dimanche 20 mars 2016

Souvenirs ! souvenirs!



                                             Rien n'est plus vivant qu'un souvenir !
                                                Federico Garcia Lorca

Oh! comme ma vie était jalonnée de rêves et ma tête dans les étoiles. Depuis toute petite enfant, j'aimais ne faire qu'à mon instinct, jouer avec les petits enfants de mon joli petit quartier, me balader avec mon petit copain, un petit garçon de mon âge. Il avait une mère qui était sans état d'âme pour le punir, quand il rentrait tard à la maison, même si maman, elle aussi n'aimait pas quand je m'éloignais trop de la maison, elle me sermonnait quand je rentrais aussi un peu tard pour le déjeuner. Papa que j'appelais mon ange gardien, souvent me défendait, il y'avait tant d'amour en lui, même s'il me disait gentiment pour me tranquilliser: "Il faut écouter ta maman, ma petite puce! elle ne te veut que du bien".

On peut rêver pour croire réaliser le minimum de nos souhaits avec nos parents, eux qui nous surveillaient toute la journée et nous convoquaient, dare-dare, quand ils suspectaient la moindre petite chose.

Si les adolescents pouvaient se permettre un peu plus de liberté, leur vrai challenge, c'était le défi, le samedi qui était un vrai casse-tête pour convaincre les parents de les autoriser à rentrer un peu plus tard la nuit.

Vers mes quinze ans, ma vie a pris une autre tournure plus rêveuse et plus libre, mais comme on dit: Restons vigilants ! les énergumènes, ça existait aussi à notre époque. ce qui ne nous empêchait pas, moi et mes petites amies, de nous permettre nos petites pirateries, en séchant nos cours de jeudi en poésie, qu'on n'aimait pas trop, surtout si la veille, on recevait quelques petits messages perso, de la part de nos copains qui nous invitaient à aller les rencontrer le lendemain près de leur lycée.

C'était à dix sept ans, quand ma part immergée était remontée vers le ciel bleu, que mes cinq sens étaient en alerte maximum, comme pour prendre à bras le corps le monde tel qu'il était, et vivre ma vie à plein régime sur l’île de Gerba que m'avait préconisait un ami. Mon ami, Petit-blue avait vécu aux îles galapagos qui portent maintenant son nom: Îles Petit-blues, en pensant que c'était là-bas : sa famille, son refuge. Il aimait aussi relever le défi des vingt bières à ingurgiter le temps d'une soirée sur sa chaloupe  en criant à tue- tête, quand il était bien inspiré : Ecrivain...moi ? vive les femmes, vive les femmes ! car il faut le dire, ce n'était pas la pêche son fort, mais sa belle littérature, l'écriture de ses mémoires et, parfois même, dans ses moments gris, il se mettait aussi à faire de la poésie ininterrompue.

J'ai rencontré mon totem, mon homme à cet âge là, quand les fées dansaient la java à Paris. Oh! Paris, toi qui m'a pris dans tes bras, quelle époque épique de joie où toutes les billevesées pouvaient se dire, époque de sans souci, comme chantait Mireille Mathieu :

                 Paris la belle époque,
                 Paris du sans souci,
                 Paris des jours baroques, 
                 Reviens-nous aujourd'hui !
                 Verse-moi du champagne

Et puis, aujourd'hui, les temps ont changé, les enfants ont grandi, j'ai ma petite philosophie du matin et surtout mes fondamentaux qui se résument à mes enfants et à leur éducation et à essayer de les aider dans leur nouvelle vie. Maintenant, ils volent, ils volent de leurs propres ailes. J'ai aussi à moi, mes petites libertés ; fini le temps où j'adorais mon métier que j'aurais aimé continuer, mais...et qui me remplissait ma vie de bonheur. Je gambade aussi de branche en branche, chez Asphodèle où j'aime butiner  aux plumes de l'été, les plumes de l'année et aussi un autre genre d'ateliers d'écritures passionnants, chez La Licorne. Et tout le reste du temps, je voyage, je vois du pays et les chats peuvent toujours faire : Miaou!!