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vendredi 11 mars 2016

La passagère inconnue !




Les plumes 50 d'Asphodèle et les mots retenus:
Vedette, fragiliser, fortune, film, projecteur, fumé, paparazzi, , moi, fanfreluche, réputation, prétention, chanteur, oublier, local, gros, météorite, étoile, talent, chaleur, lumineux, diva, barricader.


La nuit, à partir du ciel, la vue panoramique de la terre est sublime et lumineuse. Elle est étourdissante et magique.

Je ne cessais de fixer les gros nuages qui défilaient à une allure faramineuse. Dans le lointain, à l'horizon, il y 'avait quelques étoiles apparentes, dont je remarquais des petits astres fanfreluches, qui gambadaient à l'infini.

La chaleur que dégageait l'ambiance du réduit où j'étais devenait supportable depuis que les climatiseurs avaient été mis en fonction.

Je n'ai pas la prétention de jouer les paparazzis dans ce prestigieux endroit animé où des acteurs de cinéma, assis chacun à son siège, suivaient les dernières explications que leur distillait le metteur en scène, en leur projetant avec un data show, les dernières retouches du prochain film à tourner : "Malkovitch ou la fortune qui part en fumée". Un scénario basé sur un fait réel provoqué par le financier écumeur Bernard Madoff et dont la victime, l'acteur Malcovitch s'était retrouvée fragilisée en perdant toute sa fortune dans l'affaire dite des subprimes. D'ailleurs la recette prévue du film sera versée dans un compte unique de ces  sinistrés de luxe.

Dans toute cette agitation, générée par cette foule d'acteurs et autres techniciens présents, une charmante étoile qui ne manquait pas de talent, jouait de sa guitare, en répétant patiemment la fameuse chanson mythique, " Sade lisa", du grand chanteur Cat Stevens. Elle était assise dans un coin en retrait, apparemment seule. Elle semblait ravie d'être mêlée à cette ambiance de fête. Assister à la revue des ultimes préparatifs, pour la mise en scène d'un film à tourner, quelle chance, pour elle!

Pendant ce temps-là, deux monstres sacrés du cinéma, d'une réputation indéniable, les deux grandes vedettes, les plus en vue, Brad Pitt et Jodie Foster, n'arrivaient pas à suivre attentivement les explications du metteur en scène, tellement ils étaient blasés par leur métier. Ils suivaient plutôt avec intérêt cette captivante inconnue qui chantait dans son petit coin tranquille et qui les charmait par sa douce et voluptueuse voix. Ils étaient émerveillés d'écouter l' agréable  mélodie qu'écoulait  la  voix suave de cette météorite  venue de nulle part ou tombée du ciel comme une diva sortie d'un conte de fée.

L'ambiance était à son comble, lorsque le metteur en scène mettant fin à la petite projection, tout le reste des acteurs avait rejoint le petit coin d'où provenait la musique et  qui commençait à s'étendre, pour applaudir et chanter et oublier un tant soit peu, les projecteurs et tout le tralala du cinéma. On entonnait ensemble avec joie et enthousiasme, l'air de la chanson "Lisa sade Lisa", pendant un bon moment de  liesse, quand une voix à travers l'interphone, grésilla : " Le commandant de bord et son équipage vous remercient d'avoir choisi Américain Airlines et espèrent que vous avez fait un bon voyage. Veuillez attacher vos ceintures, nous allons entamer notre descente sur l'aéroport de Los Angeles. Il est 05 h 30, heure locale". 

Moi, me précipitant, joyeux, je regardais par le hublot, le bel aéroport prestigieux et énorme de cette grande ville américaine.

L'avion atterrit à l'heure indiquée. Dans la salle d'accueil de l'aéroport, un groupe de paparazzis que tentait de barricader les policiers, s'agglutinait pour prendre des photos des stars, pendant que des reporters  s'affairaient à arracher quelques interviews, si possible même avoir un scoop avec le célèbre acteur Malkovitch, présent dans la salle et invité par le metteur en scène, lui-même, pour quelques avis relatifs au tournage du film.

Loin de la foule, à l'écart, un jeune monsieur, à l'allure de gentleman, muni d'un beau bouquet de fleurs de bleuets, un imprésario à ce qu'il paraît, cherchait du regard, parmi la foule, notre diva, pour l'accueillir et la conduire à son hôtel, en attendant le concert de chant accompagné par la guitare, prévu pour le soir même, qu'elle donnerait au Café de la Danse du célèbre Muséum de Los Angeles. 




                                                         
                                                           Texte: 644 mots

                                                         

vendredi 26 février 2016

Le lys blanc de l'aubaine




Les plumes 49 d'Asphodèle: Les mots retenus
Flânerie, pacager, liberté, baguenauder, circonstance, enthousiasme, prisonnier , errance, prairie, libellule, céleste, nuage, délire,  rencontre, bohème, paria, alouette, gironde, évanescent, agripper.


