inspiration pour lui apporter une réponse à sa peine et si possible une aide à pouvoir un jour, rencontrer sa sublime Léonidienne.

   La fontaine cosmique, ce jour-là, n'étant pas dans sa forme habituelle, n'écoutait que d'une seule oreille, le baragouinage de la belle lune bleue qui, parfois avec ses manières mièvres et puérils venait lui jouer sa comédie classique et sa  musique habituelle. Elle, qui ne brillait et ne brûlait que pour ses fans, ses chères étoiles et surtout la succulente étoile Léonidienne, la filante, celle qui donne des coups de balais aux louches et enquiquineuses étoiles à commencer par celle du berger : la belle Vénus. 

   Eh ben ! dis -donc, chère lune bleue, lui dit la fontaine, voilà que tu t'amènes aujourd'hui après m'avoir négligée et même laissée stagner à mon niveau d'eau le plus bas - ce qu'on appelait marée basse chez les terriens -,même pas à égalité avec celui de mes voisines. Mais qui va croire à ton beau roman, ma belle lune, que tu voudrais écrire avec la délicieuse et délectable étoile filante, la Léonidienne. 

   Voilà, ma chère lune : tu es peut être belle, mais ce n'est pas avec ta chanson qui sonne faux et ta belle histoire  rappelant un film de mauvais  goût , un navet, que tu vas conquérir le coeur d'une déesse dont tous les poètes de la galaxie ne rêvent que d'elle. Tu n'as aucune chance, ma sœur, ni aucune possibilité avec sa plage horaire réduite, pour espérer la rencontrer; et si le coeur te prend de verser quelques larmes de chagrin, tu peux toujours, les faire éponger avec ton essuie-glaces, made in Cosmos. Sais-tu ma belle lune éclairée qu'un de ces poètes dont je t'ai parlé, lui a dédié ces quelques vers :

   Qu'elle est belle l'étoile filante des Léonides
   Elle sème des pétunias et des lys blancs
   Elle ravive des étoiles étourdies
   Elle plante des arbres millénaires
   D'où jailliraient les fruits d'Eden
   Elle est vive et ne sait pas s'arrêter
   Elle dit que trop d'astres l'attendent...



                                                   Texte:    515 mots

lundi 14 décembre 2015

Je ne sais pas pourquoi...!

Observation:
Mon texte d’aujourd’hui s’appuie sur des faits réels qu’ont vécu et que vivent des gens dans mon entourage, pas forcément moi, en Algérie. Moi justement, je n’ai jamais été violenté hormis le fait d’avoir été présent. J’ai ce devoir, n’ayant pas été victime direct, de témoigner de ce que beaucoup d’algériens avaient vécu lors du terrorisme. J’ai seulement transposé leur douleurs, leur vécu, leur ressenti, après les événements sanglants qu’a vécu mon pays. J’active dans mes heures libres avec des associations civiles dans le domaine sociétal, social. J’ai eu à rencontrer des gens blessés et marqués à vie, je les ai écoutés, confortés, partagés et aujourd’hui je dédie à eux, ces simples mots qui me permettent un peu de les faire partager avec d’autres,  ici ou ailleurs. Je dois dire aussi que je ressens parfaitement ce qu’ils avaient vécu du fait que j’ai bien vu des gens mourir, enlevés et que je connaissais bien. Justement parfois le complexe qu’on ressent c’est de ne pas avoir été touché directement comme les autres et on se sent comme redevable de ne pas avoir reçu une balle ou un éclat.
Bizak


