lundi 19 septembre 2016

Comment dire l'indicible, disait Célestine !





   Comment dire l'indicible !

   Cette phrase m'a happé ma cervelle depuis que je l'avais lue sur un des billets de Célestine. J'ai taraudé mon esprit dans tous les sens, j'ai consulté Victor Hugo et d'autres poètes pour leurs poésies aux mille variantes, aux mille plaintes, aux mille éclats, aux mille sanglots, j'ai fouiné dans beaucoup d'ouvrages des différents auteurs , poètes  et écrivains de tous les pays. 

   J'ai buté à chaque fois aux différentes cultures, aux différents mœurs, qui donnaient des sens variés aux mots. A des degrés divers de nuances , les mots devenaient élastiques sans répondre d'une même voix, d'un même impact. 

   Comment peser les mots pour les aligner, les discipliner, les étager, comment exprimer une lancinante douleur qui s'évapore de nos entrailles, en nous laissant des braises comme dans un foyer en combustion. Comment arrêter notre moulin de pensées débridées qui tourne souvent à vide. Notre sommeil, la nuit, tourne et se retourne sur lui-même, tellement agité par les clapotis et le murmure des mots qui refusaient de sortir de nos viscères endoloris. Parfois un mot voudrait jaillir mais que les cordes vocales asséchées et qui ne vibraient plus, refusaient de le drainer vers la sortie pour son éclatement, tout au moins sa libération.

   Dire l'indicible ! et si on commençait tout simplement à peindre, me disait une voix intérieure, une voix douce, sortie de la bouche d'un ange qui passait...!

   Et depuis cet instant, j'écrivais en lisant mes croquis dessinés par mes yeux en fermant mes paupières pour laisser passer les mots. 
   Tiens, j'y pense ! et si je demandais à Chinou  de me dessiner l'indicible