lundi 26 octobre 2015

Les constellations du poète




Ah! toi, le chercheur de mots magiques
Ne te crois pas invincible et impérieux
Garde-toi de laisser éloignée ta muse
Quand tu flottes et tu rêves dans les nuages 
Donne tes épaules qu'elle y repose sa tête
Cajole-la nuit et jour et sans relâche
Habille-la d'un damassé  fleurdelisé
Ou d'un cachemire satiné rubicond et luisant
Cueille-lui des vers souverains et divins
Donne-toi la peine d'être prêt à l'aurore
Pour cueillir ses mots fluides et rêveurs
Moi ! j'ai eu ce faste bonheur princier
La muse m'enchantait de ses ailes veloutées
Elle venait à l'aube boire dans ma source 
Elle y glissait sa plume d'or et vermeille
Parfois dans mes moments de lassitude 
Quand me surprennent le spleen et l'insomnie
Ces fléaux pesants qui rabougrissent les cerveaux
J'imaginais ma muse envolée vers d'autres cieux
Le regard trop ébloui et attiré vers l'ailleurs
Là où le soleil est éblouissant et aveuglant
Mes mots deviennent alors exigus et atones
Ils refusent de se montrer au ciel illustre 
Ils n'enchantent plus comme avant
La source alors se tarit et se meurt
Même les petits moineaux la désertent
Ah! que je ne souhaite à personne 
D'imaginer même dans ses sombres rêves
Cette brutale secousse  du matin :
S'endormir sous les étoiles étincelantes
Et se réveiller dans la brouillasse.
Non, jamais je ne laisserais le spleen
Museler mes libres escapades et voltiges
Pour veiller ma pleine lune joyeuse
Mes étoiles scintillantes et frétillantes
Et voir au matin mon soleil resplendissant
Avec le rire et l'enchantement des fées. 

14 commentaires:

  1. Ah...la "brutale secousse du matin :
    S'endormir sous les étoiles étincelantes
    Et se réveiller dans la brouillasse.

    je connais tellement bien...
    mais n'est-ce pas le fait des âmes sensibles des muses et des poètes, que ces flottements de l'humeur ?
    Au moins sait-on qu'après la brouillasse, l'émerveillement ressurgit, plus beau qu'avant...
    Bises très célestes
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Les humeurs des poètes changent, vrillent, planent au gré du vent,de la pluie des étoiles, du soleil et de tout ce qui entoure le cosmos. Mais la sagesse parvient à juguler les convulsions intérieures et les transformer en jet de mots pour adoucir les vibrements et les tressaillements des muses et leur souffler un enchantement qui ravive leurs âmes
      Mille bise célestiniennes.

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  2. Il ne faut pas poéter plus haut que son...Mais je rigole, Bizak :! Besos ♥

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    1. Comme disait le grand poète du vingtième siècle Guy Bedos...
      Bedos ? euh non, besos !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je vous remercie pour vos gentillesses mes charmants amis!!

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    3. @Jack: tu ne voulais pas dire par hasard, péter, parce qu'il y'a mieux que poéter , il y'a poétiser!!!
      Mais merci Jack pour ce supplément d’âme sans lequel notre entreprise ne serait que froideur cérébrale.

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  3. Ha ha! sacré Rackam! Bon apparemment elle n'est jamais bien loin cette muse elle t' a inspiré de bien jolis vers plus enthousiastes que désappointés, les muses sont beaucoup plus fidèles qu'il n'y paraît!

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    1. Tu dois te tromper de destinataire ma chère Isabelle, mais comme le sujet me concerne, effectivement moi je ne suis dans mon élément que quand je vois les muses gracieuses sillonner le ciel pour inspirer les poètes. Mais toi Isabelle as-tu bu dans la fontaine des muses?

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  4. Quelle belle manière d'exprimer qu'il faut prendre soin de soi et de ses talents. !

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  5. Merci Alain X, tes mots réchauffent les cœurs endoloris et me donnent raison de croire que les anges veillent sur les âmes innocentes.

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  6. je retiens : Non, jamais je ne laisserais le spleen
    Museler mes libres escapades et voltiges...

    tout un travail...

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    1. Oui tout un travail sur soi, ne jamais laisser les ombres s'incruster dans nos moments de vide intérieur. Le poète Libanais, Khalil Gibran, l' a résumé en quelques mots : "Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit". Il s'agit donc de laisser pas la nuit et l'aube arrive.
      Merci pour ton passage El Linda

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  7. Bizak, je suis passé m'enchanter de ton talent, subjuguée par la qualité de tes textes. Je me laisse simplement bercer... heureuse de t'avoir lue et de reconnaître au passage des mots que j'aime, comme muse et fée ! Et ce cher Khalil Gibran dans ton dernier commentaire. Ton univers est aussi magique. Je m'en délecte. Merci tout plein. Tendres câlins californiens. Sophie

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    1. Oh ! Sophie, quel bonheur de te voir passer comme une hirondelle, le printemps. Ton enchantement pour mes mots me ravit et m’encourage encore plus à aller les grappiller sur les sillons de ma route. Mes tendres amies et muses Célestine et Orfeenix m’ont tellement insufflé leurs tendres , magiques et lumineux mots, que les tiens vont ajouter une autre lumière sur le chemin de la vie. Merci à notre astre itinérant

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