mardi 10 mai 2016

Au bord du quai !

                                 
                           Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée.
                                                                  Henry James

Un matin clair, j'étais parti d'un port
Prendre le train des vents lointains
Il était l'heure qu'il fallait
Le train tel une abeille enivrée
Butinait les paysages en fuite
Pour humecter mes yeux épatés
Avant que le paysage à l'arrivée
Ne me happait tout entier
J'ai vu la rosée pétillante, assise
Sur une terrasse jonchée de mimosas
Et posée sur le banc des amoureux
Elle m'a pris dans sa bulle
M'a guidé sur l'asphalte et le pavé
Des promenades et des valses
Passerelle que nous voilà !
La pluie mijotait sur ses épaules
Ses gouttelettes mirifiques
Noyant ses cheveux ondoyants
j'avais apporté dans mes mains
Un petit clair de lune de mon oasis
Lumineux et cristallin
Je l'offris comme un bout de soleil
De mon pays lointain
Le soir sous la pleine lune
Des étoiles éveillées et éblouissantes
Nous charmaient et nous disaient
Que le destin des constellations
Se forge dans le regard des yeux ébahis.




16 commentaires:

  1. Ô nuit que ne m'apportes-tu plus souvent
    les mots charmants
    de ce poète de la rosée et du matin...
    j'ai suivi de mes pas de libellule
    le chemin de ce voyage rêvé
    pris dans mes mains le vol des mouettes
    j'ai couru sur l'asphalte humide
    irisé de reflets bleus
    j'ai dégusté des mets subtils et délicats
    et vu s'envoler les bateaux comme des oiseaux en partance
    et plus que tout j'ai goûté à la source des mots


    ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Qui es-tu ombre qui me poursuit de son sourire épanoui et me distille ses mots enivrants? Je t'ai rêvée un matin avant que la dernière étoile ne s'éteigne, harassée de m'attendre, mais toi, toi! je t'ai reconnue dans allure de l'ange éternelle qui guide mes pas.
    Par tes mots la Céleste, je te découvre en papillon dorée, butinant les fleurs empourprés et gavés de soleil et que tu répands en nectar sublime. Je te remercie de tes mots sablés d'or qui ont leur pesant d'émerveillement. Ton poème m'habille et m'enveloppe de douceur. Merci

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  3. Je n'ai pas le lyrisme de notre Céleste amie mais je voulais juste te dire que ce poème sentait le jasmin et la fleur d'oranger (de mon pays d'origine et lointain aussi)... J'ai reconnu l'oasis au clair de lune et d'autres mots qui, malgré eux, amènent à ce texte la nostalgie de l'exil. Mais peut-être est-ce une grâce ? ;)

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    1. Tu as tout à fait raison Asphodèle, de citer le jasmin et la fleur d’oranger qui y sont foison dans ces lieux. L’oasis en est à quelques milles à vol d’oiseau. On y baigne de soleil et de sable aux reflets luisants ; La Céleste par ses mots a apporté une lumière comme un écho à mes mots et toi Aspho, tu en mets une autre touche pour leur donner une patrie, comme d’un pays de cocagne. Merci pour ton charmant commentaire Miss Aspho

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  4. Quelle belle envolée lyrique ce poème où je vois deux enfants se tenant par la main, heureux à l'idée de partager l'un avec l'autre leurs petits trésors déposés dans chacune de leur main.
    Bonne soirée, Bizak! C'est très beau.

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    1. Avec tes yeux et surtout ton coeur de poétesse, je ne doute pas que les deux enfants puissent partager leurs beaux trésors. N'avons-nous pas le droit de rêver ? Et les rêves ne sont-ils pas faits pour être réaliser ? Merci El Linda pour ton joli commentaire.

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  5. Que c'est charmant ce clair de lune! Surtout qu'ici le printemps démarre dans la brouillasse, merci d'aller nous chercher la lune, galant homme que tu es!

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    1. Tu sais que ton passage me fait toujours du bien, pour une amie poétesse et toujours encline à la bienséance et aux mots élogieux à mon égard. Je t'en remercie ma chère Isabelle. Et au plaisir de te lire

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  6. C'est beau...comme un rêve de douceur et de beauté...
    Tu as les mots enjôleurs, Bizak !
    Je ne sais pas si ce sera en bateau ou en train, mais je te souhaite d'arriver dans le pays de ton cœur... :-)

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    1. J'aime bien le train, surtout quand les paysages défilent en sens inverse, comme une horde de chevaux de course ou de licornes qui voltigent. Merci pour tes mots charmants La Licorne.

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  7. C'est très beau, Bizak. J'ai laissé mon esprit vagabonder au gré de tes mots et mon âme s'est laissée bercer par cette si douce et belle poésie.
    Merci à toi. Je t'embrasse.

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    1. Merci Françoise pour t'être laissée entraîner par mon poème. Cela me fait grand plaisir que tu en sois bercée et touchée. je t'embrasse Françoise

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  8. La pluie qui mijote, quelle image parfaite, on voit si bien ce petit grouillement humide en surface, tendre et luisant... Tant de joie dans ce poème, ça tombe à pic dans ce matin d'une journée qui nous promet à nouveau d'être orageuse....

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    1. Très beau, ton commentaire, Edmée! De la poésie dans l'air à chacun de tes mots. Merci

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  9. Au bord du quai mais......pas n'importe quel quai. Le quai de la marine qui accueille chaque année des joutes, puisque s'y déroulent les tournois nautiques à la St Louis, rivalité des restaurants, rivalité des façades d'immeubles qui se veulent plus fleuries les unes que les autres, rivalité des étoiles pour avoir le plus beau reflet dans l'eau des canaux, et, au milieu de ce brouhaha, sur un air de guitare sèche, un poète circule et trouve çà et là une image, une émotion, un bruit, une odeur qu'il va transcrire en mots et faire une ode à la beauté, à l'amitié ou à l'amour. Je connais ce quai, je sais tout ce que l'on peut y éprouver. J'aimerais, j'aimerais.....mais je ne sais pas écrire.

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    1. Tes mots Chinou me transportent! Venant d'une artiste peintre aussi passionnée et aussi fine dans son art, que toi, quel honneur que ta visite à mon blog. Pour ta dernière phrase, tu ne sais pas écrire, oh! tu sais mieux, peindre! Comme le disait Le grand Léonard de Vincy: “La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir. ” Merci Chinou

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