mardi 27 décembre 2016

La montagne sous les étoiles







Sur le sommet de la montagne
Je marche les ailes élancées
La clarté du ciel m'empourpre le visage
Un corridor d'étoiles emmitouflées
Qui font des pas de dance rythmés
Au dessus des sapins épanouis
J'observe dans mes yeux ébahis
Des silhouettes d'anges égayés
La lumière frétille de joie
Qu'elle est belle dans sa nudité
Tissée de rayons diaphanes et bleus
Je vois passer l'homme au collier blanc
Derrière un traîneau luminescent
Par dessus les nuages somnolents
En route vers des crèches à combler.


lundi 19 décembre 2016

Aimes-tu l'arbre?

                                                                    Photo tirée du net



Le soleil t'ouvre ses bras
Fée tendre tu es
Douce et féline
Aimes-tu l'arbre?
L'arbre majestueux
Dans le ciel saphir
Quoi de plus radieux
Tes yeux satinés
Ta bouche désireuse
Ton coeur de braise
Ton souffle cadencé
Ton ombre ardente








mardi 6 décembre 2016

Sous la fenêtre, mon jardin !



De ma montagne où je suis venu pour quelques moments de villégiature et de récupération d'un travail qui m'avait épuisé, je vous envoie ces quelques mots recueillis sous la fenêtre de ma maison paternelle. L'internet, ici illusoire, un relais qui date de Robinson Crusoé. Mais parfois, quand tout le monde est dans les bois, ou sous la couette, mon clavier vibre sans raison apparente, la voie est libre, à condition que le vent tripatouille ailleurs :


Sur ma terre mère accueillante
J'ai déposé ma cuirasse tissée
De fils blancs de ma mémoire
Les oiseaux se fendent la pêche
Me voyant regagner le bercail
Vanné et moulu
Le pampre sur la fenêtre
De la maison paternelle
Ses feuilles et ses vrilles
Comme des ombres légères
Dandinent joyeuses dans l'air
Un souffle souverain me pénètre
Agréable dans mes veines sciées
Je reprends mon flux rompu
Et qu'un jour couleur d'orange
Je m'assoie sur le sol pavé
De lumières et d'ombres chaudes








vendredi 2 décembre 2016

A l'aube d'un matin




A l'aube d'un matin juvénile
Un oiseau aux ailes étendues
Se met à fleurir ses étoiles
Dans un jardin bondé d'efflorescences
Les gerbes se dodelinant de fierté
Attendant la lumière céleste
Le soleil comme poussé dans l'azur
Grimpe les hauts cieux bleus
Il culmine dans son embrasement
N'ayant d'yeux que pour ce jardin
Où s'égaient les chants des oiseaux
Sous la fenêtre de deux tourtereaux

jeudi 1 décembre 2016

En mal d'inspiration



En mal d'inspiration, je fais une petite pause.N'ayant plus quoi dire que des souhaits de bonheur avec cette fin d'année à tous ceux et celles qui ont bien voulu mettre quelques unes de leurs pépites de mots. Je tacherais bien de voleter par-ci par-là pour placer quelques mots chez vous mes amis(es).

Dans le silence de la nuit
Les arbres géants murmurent
Des sonates dans la brume
Le vent houleux pétrifié
S'envole dans le ciel
Emportant ses acclamations
Pour honorer les belles étoiles


mardi 29 novembre 2016

...sous les pierres blanches !


Un jour, j'ai reçu un poème d'une amie  que je n'avais pas revue depuis des lustres. Ce poème: "...sous les pierres blanches !" que je publie aujourd'hui m'a fait inspirer mon tout dernier poème : Du haut de mon arbre". Il me tient à coeur de le publier, car souvent, ce sont ces petits mots reçus, de souvenirs, d'amitié qui nous donnent des ailes, qui nous touchent, nous font ouvrir notre coeur et envahissent notre âme.


