mardi 25 juillet 2017

Ce temps impassible !


Mon âme est comme un son de cor venu des plaines et qui se fond au clair de lune sous les feuilles. Silence. Mon âme rêve.                        Paul Fort


Mélancolique temps somnolant 
Tu m'as pris mon printemps
Et même mon été
Tu me frémis teint maussade
Tu pèses lourd sur mes épaules
Tant d'embrun sans arrêt
As-tu pensé au jardin de mes rêves ?
L'astre chaud tel Jupiter
Prenant son temps évasé
Me dit de sa haute voix sentencieuse :
La fleur que chaque matin tu effleures
Est à jamais étrillée et disparue
Vis ! tant que ton coeur bat encore
Sous les étoiles, n'attend point
Recueille dès ce jour ouvert au ciel
Ce que la vie t'offre dès lors
Et dans mon silence profond
Je repris enfin un brin de lueur






mercredi 19 juillet 2017

La feuille de laurier ne répondait plus




                            Beaux arbres, je vous supplie de croire que je suis fidèle et toi,
                                  mon beau laurier, garde le souvenir de mes douleurs.                                                        
                                                                         Félix Lope de Véga Carpio




Dans ses mouvements de balancier
Chaque jour la feuille douce du laurier
Racontait une histoire des temps passés
Elle tapotait mécaniquement à ma fenêtre
Elle s'y cognait comme pour attirer mon regard
Elle dansait au rythme du vent et du temps
Du vol des oiseaux et du chant des cigales
Elle était habituée à ses va et vient apaisants
Tant de fois dans la journée
Je venais m'attarder devant ma fenêtre
Elle me berçait par ses oscillations langoureuses
Comme des coups trépignants sur mes tempes
Elle était toujours présente dans mon silence
Et puis un jour, le silence fut plus profond
Plus tonitruant, plus effrayant
La feuille de laurier ne chantait plus
La feuille de laurier ne remuait plus
Par un regard d'où venait le zéphyr
Mes yeux furent médusés et tristes
L'arbre portant le fidèle laurier, 
Ne vivait plus, n'éxistait plus
La nuit, un feu insondable
L'avait absorbé dans son sommeil.


dimanche 9 juillet 2017

Mes vagues des jours !

Le temps n'est pas une courbe lisse mais une série de cahots, de bonds et de pauses.
                                                                           Nial Williams 



Par les bois, par les vallées
Par les montagnes et les prairies
Je dompterai mes illusions, mes mirages
Je roulerai sur du sable blanc
Les vagues de mes espoirs
Je prendrai mes larmes brûlées
Je les mêlerai à la pluie délicieuse
J'arroserai toutes les fleurs du ciel
Qui se pencheraient sur mes épaules
Je leur offrirai mes mains caillouteuses
Pleines de grâce et de bienfaisance
Je les aimerai pour toujours
La vie mérite bien quelques rêves
Semés sur le pavé de mes jours.  


                  Note pour mes amis: Ah ! mes chers lecteurs et lectrices, je suis dans l’indisponibilité pour venir visiter vos blogs, mais pour vos grains de sel que vous avez la gentillesse de me poser comme arc e n ciel, je vous en remercie  infiniment en vous laissant quelques mots à chacun et chacune.