jeudi 31 mars 2016

Les rêves qui planent !


                                                  Rien n'est plus puissant qu'une
                                     idée dont l'heure est venue.
                                                    Victor Hugo

Comme je suis dénué parfois quand le soleil s'en va
J'ai dans le coeur tellement de peine du temps blafard
Qui me lacère mes visions confuses de mon imaginaire
Je ris, je pleure, que faire sinon tremper l'ennui
Je voudrais que les heures s'arrêtent de m'échiner
Je ne suis pas prêt à l'abandon de mes rêves infinis
Quelle est cette nuit qui me taraude, qui me vrille ?
Que font les douces étoiles quand moi, je suis endormi ?
Je  laisse déclamer celle qui me souffle en sourdine :
Laisse tes rêves te submerger : seuls eux peuvent
T'élever au dessus des nuages sombres et tristes
Tu verrais que l'espace est chargé de nymphes  ailées
Elles disent au vent, à la pluie, de se secouer
De laisser passer les fines pensées de mélodie.
J'ai fait un rêve cette nuit  dans mon insomnie
Je me débattais à retrouver le fil de mes étoiles
Et puis soudain, un ange m'apparut et me dévoila :
Tu sais  que les astres veillent pour épancher leur lumière
Sur toutes les âmes éthérées et pleines d'émoi
Dont la saison des fleurs y retient son souffle
Ton passage sur les sillons des grands poètes
Dessinerait les reliefs de leurs empreintes immortelles
Va ami ! le ciel est toujours éclatant pour ceux et celles
Qui savent planer au dessus des tendres champs de blé.