Je ne sais pas pourquoi parfois, je me sens comme un débris de bois jeté quelque part. Je sens mon inutilité qui me ronge, je me sens comme vidé de tout. Je tente de comprendre quelque chose à la vie, j'essaie de la cerner, de la maintenir, de la maîtriser et puis, flop! Tout tombe par terre en multiple débris épars.
Qu'est-ce qui fait qu'après beaucoup d'épreuves dans ma vie,  j'ai toujours su relevé la tête, fièrement, stoïquement. J'ai toujours su faire face à mon adversité, elle était palpable, elle était tangible, elle était physique et même morale, mais j'arrivais toujours à m'en sortir.
Mais voilà aujourd'hui, je me sens comme un débris, incapable de faire la part de choses dans ma vie, je confonds tout, tout me touche, tout me gonfle, tout me déçoit.
Toute l'incompréhension de cette vie, s'est liguée aujourd'hui pour faire ma "fête", se payer ma tête. J'ai l'impression de multiplier mes souffrances, comme si j'en jouis, comme si j'ai un besoin pressant de ressentir mes douleurs.  Elles sont  latentes , je veux  les contenir et parfois j'ai besoin de les déverser sur moi, en moi. Comme si toute ma vie durant, je l'ai échappé belle, j'ai réussi à esquiver la mort, à même jouer à  cache-cache avec elle, pendant que quelques chers amis n'avaient pas eux  cette chance.
J'ai cherché à qui le dire, avec qui le partager, mais quoi partager? J'ai cherché des bras qui m'accueilleraient, j'ai rêvé de m'accomplir dans tout mon être sans être un fardeau à quiconque. 
Je suis fébrile à tout, je m'essaie à la poésie, je fais la valse avec les mots et je dois dire que je reçois tellement de bonheur que c'est la meilleure thérapie que j'ai trouvé ici bas.
Et puis...et puis pourquoi je vous raconte tout ça? Je crois le savoir, j'ai comme un petit serrement  dans mon cœur qui ne veut pas lâcher prise. Voilà je suis comme tout le monde, comme ceux qui ont le cœur à la marmite, et qui aiment, qui aiment tout leur saoul  mais qui ont  tellement besoin de donner.

Bien à vous.

samedi 12 décembre 2015

L'effervescence d'Aldébaran



Dans l'univers jalonné de constellations
Bouillonne le monde des astres et des bulles
Qu'un rêve fou fait apparaître au ciel
Une grande et belle étoile aux mille éclats
La brillante étoile rougeâtre Aldébaran
Née dans la prairie galactique du fécond Taureau
Une étoile royale aux pays de la Mésopotamie
Des rois mages et d'Ishtar la déesse de l'amour
Elle court, elle court parmi les étoiles luisantes
Allant sublimer Aries souveraine du Bélier
Maîtresse de l'équinoxe du printemps stellaire
Celle qui recèle la joie et la vie éternelle
Dans un ciel ouvert comme un grand livre d'images
Taquinant et jouxtant le beau royaume d'Orion
Bételgeuse, Rigel, Béllatrix, Saïph
Aldébaran aux incandescences  vives
Âme vivante et cœur du fertile Taureau
Qui se complait dans sa luminosité étalée
Tour à tour, devient rose, bleue, orangée
Idéale et sublime pour sa ronde dans le cosmos
Gambade, danse, rêve, chante, vit
Sous la houlette de son prolifique Taureau
Fait fleurir le ciel à profusion d'amour et de vie
Dans un avril euphorique à l'aube des jardins
Multiplie les rayonnements de lumière
La déhiscence des fleurs aux multiples senteurs
Et des belles couleurs chamarrées et dorées
Qui ravivent la terre sous un ciel ébahi
Aldébaran pour sa flamme au cosmique Taureau
Le bonheur des angelots, l'allégresse des mères
Honore dans le faste et la fructification du sol
Les arbres millénaires, les forêts légendaires.




samedi 5 décembre 2015

J'ai vu ta lumière




Parfois il me prend soudain
L'envie de crier : Je t'aime !
L'envie de dire : Moi, non plus !
De prendre mes passions par la main
De m'envoler comme un oiseau
Un oiseau aux allures magiques
Comme l'aigle des montagnes
L'arbre qui m'a enfanté un jour
Gémit de me voir m'en aller
Il crépite comme un feu ardent
Qui couve dans son âtre béant
Faut-il toujours aller chercher
Le Graal et les fleurs évaporées ?
La lune, le soleil, les astres
Ont longtemps réglé leurs accords
Leur rythme est d'horloge cosmique
J'ai demandé au ciel, l'heure :
L'heure de voir sourire l'ange
L'heure de voir la lune apparaître
L'heure de voir la pluie blanche
Surgir du néant atmosphérique
Comme des perles qui tombent
Sur ma demeure assoiffée et ouverte
J'ai vu une nuit la lune bleue
De ses yeux craquants de lumière
Elle sourit comme une étoile écarlate
Ma main tremblante, en branle-bas 
Et par mégarde, laisse tomber ma bougie
La lune apparaît alors, surprise :
Que fais-tu mon ami dans le noir ?
Pourquoi éteins-tu ta bougie ?
Te suis-je à ce point indigne ?
Je réponds tout trépignant et fébrile :
J'ai vu ta lumière se diriger vers moi.