Je suis comme le vent des plaines
Qui courbe les roseaux
Au bord des précipices
Je souffle un air léger
Au hasard des tourelles
Sur les cimes des pins
Sur les corolles des lys
Je volette au dessus de l'eau
Sur les ailes des goélands
Je me suis posée sur ton coeur
Sur le bout de tes doigts
Et j'ai aimé :
Agiter les couleurs
Voir à travers tes yeux
Comme ces fleurs magiques
Ces étranges amour-en-cage...


lundi 21 novembre 2016

Du haut de mon arbre




Du haut de mon arbre géant
Je vois mon ombre flotter
Dans les sentiers bleus du ciel
Un orchestre d'étoiles ardentes
Entoure d'oléandres roses
La fée sublime aux seins galbés
Gracieuse et noble apparition
Tant les nuages se dévoilant
Dans leur désir de s'éclater
Aux vents des mers et des océans
Se ravisent d'étendre leur laine
Devant son regard captivant
Plein de rêves et de désirs
Elle, née du soleil et de la lune
La fée au teint clair du jour.

vendredi 4 novembre 2016

lundi 31 octobre 2016

La feuille de platane




Toi, la feuille lustrée et tremblante
Quand du haut d'un platane majestueux
Tu es tombée en tourbillonnant et frêle
Entraînée par le soupir du vent
Tu as plané tel un aigle engourdi
En volute et arabesque superbe
Tu as effleuré en passant
Les ailes d'une belle colombe
Campée sur une branche de velours
Tu as achevé ta course folle
Sur les cheveux auburn d'une fée
Allongée dans l'ombre du platane
Elle s'est réveillée en sursaut
Pleins les yeux de rêve





mardi 25 octobre 2016

C'est le temps des poèmes !



               L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.
                                                                                          Djibran Khalil Djibran



J'ai pris la montagne envoûtée
Par un temps automnal cinglé
Dans mes mains pétries d'argile
J'ai vu le fleuve traverser 
Des sillons colorés inconnus
Je me suis égaré quelque peu
Dans la bruyère, l'ajonc et le genêt
J'ai entendu dans le silence de la nuit
Des échos tambourinant sur ma porte
Et qui me murmuraient ces mots :
Il est temps que tu te lèves
Il est temps de vivre
Il est temps de rentrer
C'est le temps des poèmes

                  A tous mes amis(es) qui ont pensé à moi et qui par leurs mots, pendant ma pause, m'ont donné beaucoup de joie.


samedi 1 octobre 2016

Une pause d'automne

             Prenant une pause, loin de la ville, je vous laisse ces quelques mots sur les poètes :


"Anna demanda à Benwick s'il faisait de la poésie, sa lecture habituelle ; elle espérait que non, car le sort des poètes est d'être malheureux, et il n'est pas  donné à ceux qui éprouvent des sentiments vifs d'en goûter les jouissances dans la vie réelle."  
           ( Extrait de persuation de Jane Austen)



"Est beau tout ce qui s'éloigne de nous, après nous avoir frôlés. Est beau le déséquilibre profond que cause en nous ce léger heurt d'une aile blanche. La beauté est l'ensemble de ces choses qui nous traversent et nous ignorent, aggravant soudain la légèreté de vivre" 
                                               Christian Bobin

mardi 27 septembre 2016

Comme elle est belle, la prairie !


                             La perplexité est le début de la connaissance
                                                                                   Khalil Djibran



Qu'elle est belle la prairie
Avec ses chevaux galopants
Quand éclate le soleil
Pour les pères généreux
Ils avaient semé dans la vie
Ils rêvent dans l'éternité
Ils jouissent loin du bruit
Ils savourent le repos éternel
L'arbre qu'ils avaient planté
Sur l'autre côté de la rive
Donne toujours des beaux fruits
Ils ressentent sa lumière
Sur leurs têtes radieuses
Qu'elle est belle la prairie
Avec ses chevaux galopants



lundi 19 septembre 2016

Comment dire l'indicible, disait Célestine !





   Comment dire l'indicible !