De toutes les fleurs qui jonchaient mon jardin, là-bas au seuil du ciel étoilé, celle qui m'avait le plus charmé et  enthousiasmé, quand tout était à l'abandonnement, était  le beau lys blanc. Il avait germé d'une graine transportée par une divine étoile nommée libellule qui baguenaudait au gré des circonstances et de ses errances cosmiques, là où naviguaient les éternelles étoiles assoiffées de vie truculente et spatiale. On disait de cette exquise étoile libellule, qu'elle répandait des graines de blé aux extraordinaires qualités gustatives dans toutes les contrées et immensités spatiales.

A vrai dire, j'ai toujours rêvé d'accueillir, un jour, cette sublime  libellule qu'on disait insaisissable et évanescente. Je pensais d'abord que mon jardin profiterait de cette semence de blé céleste aux mille vertus, qui pourrait, dit-on,  nourrir tous les humains en leur donnant un aspect d'une beauté d'anges. 

Par inadvertance, c'était une graine de fleur des dieux, le lys blanc, d'une pureté et d'une senteur grisante et irrésistible, qu'elle m'avait destinée. Elle n'était certes, pas  nourrissante comme le blé céleste, mais elle avait une essence vivifiante et ensorcelante  pouvant donner une vie éternelle et une beauté rien qu'en humant son parfum au délice envoûtant.

On ne vit plus que d'amour, d'eau fraîche et de fragrance sublime, dans mon jardin semé de lys blancs; même mes petites tortues qui en raffolaient, pacageaient en toute liberté, de ces mêmes fleurs de lys comme d'un festin affriolant, en s'agrippant frénétiquement avec leurs pattes antérieures, aux tiges de ces superbes fleurs.

Parfois, lors d'une belle soirée, dans un de ces moments radieux de la stratosphère, quand s'abandonnant à la flânerie alors que les nuages s'amoncelaient et lui cachaient les autres étoiles, la belle et gironde libellule, se sentant prisonnière et étouffée, étendait  subitement ses ailes  d'alouette, comme si elle voulait planer sur une gigantesque prairie interstellaire. Elle décidait, alors, de fendre les nuages dans une atmosphère en délire, chargée d'éclairs, de tonnerre et apparaissait alors dans sa sublime lumière sous le regard admiratif de la lune  incandescente, qui lui promettait, toute joyeuse, ses beaux  rayons clairs pendant toute sa  soirée festive. 

La séraphique libellule mettait pied à terre, s'installait  sur le rebord d'une fontaine près du jardin,  assise en amazone, et commençait alors, à égrener tendrement des notes musicales avec sa harpe enchanteresse qui ne la quittait jamais. S'élevaient alors, telle une mélodie des anges, un émerveillement, un ravissement d'une poétique sérénade que le silence sidéral, incrédule et  maître des lieux, se mettait à s'extasier de cette rencontre homérique du  ciel et de la terre où une idylle pouvait naître d'une vie de bohème, dans ce jardin d'aubaine, comme un moment divin et d'éternité, n'ayant besoin de rien. Et comme disait Balzac:" Ce mot bohème vous dit tout, on peut vivre au dessous de la fortune mais au dessus du destin". Et cela, assurément, est si loin d'une vie de paria.
                        




                               Texte: 478 mots

samedi 12 décembre 2015

L'effervescence d'Aldébaran



Dans l'univers jalonné de constellations
Bouillonne le monde des astres et des bulles
Qu'un rêve fou fait apparaître au ciel
Une grande et belle étoile aux mille éclats
La brillante étoile rougeâtre Aldébaran
Née dans la prairie galactique du fécond Taureau
Une étoile royale aux pays de la Mésopotamie
Des rois mages et d'Ishtar la déesse de l'amour
Elle court, elle court parmi les étoiles luisantes
Allant sublimer Aries souveraine du Bélier
Maîtresse de l'équinoxe du printemps stellaire
Celle qui recèle la joie et la vie éternelle
Dans un ciel ouvert comme un grand livre d'images
Taquinant et jouxtant le beau royaume d'Orion
Bételgeuse, Rigel, Béllatrix, Saïph
Aldébaran aux incandescences  vives
Âme vivante et cœur du fertile Taureau
Qui se complait dans sa luminosité étalée
Tour à tour, devient rose, bleue, orangée
Idéale et sublime pour sa ronde dans le cosmos
Gambade, danse, rêve, chante, vit
Sous la houlette de son prolifique Taureau
Fait fleurir le ciel à profusion d'amour et de vie
Dans un avril euphorique à l'aube des jardins
Multiplie les rayonnements de lumière
La déhiscence des fleurs aux multiples senteurs
Et des belles couleurs chamarrées et dorées
Qui ravivent la terre sous un ciel ébahi
Aldébaran pour sa flamme au cosmique Taureau
Le bonheur des angelots, l'allégresse des mères
Honore dans le faste et la fructification du sol
Les arbres millénaires, les forêts légendaires.




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