vendredi 27 novembre 2015

La vie, dans ce monde qui m'accapare


                                               N'ayez pas peur d'être heureux,
                                      c'est juste un bon moment à passer.
                                                                   Romain Gary


Je suis né dans l'unité de l'univers
Je ne cherche rien à attester
Je cherche à être ce que je suis, admiratif
Contemplatif de ce monde incommensurable
Dans la splendeur des choses et des êtres
Je ne me contorsionne pas à démontrer
Pour savoir d'où cela vient
Nous sommes nés pour être heureux
Pas pour le chagrin ni pour le désespoir
Ni pour nous accaparer des choses futiles
Et nous accrocher comme des sangsues en péril
Je n'aime ni le regard sévère ni celui hautain
Ni celui du cuistre ni celui de la suffisance
L'homme est né libre
Il n'a pas le monopole de la vérité
Ni le droit d'avoir des esclaves
Le monde est poésie
Il est crée comme tel,il est parfait
Nul besoin d'en rajouter sinon le ternir
Les hommes sont nés pour partager
Pas pour dilapider sans vergogne
L'amour est l'essence même de la vie
C'est la sève qui coule dans nos corps
Qui élève nos âmes et les transcende
Ainsi est l'humanité 

jeudi 26 novembre 2015

L'histoire qui balbutie ou qui tousse !



Les Migrants
" On donne  des noms à des aérolithes (météorites), à ces individus expulsés et perdus, à ces éliminés du sort ; on les appelles émigrés, réfugiés, aventuriers. S'ils restent, on les tolère ; s'ils s'en vont, on est content.
Quelquefois ce sont des êtres absolument inoffensifs, étrangers, les femmes du moins, aux événements qui les ont chassés, n'ayant ni haine ni colère, projectiles, sans le vouloir, très étonnés. Ils reprennent racine comme ils peuvent. Ils ne faisaient rien à personne et ne comprennent pas ce qui leur est arrivé. J'ai vu une pauvre touffe d'herbe lancée éperdument en l'air par une explosion de mine. La révolution française, plus que toute autre explosion, a eu de ces jets lointains."
                    Extrait du roman de Victor Hugo: "les travailleurs de la mer"


L'histoire qui balbutie ou qui tousse?
Le monde va-t-il encore faire des siennes en nous narguant pour nos incongruités? L'histoire nous apprend, que quand on l'oublie, Elle ! ne nous oublie pas; et on se leurre et on se condamne à répéter les mêmes bêtises, les mêmes erreurs; l'homme va-t-il enfin se réveiller pour se regarder en face ou dans la glace et faire son méa-culpa ou va-t-il encore continuer à tergiverser,  zigzaguer au péril de toute l'humanité, de son humanité, au péril  simplement de son existence? Nous voyons des signes qui ne trompent pas , nous sommes des entêtés, des candidats au suicide en puissance. Nous voyons des fanatique armés germer comme des sauterelles affamées, avides de destruction, de dévastation et qui convoquent même l'apocalypse.
Alors dites-moi chers amis, chers citoyens du monde, ce sujet des migrants, né d'une supercherie de l'histoire des hommes , d'un calcul démoniaque pour le partage de cette planète déjà épuisée, défigurée mais aux gisements de pétrole colossaux, doit-on  continuer à gloser et à discuter sans cesse et va-t-il enfin trouver chaussure à son pied?
J'ai espoir que la vie vaut la peine qu'on se décarcasse pour elle, qu'on doit l'aimer un peu mieux et qu'elle mérite mieux.

samedi 21 novembre 2015

Le jardin ne peut que fleurir !