   Cette phrase m'a happé ma cervelle depuis que je l'avais lue sur un des billets de Célestine. J'ai taraudé mon esprit dans tous les sens, j'ai consulté Victor Hugo et d'autres poètes pour leurs poésies aux mille variantes, aux mille plaintes, aux mille éclats, aux mille sanglots, j'ai fouiné dans beaucoup d'ouvrages des différents auteurs , poètes  et écrivains de tous les pays. 

   J'ai buté à chaque fois aux différentes cultures, aux différents mœurs, qui donnaient des sens variés aux mots. A des degrés divers de nuances , les mots devenaient élastiques sans répondre d'une même voix, d'un même impact. 

   Comment peser les mots pour les aligner, les discipliner, les étager, comment exprimer une lancinante douleur qui s'évapore de nos entrailles, en nous laissant des braises comme dans un foyer en combustion. Comment arrêter notre moulin de pensées débridées qui tourne souvent à vide. Notre sommeil, la nuit, tourne et se retourne sur lui-même, tellement agité par les clapotis et le murmure des mots qui refusaient de sortir de nos viscères endoloris. Parfois un mot voudrait jaillir mais que les cordes vocales asséchées et qui ne vibraient plus, refusaient de le drainer vers la sortie pour son éclatement, tout au moins sa libération.

   Dire l'indicible ! et si on commençait tout simplement à peindre, me disait une voix intérieure, une voix douce, sortie de la bouche d'un ange qui passait...!

   Et depuis cet instant, j'écrivais en lisant mes croquis dessinés par mes yeux en fermant mes paupières pour laisser passer les mots. 
   Tiens, j'y pense ! et si je demandais à Chinou  de me dessiner l'indicible

samedi 17 septembre 2016

Le triste moment d'une lune qui s’efface !




         
       La vie ? Un rien l'amène, un rien l'anime, un rien la mine, un rien l'emmène.
                         Raymond Queneau 


Elle reviendra la lune au teint rutilant
Elle éclatera de mille feux radieux
Une sombre nuit voilée
Avait terni le ciel de son empreinte blafarde
Le temps avait suspendu sa course
Une âme s'envolait vers le firmament
Il pleuvait des larmes
Longtemps agglutinées
Dans les yeux azurés du ciel
Elle reviendra la lune paisible et sereine
Elle éclatera de mille feux diaphanes
Le temps reprendra son voyage
Les étoiles palpiteront de nouveau
Et l'on cueillera des ivresses ineffables
                                                         Pour Célestine

samedi 3 septembre 2016

L'arôme d'un texte, l'écriture qui chante et nous parfume




Pourquoi certains blogueurs, blogueuses, ont ce don, cette faculté d'écrire n'importe quel texte, billet sur n'importe quels sujets, scientifique, libertaire, philosophique, humoristique, érotique, pastoral et j'en passe.., qui au premier abord pourrait paraître simple et léger, mais quand on le parcourt, on le trouve chantant et d'une musique parfumée et mélodieuse ? Hé, hé ! c'est qu'il nous réveille de notre torpeur ou de notre paresse, ce texte, comme si on venait de goutter au nectar des anges et qui nous entraîne sur un chemin, de découverte en découverte, de mot après mot, sans jamais nous en lasser.

La question, ce n'était pas tant, dans les mots utilisés, les plus sophistiqués, les plus précieux, les plus sonnants, les plus prétentieux et tout le tintouin. Non, la question était que, même avec les mots les plus simples employés, lambdas, on leur trouve, la petite touche, la petite teinte, la petite patte, harmonieuses incrustées, ajoutées, introduites, qui fait que le texte devenait tellement bien enrobé de miel, de sucre, qu'il nous donne envie, de le lécher, le boire jusqu'à tout notre contentement.

On peut dire qu'ils, qu'elles ont la main bienheureuse, ces blogueurs, blogueuses. Le plus fade des sujets, thèmes, devient un scoop, une pépite d'or, il prend les couleurs de vie et du ciel entre les mains de fée qui le triturent, le malaxent pour le bonheur final des lectrices et lecteurs.

