lundi 11 septembre 2017

Qui sait un jour peut être, je t'écrirais...!

                                               

Nous sommes comme les noix : nous devons être brisés pour être découverts.
                                                                        Khalil Djibran




Je t'écrirais un jour peut être une lettre, pour connaitre la couleur de tes yeux, de tes cheveux, comment ils brillaient dans le silence de la nuit et sous les étoiles fleuries.
Tu me diras alors, pourquoi quand tu marchais, tu faisais des pas de danse et que ta silhouette ressemblait à une île inconnue même des immortels.
 La cadence de tes pas m'était comme une musique que j'avais entendue une nuit à la lisière de mon sommeil qui me rejoignait enfin. 
Peux-tu me reconnaître après tous ces temps passés et je sais que tu me reconnaîtras, car je n'ai point changé pour toi, j'ai suspendu le temps qui cavalait tumultueusement dans les ornières de mes pas. 
D'ailleurs, toi aussi, tu n'as pas changé, je t'ai gardée en tête comme au premier jour de ton envol si léger et frileux, avec ton regard de velours, tes cheveux aux vents qui étalaient leurs couleurs diaphanes dans mes veines.
Je t'écrirais toujours jusqu'au printemps de vie, de toutes les vies.

mardi 29 août 2017

Ma chanson fétiche: Le Lac Majeur



La chanson de Mortimer Schuman, le lac majeur, qui m'a longtemps et bien longtemps accompagné quand mon âme était triste.

 A quel moment de l'histoire italienne se réfèrent les paroles de "Il neige sur le lac Majeur" ?

jeudi 17 août 2017

Easy to remember - Stacey Kent

                                                                                                                                                                                                                                                           Une petite pause, je vous laisse avec Stacey Kent



Je ne suis qu'un brin de temps
Dans cette immense éternité
Mon passage est un trait de lumière
Parmi les innombrables étoiles en suspens
Je faufile comme un feu follet
Dans le coeur des astres en dentelles 
                                     Bizak


mercredi 2 août 2017

Comme un envol de réminiscences

Le premier regard, c'est la première note magique jouée sur la corde d'argent de notre coeur                                                                       Khalil Djibran


J'ai rencontré un brin d'amour
Dans un regard profond et doux
Aussi profond que le fond de l'océan
Aussi doux qu'une nuit tendre
Sur le chemin des rails ardents
La nuit quand je m'éveille languissant
Je pense à ce long horizon bleu
Qui me suit souriant et mystérieux
J'ai ressenti les vitres brisées
Quand le train a accosté sur le quai
Il m'a laissé des larmes sur le banc
D'une ombre qui a glissé dans mes rêves
Où irais-je donc boire de ses étoiles ?
Le ciel se couvre à jamais de brume dense
Ma mémoire se fissure dans le temps
Me restent Ô ciel des destins éraflés
Les bribes de son sourire éternel




mardi 25 juillet 2017

Ce temps impassible !


Mon âme est comme un son de cor venu des plaines et qui se fond au clair de lune sous les feuilles. Silence. Mon âme rêve.                        Paul Fort


Mélancolique temps somnolant 
Tu m'as pris mon printemps
Et même mon été
Tu me frémis teint maussade
Tu pèses lourd sur mes épaules
Tant d'embruns sans arrêt
As-tu pensé au jardin de mes rêves ?
L'astre chaud tel Jupiter
Prenant son temps évasé
Me dit de sa haute voix sentencieuse :
La fleur que chaque matin tu évoques
Est à jamais étrillée et disparue
Vis ! tant que ton coeur bat encore
Sous les étoiles, n'attend point
Recueille dès ce jour ouvert au ciel
Ce que la vie t'offre dès lors
Et dans mon silence profond
Je repris enfin un brin de lueur






mercredi 19 juillet 2017

La feuille de laurier ne répondait plus




                            Beaux arbres, je vous supplie de croire que je suis fidèle et toi,
                                  mon beau laurier, garde le souvenir de mes douleurs.                                                        
                                                                         Félix Lope de Véga Carpio




Dans ses mouvements de balancier
Chaque jour la feuille douce du laurier
Racontait une histoire des temps passés
Elle tapotait mécaniquement à ma fenêtre
Elle s'y cognait comme pour attirer mon regard
Elle dansait au rythme du vent et du temps
Du vol des oiseaux et du chant des cigales
Elle était habituée à ses va et vient apaisants
Tant de fois dans la journée
Je venais m'attarder devant ma fenêtre
Elle me berçait par ses oscillations langoureuses
Comme des coups trépignants sur mes tempes
Elle était toujours présente dans mon silence
Et puis un jour, le silence fut plus profond
Plus tonitruant, plus effrayant
La feuille de laurier ne chantait plus
La feuille de laurier ne remuait plus
Par un regard d'où venait le zéphyr
Mes yeux furent médusés et tristes
L'arbre portant le fidèle laurier, 
Ne vivait plus, n'éxistait plus
La nuit, un feu insondable
L'avait absorbé dans son sommeil.


dimanche 9 juillet 2017

Mes vagues des jours !