Ou vois-tu que l'ange  a des traits colorés
On ne peut les voir  qu'avec son coeur
Qu'ai-je à faire  de la forme des fleurs
Si ce n'est leurs senteurs qui me nourrissent
L'oiseau est né libre par ses ailes déployées
L'homme est né libre par son esprit ailé
Le diamant ne luit que quand il est taillé
j'ai remis ma peau au sculpteur de croquis
Mon coeur lui, était déjà ciselé et éthéré
Il a déjà écrit, gravé dans sa mémoire
Le battement des ailes des elfes des lacs
Ô candeur de l'amour même ton ombre affiné luit
Malgré les espaces sombres et zébrés de la nuit
Et même si les ténèbres espèrent glacer nos vies
Les colombes ne cessent leurs couplets gracieux
Il faut aimer, la tendresse doit sortir de l'églantier
Le corps subit l'attentat, l'amour est inexpugnable
Le chant rejaillit alors, telle l'âme d'un sphinx
Ô femmes, anges, fées aux yeux éblouissants
Vous couvez sous vos ailes  l'amour éternel
Et nous grandissons dans vos pétales écarlates
Parmi les roses, les tulipes et les magnolias
Ah ! le beau jardin d'Aphrodite,
Qu'il s'épanouisse et fleurisse à jamais.

dimanche 15 novembre 2015

Paris Pleure !



                                                              En solidarité avec mes amis de France 


Subitement le soleil s'assombrit et claque la porte
Les oiseaux s'envolent déchirés
Le ciel effaré, stupide gémit
Des sirènes bruissent de leurs cris stridents
Silence! on tourne, ce n'est pas du cinéma
C'est le sang de l'innocent qui gicle dans l'arène
C'est la mère vraie qui pleure vraie
C'est la mort vraie qui sort ses griffes
C'est l'enfant qui pleure
Paris visé, Paris brimé
Mieux vaut toucher  le cœur de l'art et de la musique
Palmyre est déjà loin, les chacals s'y étaient repus
Palmyre,l'oasis martyre à Damas n'a plus rien à donner
Alors Paris ! La belle affaire, la belle bête !
L'astre des lumières, l'astre des civilisations
Il faut taper fort, c'est le cœur de l'humanité
Tout est là ! C'est  le cœur qu'il faut viser
Paris, ce n'est pas les parisiens, Paris c'est le monde
Alors il faut tuer le monde
Ils veulent tuer le rêve, il faut donc tuer Paris
Moi qui rêvais de battre les pavés de Paris, je suis triste
Mais nul ne me dira que le soleil ne se lèverait pas
Entendez-vous ces voix qui  clament et qui disent :
Paris ne brûlera pas, car Paris est éternel !

mardi 10 novembre 2015

La lune qui murmure !




La pleine lune murmure: 
Quel est cet éclair bleu?
Ses astres voisins riant
Répondent en chœur :
C'est l'étoile filante des Léonides
Est-elle toujours autant pressée?
Elle revient de son rendez-vous astronomique
Elle sème des pétunias et des lys blancs
Elle ravive les étoiles étourdies
Elle plante des arbres millénaires
D'où jailliront les fruits de l'Eden
Et d'où ramène-t-elle les graines?
Elle a un champ de saules et de frênes
Qu'elle cultive dans la voie lactée
Elle est vive et ne sait pas s'arrêter
Elle dit que trop d'astres l'attendent
Sa lumière transcendante et chaude
Chaque minute est une année lumière
Ses apparitions soudaines scintillantes
Comme un fil d'Ariane impétueuse
Passent le ciel tel du vif argent
Dans ses moments d'exaltation
Elle contourne en mille tours le cosmos
Donnant un feu de joie et d'artifice
La lune changeant de pose, dit :
Que vive l'étoile qui mène le bal des anges


mardi 3 novembre 2015

Ces petits rien... de Stacey Kent


Parfois chacun de nous a besoin de repos, je vous laisse adorer la musique.

"Rêvons de l'éphémère et 
laissons-nous errer dans la
belle folie des choses"
                  Okakura KAKUZO