Il n'y en a pas beaucoup qui peuvent prétendre, se prévaloir de cet art, finesse de mettre du sel dans un texte qui lui donne tout ce charme époustouflant, ensorcelant qui nous ravit et qui enclenche de suite, des commentaires tous azimut, qu'au terme de la journée, il était envahi des commentaires infinis, entraînant de fait des débats souvent inattendus et tellement riches. J'ai vu d'autres textes autrement bien étoffés, bien tournés, bien structurés, mais fades, inertes et sans vie. J'en ai rien à foutre de ces textes ennuyeux à mourir, autant prendre un ouvrage d'un quelconque romancier et me détourner de ce qui me lasse. Céleste, une amie blogueuse et quelques unes d'autres rares, qui  font partie de ces spécimens, nous donnent le plaisir et la joie de les lire et nous réconcilient avec la lecture tout simplement. Leurs mots, leurs  peintures ( je n'oublie pas Chinou qui nous donne ce plaisir d'admirer ses belles aquarelles rendant tellement vivants les paysages de France), leurs touches personnelles, apportent tant de chaleur et de bonne humeur à la blogosphère. Et, ce qui ajoute à tout ce plaisir d'être de la partie, c'est qu'on en sort satisfait, reconnaissant, un peu plus éclairé et qui fait me promettre que ce n' est pas assurément ma dernière visite en ces lieux de convivialité et d'amitié auxquels on y reste tant attachant...

jeudi 1 septembre 2016

Je n'embrasse plus les mots !




Je ne les aime plus
Les mots sont si cinglants
Qu'ils m'étouffent parfois
Les mots sont si torturants
Qu'ils m'arrachent le bout de mes ailes
Les mots sont si méchants
Qu'ils me creusent le fond de mon âme
Ils m'effraient, me lassent, me lacèrent
Ils me donnent des estocades
Dans mes moments de rêve
Les mots, je ne les aime plus
Les mots, je ne les embrasse plus
Est-ce un moment fragile ?
Un moment de vide ?
Nul ne sait d'où ça vient
Je n'aime plus les mots


mardi 30 août 2016

Le bal de la tulipe écarlate




Ce matin en me levant
Le jardin paraissait triste
La tulipe écarlate s'était éclipsée
La lune, la nuit, dans sa course effrénée
L'avait réveillée en sursaut
En l'effleurant, une ombre inconnue
La sollicita de lui prêter ses pétales
Pour une nuit de festivité, lui dit-elle.
La nuit achevée point d'ombre en vue
Affligée et inconsolable, la tulipe
Dans sa bonté de ne rien refuser
S'était vue dénuée de ses buscs
Elle qui se préparait pour le matin
Tremblante et palpitante
D'ouvrir le bal des lumières.
Mais le ciel jadis alangui de la tulipe
Dans un élan majestueux
Plein de tendresse et d'amitié
L'habilla de plumes d'ange
Et lui fit parader le soleil
Pour que triomphe le bal
De la plus aimante fleur du jardin



lundi 22 août 2016

Un pétale de rose


Aimons donc, aimons donc ! De l'heure fugitive, hâtons-nous, jouissons !
                                                      Alphonse de Lamartine


Un bout de lèvre sur mes joues
Posé comme un pétale de rose
Ton haleine fruitée aux noisettes
A enveloppé mes sens troublés
Il pleuvait du feu ce jour-là
Nos silhouettes étaient happées
Par le tourbillon de l'impatience
L'univers tumultueux ne répondait plus
Le temps s'était décroché de son destin

Dana Winner Sound of Silence




Parfois dans un moment de nostalgie, on se prend à ressusciter notre passé et quoi de meilleur pour nourrir nos souvenirs que de rappeler cette mythique et belle chanson : The Sound of silence de Simon and Garfunkel qui est joliment interprétée par Dana Winner