Le temps n'est pas une courbe lisse mais une série de cahots, de bonds et de pauses.
                                                                           Nial Williams 



Par les bois, par les vallées
Par les montagnes et les prairies
Je dompterai mes illusions, mes mirages
Je roulerai sur du sable blanc
Les vagues de mes espoirs
Je prendrai mes larmes brûlées
Je les mêlerai à la pluie délicieuse
J'arroserai toutes les fleurs du ciel
Qui se pencheraient sur mes épaules
Je leur offrirai mes mains caillouteuses
Pleines de grâce et de bienfaisance
Je les aimerai pour toujours
La vie mérite bien quelques rêves
Semés sur le pavé de mes jours.  


                  Note pour mes amis: Ah ! mes chers lecteurs et lectrices, je suis dans l’indisponibilité pour venir visiter vos blogs, mais pour vos grains de sel que vous avez la gentillesse de me poser comme arc e n ciel, je vous en remercie  infiniment en vous laissant quelques mots à chacun et chacune.

mardi 23 mai 2017

Le premier mot d'un vers




La poésie nous nourrit des choses de la vie, elle nous prend à bras le corps et nous laisse gémir, rire, pleurer, voir, apprendre, souffrir, rêver. Il faut avoir beaucoup vécu pour prononcer le premier mot d'un vers.


samedi 20 mai 2017

J'ai trouvé mon aurore boréale




Je ferai un petit périple au loin en sillonnant les nuages qui se disperseront sur ma route.
J'irai rêver par delà le monde, remplir ma vision de multiples couleurs et clamer mes mots préférés :


Laisse-moi glisser sur ta cambrure sinueuse
Empoigner ton coeur trémulant
Éparpiller mes mots extasiés
Pour goûter à l'élixir
Qui rend visibles tes rêves.  


samedi 22 avril 2017

Cette vie qui circule dans mes veines !

        Tous peuvent entendre mais seuls les êtres sensibles comprennent
                                                           Khalil Gibran


Quand dans un moment de rencontre, les voix se mêlent, les regards  se parlent, les visages s'épanouissent et les sourires émergent, alors vous comprendrez ce qu'est l'amour de la vie.
Nous nous étions rencontrés sur la terrasse d'un café pour prendre le chemin du port où nos visages fleuris, se confondaient avec la lumière du soleil mêlée à la bruine.
J'avais humé, senti, léché, chaque mot, chaque phrase, chaque regard, quand main dans la main, nous pavoisions le temps de réflexions printanières, nous buvions l'eau du ciel qui mouillait nos cheveux barbouillés.
Nous étions les seuls êtres vivants, heureux, libres et sereins, nous parcourions les ruelles enchantées, les sentiers bleus, les maisons fleuries, les librairies achalandées, les musées vitrées, les ponts suspendus, les cailloux boiteux. Nous nous éclations  sous le ciel de notre vie, d'éclats de voix et de rires pour quelques moments éphémères pleins d'éternité. Nous ne nous possédions pas, nous ne mêlions pas nos vies terrestres et figées. Nous étions au dessus de cela, nous nous racontions nos maux par nos mots silencieux, nos passés, nos enfances, nos rêves.
A table ou sur l'herbe des prés, au restaurant, au café, au bar, nos yeux se fixaient et discutaient, nos gestes suivaient. Nous voulions rattraper le temps des nuits, des jours passés et nous nous étions quittés pour qu'un autre jour, nous nous rencontrerions à nouveau sans jamais oublier que la vie, chose  qui nous a été donnée de plus précieux, vaille, mérite d'être vécue, d'être aimée. 
Je me disais alors, en moi-même: J'ai vécu un laps de temps, mais j'ai aimé éternellement.

samedi 8 avril 2017

Blog en pause

Mon blog est en pause pour quelques jours, et mes ailes planeront parfois pour placer quelques mots ailleurs  quand le coeur a besoin de dire. Merci à tous.