lundi 26 octobre 2015

Les constellations du poète




Ah! toi, le chercheur de mots magiques
Ne te crois pas invincible et impérieux
Garde-toi de laisser éloignée ta muse
Quand tu flottes et tu rêves dans les nuages 
Donne tes épaules qu'elle y repose sa tête
Cajole-la nuit et jour et sans relâche
Habille-la d'un damassé  fleurdelisé
Ou d'un cachemire satiné rubicond et luisant
Cueille-lui des vers souverains et divins
Donne-toi la peine d'être prêt à l'aurore
Pour cueillir ses mots fluides et rêveurs
Moi ! j'ai eu ce faste bonheur princier
La muse m'enchantait de ses ailes veloutées
Elle venait à l'aube boire dans ma source 
Elle y glissait sa plume d'or et vermeille
Parfois dans mes moments de lassitude 
Quand me surprennent le spleen et l'insomnie
Ces fléaux pesants qui rabougrissent les cerveaux
J'imaginais ma muse envolée vers d'autres cieux
Le regard trop ébloui et attiré vers l'ailleurs
Là où le soleil est éblouissant et aveuglant
Mes mots deviennent alors exigus et atones
Ils refusent de se montrer au ciel illustre 
Ils n'enchantent plus comme avant
La source alors se tarit et se meurt
Même les petits moineaux la désertent
Ah! que je ne souhaite à personne 
D'imaginer même dans ses sombres rêves
Cette brutale secousse  du matin :
S'endormir sous les étoiles étincelantes
Et se réveiller dans la brouillasse.
Non, jamais je ne laisserais le spleen
Museler mes libres escapades et voltiges
Pour veiller ma pleine lune joyeuse
Mes étoiles scintillantes et frétillantes
Et voir au matin mon soleil resplendissant
Avec le rire et l'enchantement des fées. 

samedi 17 octobre 2015

Le soubresaut des planètes





Vois-tu fine tulipe
Aux ailes diaprées
Tes bises propulsées de ta fenêtre
Rendent les hommes rêveurs
Les mots les images la vision
Se confondent dans le coeur
Et dire qu'une tornade levée
Tel un maelström qui couvait
A voulu chavirer les étoiles
Au brouillard qui a jailli souverain
S'ajoutait la houle endiablée
Et le ciel devenu exigu
Mille fléchettes de Cupidon
S'embrasent  et se percutent
Laissant la lune affolée et brouillée
Dans un effréné et hostile
Tangage d'ombre et de lumière
Le cosmos branle alors son échine
Remet les pendules à l'heure 
Apparaît l'astre lumineux
N'ayant que faire des nébuleuses
Il règne sans partage
Il impose le silence
Il répand ses rayons
Pour galvaniser ses comètes
Et rendre la lune scintillante
Ah! qu'elle reprenne corps
A la mesure de sa grandeur
Avec les étoiles étourdies
Bannir leur chicane exaltée
Dans leur délire ardent
Qu'elle recouvre son sourire
Dans l'allégresse des retrouvailles
Dans l'harmonie rebâtie
Avec un ciel ranimé et retrouvé
Dans la splendeur et la beauté
Des étoiles assoupies et paisibles





lundi 12 octobre 2015

Les temporalités meurtrières !

J'attendais un écrit d'une amie qui vit entre Alger et les Etats Unis, elle me l'avait promis! Elle l'avait écrit avec ses mots ciselés pour dire sa souffrance et sa douleur qui résonnent comme un tocsin sur le malheur qui s'abat de l'extrême Orient jusqu'aux rives du vieux continent, sur la précarité de l'humain, puisque l'humain, n'est plus l'humain mais juste un réfugié du tout de suite et du maintenant.





" Ecrire dans l'anguleux, le sombre, le rugueux n'est pas écrire.

C'est se tenir sur un pont jeté sur l'improbabilité de notre monde au milieux d'hordes humaines compactes, déformées, mutilées et cruellement tailladées jusqu'à dans la peau de la peau.


De l'extrême Orient jusqu'aux rives du vieux continent, la dégéométrisation du temps ne se fait que par le malheur. Le triomphe est, désormais, du côté de la nature artificieuse, de l'inconsistant, du manque de perspective, du recroquevillement sur le désenchantement.


Ces croisades froides, meurtrières, déterministes, déterminantes ne cesseront de glisser dangereusement, méthodiquement, pernicieusement dans nos têtes afin de nous extirper et de manière irrémédiable du grand roman originel.

Nos malédictions dévoilent et par vague entière les nouveaux apatrides de l'imaginaire : la légèreté, le solaire, le céleste, le translucide plieront et très vite sous la ténacité de l'inobservance.

Ecrire, cette forme du devenir, perd jusqu'à sa raison d'être puisque l'humain n'est plus l’humain mais juste un réfugié du tout de suite et du maintenant."