The Sound Of Silence (Le Son Du Silence)
Hello darkness, my old friend,
Bonsoir ténèbres, mon vieil ami,
I've come to talk with you again
Je suis venu discuter encore une fois avec toi
Because a vision softly creeping,
Car une vision s'insinuant doucement en moi,
Left its seeds while I was sleeping
A semé ses graines durant mon sommeil
And the vision that was planted in my brain, still remains
Et la vision qui fut plantée dans mon cerveau, demeure encore
Within the sound of silence
A l'intérieur, le son du silence
In restless dreams I walked alone,
Dans mes rêves agités j'arpentais seul,
Narrow streets of cobblestone
Des rues étroites et pavées
'Neath the halo of a street lamp,
Sous le halo d'un réverbère,
I turned my collar to the cold and damp
Je tournais mon col à cause du froid et de l'humidité
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light,
Lorsque mes yeux furent éblouis par l'éclat de la lumière d'un néon,
That split the night and touched the sound of silence
Qui déchira la nuit et atteignit le son du silence
And in the naked light I saw,
Et dans cette lumière pure je vis,
Ten thousand people, maybe more
Dix mille personnes, peut être plus
People talking without speaking,
Des personnes qui discutaient sans parler,
People hearing without listening
Des personnes qui entendaient sans écouter
People writing songs that voices never share,
Des personnes qui écrivaient des chansons qu'aucune voix n'a jamais emprunté,
And no one dared disturb the sound of silence
Et personne n'osa déranger le son du silence
Fools, said I, you do not know,
Idiots, dis-je, vous ignorez,
Silence, like a cancer, grows
Que le silence, tel un cancer, évolue
Hear my words that I might teach you,
Entendez mes paroles que je puisse vous apprendre,
Take my arms that I might reach you
Prenez mes bras que je puisse vous atteindre
But my words, like silent raindrops fell,
Mais mes paroles tombèrent telles des gouttes de pluie silencieuses,
And echoed in the wells of silence
Et résonnèrent dans les puits du silence
And the people bowed and prayed
Et ces personnes s'inclinaient et priaient
To the neon god they made
Autour du dieu de néon qu'ils avaient créé
And the sign flashed out its warning
Et le panneau étincela ses avertissements
In the words that it was forming
A travers les mots qu'il avait formés
And the sign said : the words of the prophets
Et le signe dit : les mots des prophètes
Are written on the subway walls
Sont écrits sur les murs des souterrains
And tenement halls,
Et des halls d'immeubles,
And whispered in the sounds of silence
Et murmurés à travers les sons du silence

jeudi 18 août 2016

Sur le chemin de mon rêve

          Ils ont échoué parce qu'ils n'avaient pas commencé par le rêve. 
                                                   William Shakespeare 

Ce matin sur un nid du ciel
Dans un silence olympien
J'ai vu apparaître une nymphe bleue
Habillée en tenue hyaline
Semblable à une toge d'abeille
Pavoisée d'ailes de coquelicots
Elle scintillait telle une étoile
Éclaboussant le firmament
D'un joyeux halo éblouissant

vendredi 12 août 2016

Sous mes pavillons opalescents !




                                                  Le temps n'appartient à personne
                                Ballet d'étoiles insaisissables
                              Instant présent, tu es l'essence du voyage
                                                                               Mylène Farmer

Mes marches s'accumulent dans le ciel
Fredonnant une musique silencieuse
Il pleut comme dans une vallée blanche
Tu viendras m'accueillir là-bas un jour
Sur ce sentier des noctambules
Combien de nuits j'ai visitées
Sous une lune parfaite et miraculeuse
Voir ton ombre s'approcher de mes joues
Souffler mes rêves ardents et éveillés
Tu apparais telle une mésange bleue
Qu'un arbre se plait à retenir dans ses branches
Il pleut encore comme dans une vallée blanche
Chaude sereine et indomptable
Un jour j'aurais des ailes colossales
Pour prendre le ciel à bras le corps
Et accueillir mon étoile bleue
Sous mes pavillons opalescents

jeudi 21 juillet 2016

Sur la route de mes espoirs !