"Il n'y a qu'une seule façon d'être heureux et c'est de cesser de se préoccuper de choses qui sont au-delà de notre volonté". Epictète.
                                                                                          




lundi 13 février 2017

La nuit étoilée dans le désert





La nuit, les étoiles sont ivres
Quand le désert s'évapore
Elles sont happées par le cosmos infini
Elles dansent et entrent en transe
La lune en liesse frémit de joie
Le ciel éblouissant et scintillant
Donne un carnaval de lumière
Par devant moi, le sable qui siffle
Et le vent qui entonne de sa voix
Une musique aux airs fulgurants

mercredi 1 février 2017

Ces sombres nuages !



Les nuages dans leur délire
De nous rendre le ciel gris
Griffant le soleil moribond
De leurs ailes sombres
Pèsent sur nos cœurs.
Mais les voilà sautillant
Se gonflant d'eau
Arrosant les champs
Abreuvant la terre
Éclaboussant les jambes nues
Des sirènes de passage.
Alors renaissent les sources
Fleurissent les arbres
Éclate le soleil
Gazouillent les oiseaux
Fredonnent les abeilles
Et ce qui vaut mieux
Par dessus ce joli festival
Que naissent les poètes !
Que s'ouvrent les cœurs !
Que jaillisse le bonheur !






dimanche 29 janvier 2017

Les Feuilles Mortes

Blog en repos







Sur la branche ténue
D'un grand magnolia
Vient souvent l'oiseau
Aux ailes amples et colorées
Il se rappelle un rêve
Fait un jour dans un pré
Où vivent les alouettes
Bercées de chants mélodieux




samedi 14 janvier 2017

Le soleil qui s'ennuie !




Vaste est le désert, vaste est le coeur, le sable frétille sous mes pieds. J'entrevois un fennec ambulant qui espérait tromper une antilope qui s'approchait d'un bel adénium (rose du désert ou baobab chacal). Ce baobab  qui peut nourrir l'antilope mais point le fennec. Alors le fennec attend, qu'attend-il ? que je passe mon chemin ou que  l'antilope allonge son coup vers le baobab chacal. D'une pierre, deux coups, se tailler une belle antilope farcie de fleurs d'adénium. Mais qu'est ce qui me fait délirer ainsi, pour mâcher des idées biscornues ? ma tête devait recevoir des rayons implacables de ce soleil qui est suspendu au zénith. Je rêve des montagnes des Alpes où la neige y batifole, là où le froid grille la peau des lèvres. Les miennes sont asséchées.
Je me réveille en sursaut, le vent de sable me pénètre les narines. Il s'était levé la nuit pour aller brouter des corps endormis sur l'esplanade d'une oasis aux mille palmiers dattiers  qui croulent sous le suc miellé des régiments de dattes diaphanes. Il est six heures, l'aube émergeant bleue. La journée commence, c'en est la deuxième  dans le Sahara...je rêve debout et je chante:

Vaste étendue du ciel
Le désert rempli de ses mystères
J'entends les palpitations de ses ombres
Sous des palmiers glorieux
L'oasis, rêve du voyageur égaré
Toujours affable, bienveillante
Et même gracieuse dans sa riche floraison
L'eau qui coule, miracle ou mirage
Comme une pluie de bercement


samedi 7 janvier 2017

Quand le ciel apparaît !









Quand le ciel apparaît le matin dans sa splendeur
Tout ce qui bouge, tout ce qui vit se mettent en branle
Les oiseaux se gorgent de rosée et dressent leurs ailes
Les arbres gémissent du plaisir de se réchauffer leurs chairs
Les fleurs dandinent de joie d'éclater leurs sèves
Le soleil comme un dieu endormi remue son foyer ardent
Le monde en effervescence reprend son trimard
Une journée où tout se décide, tout se dessine
La vie invariablement distille ses espoirs et ses rêves
Nul être ne doit être affligé, nul homme ne doit désespérer
Ainsi devait être la vie, ainsi nous la voulons.



lundi 2 janvier 2017

Le temps qui se prend à aimer les jardins





J'ai sondé le temps de mon aurore
Pour m'approvisionner en rêves latents
Que je devais refleurir dans mon printemps
Le temps me fuit comme un sablier infini
Je l'ai muselé sur la cime d'une montagne
Je lui ai construit un vaste jardin
Qui l'occupe nuit et jour sous un ciel généreux
Couché à l'ombre d'un saule blanc
Je m'inonde des fragrances joyeuses
Des rosiers libérés, des muguets argentés
Des anémones aux fleurs bleues
Des amaryllis à gorges jaunes
Le temps est devenu mon confident
Je lui ai appris à s'embaumer de floraisons
Pour qu'il cesse de cavaler sans raison.