                                                                                                                                 Latifa Kharrat


                           http://latifakharrat.com/2015/10/11/les-temporalite-meurtrieres/


vendredi 9 octobre 2015

Jacques Brel - Aimer



Jacques Brel est décédé le 09 octobre 1978

Comment je m'en rappelle, eh! bien comme ça! c'était lors de mon premier voyage à Alger que je découvrais pour la première fois en l'année 1971, encore jeunot j'étais.Mais c'était surtout le jour d'une grande crue, en 1978 que j'avais vécue au Sahara dans le désert de la hmadna (reg en français). J'étais alors  un conscrit appelé sous les drapeaux, au point où j'avais imaginé, avec les trombes d'eau qui tombaient en ce jour triste, qu'on allait être submergé et ne pouvoir sauver notre carcasse qu'en nous débrouillant pour bricoler un radeau de la Méduse.  "Ce jour-là, très tôt le matin, s'éteignait  Jacques Brel sur son lit d'hôpital "

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu'à la déchirure

Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile

Telle est ma quête,

Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux

Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé

Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile 

Paroles trouvées ici : http://www.parolesdeclip.fr/la-quete-jacques-brel.html

mercredi 7 octobre 2015

La mer m'a monté l'esprit et puis rien!



                               Avis: Au Capt'ain Jack !
Il n'est pas dans mon imagination non fertile de concurrencer mon ami le Capt'ain, en racontant les aventures "du corso" comme au temps de la grande flibusterie de Barberousse, qui souquait ferme sur la mer méditerranée. En ce moment le Capt'ain est le seul à régner sur les hautes mers...seulement voilà avec sa permission, il me tient à coeur de raconter une aventure de piraterie fantasmagorique...presque sous forme de poésie prosaïque et délirienne...et c'est la fin qui est explosive!!


Voilà maintenant deux mois et après d'infinies bonnes brassées d'eaux houleuses que nous sommes moi et ma flibustière  et son canard enchaîné, partis à la recherche d'un trois-mâts couleur mi-figue mi-raisin et dont on a appris qu'on l'avait aperçu du côté du triangle des bermudas.
Ce voilier portant pavillon des corsaires inconnus au bataillon submersible est à vrai dire commandé par un certain Capt'ain Tracasse. Lui et son équipage avaient pris la poudre d'escampette  après nous avoir délestés, dépouillés de nos victuailles de poissons et de merguez  séchés sur l'île des escargots aquatiques.
Ce matin, et c'était ma bonne étoile! ma moussaillonne brune au yeux tournesol, me l'avait prédit, on les trouverait!  
A l'heure du réveil des cachalots endormis qui faisaient la planche sur l'eau, j'ai remarqué au loin comme une météorite échevelée posée à fleur d'eau. Cela m'a poussé à prendre ma longue vue. Ah! voilà où se trémoussaient les flibustiers! C'était non loin d'une île aux tortues où le bateau mouillait l'ancre . Ils doivent être dans un piteux état, les pauvres , depuis la course engagée.
Ils n'ont certainement pas posé le pied à terre depuis leur escapade, vu qu'aucun satellite piraté n'avait signalé un quelconque accostage auprès d'une quelconque terre même la plus exiguë.
Ils doivent avoir une avidité de nourriture blanche et fraîche et de dentifrice colgate. Ils sont probablement déjà en proie à une avitaminose. Je mis à la cape et me fraya un chemin entre le bateau et l'île. Après ce qu'ils nous ont fait, ils nous doivent bien un joli petit cadeau, en pensant à part moi-même à leurs flibust... !
A mesure qu'on s'approchait, on distinguait les dommages infligés par les tempêtes à la coquille et aux agrès.
En nous approchant d'encore  plus près, mes yeux émeraude se plissèrent alors sous l'effet de la surprise.
Bon sang de génisse, des gonzesses ! m'écriai-je. par douzaine, par centaine.
Tu as raison, s’exclama ma moussaillonne tout autant excitée, que moi échauffé, une véritable marée humaine !
Regardez-les, je m’essoufflai, ahuri. Regardez-moi ces beautés, qui fourmillent sur le pont en avant du grand mât.
Comment sais-tu qu'elles sont belles ? demanda ma moussaillonne. Nous sommes trop loin pour le dire. C'est peut être un ramassis de vieilles biques mal-léchées et biscor-nues.
Non, Dieu ne peut faire preuve d'une si grande méchanceté avec nous, lui répondis-je en me marrant, tout excité.
 Ce sont des anges ou des séraphines tombées du ciel. Je le sais ! 
On voyait le Capt'ain marcher, avec son équipe de matelots plus une bonne garde de moussaillonnes de tous les gabarits et de toutes les mensurations sur le gaillard arrière. Ils  s'affairaient au travail pour réparer les quelques dégâts fait sur trois-mâts et astiquer la poupe.
Tes anges du paradis sont plus moches et laides que le pêché, s'exclama ma moussaillonne !
Voilà ce qui s'appelle courir après de folles chimères, madre de dios, retournons  à notre île et qu'ils gardent leurs houris sorties d'un roman feuilleton ainsi que leurs chocolats moulus et moustachus.
Même les impulsions les plus lubriques ne peuvent que refroidir, avec ces biquettes affamées.
Presque à la cantonade, j'ai crié : A plus tard Capt'ain ! 