                           Fais de ta vie un rêve, et d'un  rêve la réalité !
                                                       Antoine de Saint-Exupéry


Chaque jour je reçois un brin de lune
Et de tous les brins amoncelés 
J'ai tissé une géante lune
Qui m'aide à lire dans ses yeux 
J'aperçois une multitude de rêves
Qui se démènent frénétiquement
Dans la joie de leur fougue inouïe
J'en ai saisi quelques uns exaltants
S'accrochant  vivement et éperdument
A me suivre dans les cascades de la vie
Depuis je n'ai cessé de parcourir
Le monde et  le cosmos tout entier
Les océans,les montagnes, les forêts
Là où vivent les étoiles luisantes de lumière





dimanche 17 juillet 2016

Perdu, un moment de vie !





La vague déferle sur les hommes
Elle broie les corps endoloris
La vie se lasse de ces traquenards
Les fleurs se fanent douloureusement
Elles sont crispées dans leur colis


lundi 11 juillet 2016

Ode aux choses simples



Et que dans la douceur de l'amitié, il y' ait des rires et un partage des plaisirs. Car c'est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit. 
                                               Djibran Khalil Djibran


Un doux matin qui resplendit
Comme un sourire ineffable
Sur des lèvres embuées
D'une effigie douce et pure
Le regard gracieux de la colombe
Me pénètre comme un air mélodieux
Fait de silence et de  susurrement
Son teint tempéré dégage une lumière
Adoucissante et diaphane
Il me prend de contourner le soleil
Pour m'apaiser sous son ombre 
Il fait bon de sentir les caresses
D'une douce brise de jour naissant
Sous le sourire d'une grâce éternelle






lundi 4 juillet 2016

Une belle escapade !

Le bonheur quand il est partagé,  laisse des traces dans nos mémoires, nos cœurs  et revient  un jour sur ses pas.
Pour le plaisir d'offrir ces mots en partage à deux superbes amies parties en escapade et revenant  avec le coeur plein de cadeaux : Célestine  et Chinou









Sur le chemin de la vigne et des genêts
Deux compagnes partent cheveux aux vents
A la rencontre du bonheur et du festif
Elles laissent leurs ombres derrière elles
Pour s'étendre entre ciel et terre
Dans l'ivresse de l'inconnu et de la liberté
Comme des cigognes blanches en vol.
Vers de lointains et beaux  horizons 
Elles longent des montagnes et des prés
Des défilés escarpés et des passerelles
Gagnés par l'ombre oubliée du soleil
Elles rêvent de marcher sur la lune pieds nus
Elles sifflotent aux étoiles dans la nuit éclairée
Elles batifolent dans la mer limpide de Palavas.
Comme un vieux souvenir du temps passé
Le clocher mur à Frouzet, claironne dans la joie
La fontaine abreuvoir de Gignac attire les regards
Elle continue de sourire aux équidés de passage
Sans oublier celle des trois grâces qui murmure
Des saccades rythmées sur la place de la comédie.
Quand arrive l'heure du goûter
Elles le partagent avec moineaux et pigeons
Elles le doivent bien aux fleurs, aux roseaux et aux ruisseaux.
Au soir de retour de leurs randonnées
Quand harassées de tant de paysages magiques
Jusqu'à effleurer le syndrome de Sthendal
Elles prennent, qui un crayon, qui un pinceau
Pour relater sur une pierre, un nuage, une feuille
Tous les joyaux que la terre recèle.











