vendredi 27 novembre 2015

La vie, dans ce monde qui m'accapare


                                               N'ayez pas peur d'être heureux,
                                      c'est juste un bon moment à passer.
                                                                   Romain Gary


Je suis né dans l'unité de l'univers
Je ne cherche rien à attester
Je cherche à être ce que je suis, admiratif
Contemplatif de ce monde incommensurable
Dans la splendeur des choses et des êtres
Je ne me contorsionne pas à démontrer
Pour savoir d'où cela vient
Nous sommes nés pour être heureux
Pas pour le chagrin ni pour le désespoir
Ni pour nous accaparer des choses futiles
Et nous accrocher comme des sangsues en péril
Je n'aime ni le regard sévère ni celui hautain
Ni celui du cuistre ni celui de la suffisance
L'homme est né libre
Il n'a pas le monopole de la vérité
Ni le droit d'avoir des esclaves
Le monde est poésie
Il est crée comme tel,il est parfait
Nul besoin d'en rajouter sinon le ternir
Les hommes sont nés pour partager
Pas pour dilapider sans vergogne
L'amour est l'essence même de la vie
C'est la sève qui coule dans nos corps
Qui élève nos âmes et les transcende
Ainsi est l'humanité 

jeudi 26 novembre 2015

L'histoire qui balbutie ou qui tousse !



Les Migrants
" On donne  des noms à des aérolithes (météorites), à ces individus expulsés et perdus, à ces éliminés du sort ; on les appelles émigrés, réfugiés, aventuriers. S'ils restent, on les tolère ; s'ils s'en vont, on est content.
Quelquefois ce sont des êtres absolument inoffensifs, étrangers, les femmes du moins, aux événements qui les ont chassés, n'ayant ni haine ni colère, projectiles, sans le vouloir, très étonnés. Ils reprennent racine comme ils peuvent. Ils ne faisaient rien à personne et ne comprennent pas ce qui leur est arrivé. J'ai vu une pauvre touffe d'herbe lancée éperdument en l'air par une explosion de mine. La révolution française, plus que toute autre explosion, a eu de ces jets lointains."
                    Extrait du roman de Victor Hugo: "les travailleurs de la mer"


L'histoire qui balbutie ou qui tousse?
Le monde va-t-il encore faire des siennes en nous narguant pour nos incongruités? L'histoire nous apprend, que quand on l'oublie, Elle ! ne nous oublie pas; et on se leurre et on se condamne à répéter les mêmes bêtises, les mêmes erreurs; l'homme va-t-il enfin se réveiller pour se regarder en face ou dans la glace et faire son méa-culpa ou va-t-il encore continuer à tergiverser,  zigzaguer au péril de toute l'humanité, de son humanité, au péril  simplement de son existence? Nous voyons des signes qui ne trompent pas , nous sommes des entêtés, des candidats au suicide en puissance. Nous voyons des fanatique armés germer comme des sauterelles affamées, avides de destruction, de dévastation et qui convoquent même l'apocalypse.
Alors dites-moi chers amis, chers citoyens du monde, ce sujet des migrants, né d'une supercherie de l'histoire des hommes , d'un calcul démoniaque pour le partage de cette planète déjà épuisée, défigurée mais aux gisements de pétrole colossaux, doit-on  continuer à gloser et à discuter sans cesse et va-t-il enfin trouver chaussure à son pied?
J'ai espoir que la vie vaut la peine qu'on se décarcasse pour elle, qu'on doit l'aimer un peu mieux et qu'elle mérite mieux.

samedi 21 novembre 2015

Le jardin ne peut que fleurir !






Ou vois-tu que l'ange  a des traits colorés
On ne peut les voir  qu'avec son coeur
Qu'ai-je à faire  de la forme des fleurs
Si ce n'est leurs senteurs qui me nourrissent
L'oiseau est né libre par ses ailes déployées
L'homme est né libre par son esprit ailé
Le diamant ne luit que quand il est taillé
j'ai remis ma peau au sculpteur de croquis
Mon coeur lui, était déjà ciselé et éthéré
Il a déjà écrit, gravé dans sa mémoire
Le battement des ailes des elfes des lacs
Ô candeur de l'amour même ton ombre affiné luit
Malgré les espaces sombres et zébrés de la nuit
Et même si les ténèbres espèrent glacer nos vies
Les colombes ne cessent leurs couplets gracieux
Il faut aimer, la tendresse doit sortir de l'églantier
Le corps subit l'attentat, l'amour est inexpugnable
Le chant rejaillit alors, telle l'âme d'un sphinx
Ô femmes, anges, fées aux yeux éblouissants
Vous couvez sous vos ailes  l'amour éternel
Et nous grandissons dans vos pétales écarlates
Parmi les roses, les tulipes et les magnolias
Ah ! le beau jardin d'Aphrodite,
Qu'il s'épanouisse et fleurisse à jamais.

dimanche 15 novembre 2015

Paris Pleure !



                                                              En solidarité avec mes amis de France 


Subitement le soleil s'assombrit et claque la porte
Les oiseaux s'envolent déchirés
Le ciel effaré, stupide gémit
Des sirènes bruissent de leurs cris stridents
Silence! on tourne, ce n'est pas du cinéma
C'est le sang de l'innocent qui gicle dans l'arène
C'est la mère vraie qui pleure vraie
C'est la mort vraie qui sort ses griffes
C'est l'enfant qui pleure
Paris visé, Paris brimé
Mieux vaut toucher  le cœur de l'art et de la musique
Palmyre est déjà loin, les chacals s'y étaient repus
Palmyre,l'oasis martyre à Damas n'a plus rien à donner
Alors Paris ! La belle affaire, la belle bête !
L'astre des lumières, l'astre des civilisations
Il faut taper fort, c'est le cœur de l'humanité
Tout est là ! C'est  le cœur qu'il faut viser
Paris, ce n'est pas les parisiens, Paris c'est le monde
Alors il faut tuer le monde
Ils veulent tuer le rêve, il faut donc tuer Paris
Moi qui rêvais de battre les pavés de Paris, je suis triste
Mais nul ne me dira que le soleil ne se lèverait pas
Entendez-vous ces voix qui  clament et qui disent :
Paris ne brûlera pas, car Paris est éternel !

mardi 10 novembre 2015

La lune qui murmure !




La pleine lune murmure: 
Quel est cet éclair bleu?
Ses astres voisins riant
Répondent en chœur :
C'est l'étoile filante des Léonides
Est-elle toujours autant pressée?
Elle revient de son rendez-vous astronomique
Elle sème des pétunias et des lys blancs
Elle ravive les étoiles étourdies
Elle plante des arbres millénaires
D'où jailliront les fruits de l'Eden
Et d'où ramène-t-elle les graines?
Elle a un champ de saules et de frênes
Qu'elle cultive dans la voie lactée
Elle est vive et ne sait pas s'arrêter
Elle dit que trop d'astres l'attendent
Sa lumière transcendante et chaude
Chaque minute est une année lumière
Ses apparitions soudaines scintillantes
Comme un fil d'Ariane impétueuse
Passent le ciel tel du vif argent
Dans ses moments d'exaltation
Elle contourne en mille tours le cosmos
Donnant un feu de joie et d'artifice
La lune changeant de pose, dit :
Que vive l'étoile qui mène le bal des anges


mardi 3 novembre 2015

Ces petits rien... de Stacey Kent


Parfois chacun de nous a besoin de repos, je vous laisse adorer la musique.

"Rêvons de l'éphémère et 
laissons-nous errer dans la
belle folie des choses"
                  Okakura KAKUZO