Toute ressemblance à ce rêve n'est que fortuite ! aux dernières nouvelles, il ne s'agissait peut être pas du trois-mâts ni même du capit'ain Tracasse. L'aventure reprendrait dans un autre rêve, si la mer n'est pas trop houleuse!!!



vendredi 2 octobre 2015

La succulence de la légèreté !




             Si tu ne sais pas aimer, à quoi te sert-il que le soleil se lève et se couche ?
                                                                  Omar Khayam


Elle ne dit jamais les mots sans fièvre
C'est son genre de séduire les plumes
Pour nourrir les valses de nos journées
Dans l'élégance et le farfadet
Nulle parole dépenaillée et mièvre
Le coeur dodeline et chavire
Et se nourrit de mots exaltés et conquis
Partagés avec tendresse et allégresse
Quand la muse au sommeil léger
Comme un vent par la fenêtre
Glisse son souffle élégiaque
Les mots dans la paume de mes mains
S'exhalent au sourire du printemps
Avec ses fleurs ennoblies
Parfaites dans leurs tenues
Suaves et désirées
Telles des Sylphides joyeuses
Louent la terre amoureuse
Boudent l'indigence des ivraies
S'épanouissent  dans leur légèreté
Insoumises et réfractaires
Dans leurs nudités volontaires
Pour  clamer au soleil
Saint Astre du jour
Donne-nous toujours de ta lumière
Sur ta terre tendre qui s'abreuve
Et qui flambe dans tes yeux



jeudi 1 octobre 2015

Voyage autour de ma chambre !



                                        Faites que le rêve dévore votre vie afin 
                                      que la vie ne dévore pas votre rêve
                                                                     Antoine de saint Exupery



Je vais faire le tour du monde avec mes mots
J'espère avoir beaucoup de livres
Et lire, relire, relire et lire à m'essouffler
Je prendrai dans mes bagages
Tous mes livres latins
Je visiterai la France, rencontrerai Victor Hugo
Dans les misérables, la révolution et les barricades
Sans oublier Zola, Flaubert et Lamartine
Et toute la crème des chevaliers des mots
J'irai en Russie du Tsar, rencontrer Tolstoï
Dans sa maison d'Iasnaïa Poliana
Demander des nouvelles de Natacha Rostov
Sans oublier Gogol, Tchekhov et Dostoïevski
Et même si la révolution du Bolchevisme est passée
Je déterrerai Pouchkine chez son Tsar
Sans oublier de saluer Tourgueniev
En Amérique, je visiterai la Californie
Et ferai une virée Chez John Steinbeck de Salinas
Où sont nés les raisins de la colère
Ici, chez moi, j'ai rencontré 
Fouroulou de Feraoun, Mammeri,
Camus,Roblès Kateb Yacine 
Et sa Nedjema l'éternelle 
La beauté de son rêve envolée
Sans oublier les voyageurs d'Outre mer
Loti, Maupassant, Fromentin
Gide et Isabelle Eberhardt le trimardeur
Qui ont bravé le Sahara,
Sous la voûte céleste parsemée d'étoiles
Au dessus de leurs têtes chaudes
Balzac disait alors du désert:
Il y'a tout et il n' y a rien
C'est Dieu sans les hommes
J'irai partout où l'espace me le permet
L’Allemagne de Goethe et de Nietzche
L'Irlande de Beckett et de Jennifer Johnston
L'Ecosse de Walter Scott et de Stevenson 
L'Angleterre de Daphné du Maurier
Et des sœurs Brontë, sans oublier Lord Byron
Là où les mots avaient jailli des cœurs des hommes
Et des femmes pétris dans le verbe et la poésie
Ce voyage me prendra ce qu'il me prendra
Du temps, de l'absence et de l'argent
Je l'accomplirai pour comprendre
Et apprendre le sens de l’humanité
Pourquoi tant de haine et de souffrance 
Alors que la vie est un roman
Dans un monde à jamais infini.