jeudi 30 juin 2016

Tes cils sur ma peau




De ton regard de velours
J'ai pris le bleu mêlé
De nectar divin et idéal
Pour dessiner tes cils sur ma peau
J'ai rajouté des mots colorés
Dans ma mémoire éblouie
Qui me tiennent la main
Quand ma raison s'évanouit
J'ai pris ton sourire de soleil
Que miroitait ton visage sur moi
Je l'ai étalé sur mes veines
Et j'ai vu disparaître à jamais
La brume qui me bridait les yeux

vendredi 24 juin 2016

Comme un froufrou




Un éclair sur ta cambrure
Dans  un contour adouci
Sous une ombre voilée
Les regards vissés
De nos rêves en émoi
Le battement des ailes
Comme le froufrou
Des cœurs mouvants
Une nuit de délicatesse
Une nuit d'envie
Le matin séduisant
Le petit déjeuner chaud
Les regards vissés
De notre soif de désir

mercredi 22 juin 2016

Mon toit de pluie





J'ai construit un toit de pluie
Pour abriter mon clair de lune
D'un ciel ruisselant de tonnerre.
Un matin aux éclats qui brillent
J'ai vu frémir des yeux lapidaires
Comme des petits mots enchantés
Lorsque le soleil affairé
Chantait des arcs en ciel
Il pleut de douces perles
De myrtes soyeux et bleuis
Comme une chape de lumière
Qui dégoulinait d'étoiles
Inondant le visage épanoui
Panaché d'un sourire radieux
Et de rêves pleins  le coeur
D'une  sirène d'un océan blanc.

samedi 11 juin 2016

Dans ma nudité silencieuse!




Une chanson de mon enfance
Qui m'a toujours envoûté et plané
Quand dans mes rêves insoumis
Je me livrais aux assauts du ciel
Afin de décrocher la lune
Pour lui laisser voir du moins
Toute ma nudité silencieuse
Dans le désert de la nuit
Quand le vent a cessé sa course
Les lézards repus d'insectes
Le soleil emmitouflé dans sa toiture

mardi 7 juin 2016

Petits cailloux solitaires


Inspiré du billet de Célestine sur les cailloux du sculpteur Nizar Ali Badr, j'ai eu ces quelques mots
pour dire que les cailloux ont une âme aussi bien que la terre tourne.
http://celestinetroussecotte.blogspot.com/2016/06/petits-cailloux.html


                    Sachez que je ne donne pas de leçon, ni
       de petites pièces, quand je donne, c'est de moi-même.
                                         Walt Whitman

Petits cailloux blancs, ocres, bleus
Entendez-vous vos sonorités ?
Dans le glissement de vos corps
Quand la rivière vous draine
Petits cailloux dorés et sages
Entendez-vous les oisillons voler ?
Par dessus les roseaux étoilés
Pour quitter leur nid douillet
Petits cailloux enchantés
Que vous êtes paisibles
Tant que la pluie titanesque
Dans le tumulte des eaux printanières
Ne vous frétille pas les ailes
Petits cailloux pittoresques
Laissez-nous vous dire
Que nous entendons vos cris
Quand l'affliction vous gagne
Petits cailloux éveillés
Nous vous entendons galoper
Tels des chevaux fulminants
Quand la houle vous submerge
Petits cailloux plein d'esprit
La vie est chargée de pépites
Que parfois une eau limpide 
Dévoile malgré la tourmente.





         

dimanche 29 mai 2016

Le temps imparti !



"Si jeune que l'on soit, le jour où l'on perd sa mère, on devient vieux tout à coup."
                                  Alexandre Dumas, fils


Ma mère, ma mère, toi !
La prunelle des mamans
Entends-tu ce chant doux qui vient planer
Dans ton silence grand comme le ciel ?
Tu me berçais de ta voix unique
Sans même apprendre le sens de tes mots
Il fallait que tu partes
Un jour gris dans la brume
Sans avertir et sans paroles 
Pour que ma mémoire s'emballe
A rattraper le temps égaré
Et ramasser les miettes
De tes mots envolés
Perchés la-haut  sur un arbre
Un arbre millénaire et omniprésent
Son ombre me réveille
D'une brusque secousse
Lors de la fête des mères 
Faut-il que la vie fugitive
Me glisse entre mes mains
Pour comprendre l'infini
Amour d'une maman