samedi 17 octobre 2015

Le soubresaut des planètes





Vois-tu fine tulipe
Aux ailes diaprées
Tes bises propulsées de ta fenêtre
Rendent les hommes rêveurs
Les mots les images la vision
Se confondent dans le coeur
Et dire qu'une tornade levée
Tel un maelström qui couvait
A voulu chavirer les étoiles
Au brouillard qui a jailli souverain
S'ajoutait la houle endiablée
Et le ciel devenu exigu
Mille fléchettes de Cupidon
S'embrasent  et se percutent
Laissant la lune affolée et brouillée
Dans un effréné et hostile
Tangage d'ombre et de lumière
Le cosmos branle alors son échine
Remet les pendules à l'heure 
Apparaît l'astre lumineux
N'ayant que faire des nébuleuses
Il règne sans partage
Il impose le silence
Il répand ses rayons
Pour galvaniser ses comètes
Et rendre la lune scintillante
Ah! qu'elle reprenne corps
A la mesure de sa grandeur
Avec les étoiles étourdies
Bannir leur chicane exaltée
Dans leur délire ardent
Qu'elle recouvre son sourire
Dans l'allégresse des retrouvailles
Dans l'harmonie rebâtie
Avec un ciel ranimé et retrouvé
Dans la splendeur et la beauté
Des étoiles assoupies et paisibles