mercredi 30 septembre 2015

Alexandre Astier - La Physique Quantique (complet)




Voici une autre façon de comprendre la physique quantique pour ceux et celles qui veulent éviter les mots complexes et trouver la solution insoluble à l'histoire  de la poule et de l’œuf. Mais il paraît qu' un élément fondamental avait échappé à la complexité de la situation et qu'on avait omis de prendre en considération : le Coq!!

dimanche 27 septembre 2015

Souris à la vie, le printemps s'amène !

 

                                                      Je voudrais changer les couleurs du temps
                                                 Changer les couleurs du monde
                                               Les mots que j'entends seront éclatants
                                              Et nous danserons une ronde.
                                                                                                         Guy Béart

Que vaut le printemps
Si la lune perd son éclat
Et les hirondelles 
Leurs gazouillis
Belle fleur, j'ai vu la rosée
Du matin comme une larme
Germée pendant la nuit 
Qui s’essuyait sur tes frêles épaules
C'est une étrange mélancolie
Quand les yeux sont voilés
Et font perdre tout éclat
Aux étoiles langoureuses
Je saurais prendre mon luth
Pour égrener les notes de grâce
Venant de  l'oriental  
Et donner au ciel sa splendeur
Pour que les âmes gracieuses
Dans leurs moments incertains
Oeuvre des vents impétueux
Puissent reprendre leur sourire 
La lune reprendre son apparat
Les hirondelles leur envol magique
Dans un gazouillement de gala
Et le printemps n'en sera
Que plus beau! 


 

                                                   

jeudi 17 septembre 2015

J'avais mes yeux pour pleurer !



"...car ils ne seraient pas selon moi, mes lecteurs, mais les propres lecteurs d'eux-même, mon livre n'étant qu'une sorte de ces verres grossissants comme ceux que tendait à un acheteur, l'opticien de "Combray"; Mon livre, grâce auquel je le fournirais le moyen de lire en eux-mêmes. De sorte que je ne leur demanderais pas de me louer ou de me dénigrer, mais seulement de me dire  si c'est bien cela, si les mots qu'ils lisent en eux-mêmes sont ceux que j'ai écrits..." C'était Marcel Proust qui écrivait à ses lecteurs


Sur le chemin du printemps  
Lors d'une soirée enchantée, 
J'avais vu apparaître dans le miroir
La gracile et menue silhouette;
Une innocente mademoiselle 
Aux cheveux noirs de geai,
Dans une coupe  régulière carrée.
L'allure de perdrix ou de gazelle 
Elle portait un pull moulant sur la peau,
Elle devait s'appuyer sur ses quinze
Dix sept ou même vingt piges.
L'âge n'était pas l'horizon
Encore moins la raison;
Son regard sur moi attendri
Me prenant pour Adonis que je n'étais!
Même si ma carrure bien roulée
Me donnait un air attrayant et doux
Digne d'un Alexandre le Grand.  
L'idylle était née déjà,
Emportés par nos émois
La passion nous dévorait.
De jour en jour, d'heure en heure
L'amour inassouvi nous affolait,
Le monde n'était qu'à nous deux.
Et puis, un jour de temps gris
Comme un imbécile et niais,
N'ayant pas pris la mesure
De la grandeur et de l'idéal
D'un amour ineffable
Dont flambaient nos cœurs.
Croyant vivre un caprice de midinette
En mal d'amour et d'aventure;
Et comme un jeunet cornichon
J'avais pris mes cliques et mes claques
Laissant la tendre nymphe céleste
En pleur et chagrin.
Mais hélas pour mon infortune
Mon coeur bien après le délit
S'était retrouvé en piètre état
De n'avoir pas su lire dans ses yeux,
Son dernier regard cristallin