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jeudi 7 février 2019

Mon coup de foudre !

Car son âme retiendra la vérité de votre coeur, comme le goût du vin persiste dans la bouche, alors que sa couleur est oubliée, et que le flacon n'est plus.
                                                                                                Khalil Djibran



J'ai longtemps cherché à lire dans mes rêves, mes rêves vécus et à comprendre le sens de la vie. Mais au fin fond de ma solitude qui a germé au fil des ans, je doute de l'être humain. N'est-ce pas, du reste, qu'on dit souvent que l'absence, l'éloignement ébrèchent les sentiments, oblitèrent les lignes de notre âme et estompent toute la fraîcheur et la beauté de notre coeur.
Mais est-ce toujours le cas, si vraiment les êtres avaient du sang dans les veines et non de l'encre délébile, car pour les premiers, l'envolée se colore de vermeil et l'éloignement ou l'absence ne désemplit pas leur rêve, et l'amour ou même l'amitié, quand il est fort, il ravive à souhait le bonheur entrevu et fait revivre le passé, qui par son souvenir, il s'élève encore et grandit.
J'ai longtemps cru en l'éclair du ciel quand il frémit d'orage propice et bienfaisant, et je doute aujourd'hui qu'il soit fécond pour espérer en lui un quelconque germe de vie.

lundi 14 janvier 2019

Comme le vent !



Parti, sans crier gare ! j'ai suspendu mon temps bloguesque.
Comme le vent, j'ai sillonné maints coins et recoins, sur le sable oublié, sur les collines effacées, sur les mers indomptées.
Comme le vent, je n'ai rien ramené dans ma besace que mes rêves oubliés
Et comme le vent, je sèmerai des pépites d'amour, sur mon chemin de vie.
                Bien et heureuse nouvelle année à toutes et tous.
                                                 Bizak

Quelques mots laissés sur une oasis de passage:

Qu'il est dur de nourrir les mots
Quand l'amour part en vrille
Les peines de mes jours volatils
Me lacèrent les élans de mon coeur
Pourquoi le ciel se met-il au gris
Quand le temps s'y prête le moins ?
Quelle est cette torpeur qui anéantit mon esprit 
Et malmène langoureusement mon âme ?
Le monde est-il sans signifiance ?
Alors que la vie est palpitante à l'horizon 
Il me tarde de reprendre la route
Pour cueillir des présents lumineux
Et pleins de si beaux chants immaculés


dimanche 13 mai 2018

Il pleut des lambeaux de pluie


                                Car comme il a toujours été, c'est seulement 
                            à l'heure  de la séparation que l'amour connaît 
                          sa propre profondeur.        Khalil Djibran  
                                       


J'ai survolé les nuages haut perchés
Comme un aigle aux ailes mirifiques
Tracté par l'esprit du ciel

J'ai plané sur l'océan paisible
Une fée devait m'étaler ses pans de rosées
Sur un long couloir blanc azuré

Mais il pleut des lambeaux de pluie
Gommant mes rêves au passage
Le printemps a levé ses voiles




dimanche 6 mai 2018

Un jour, le soleil !


Quand ma coupe est vide, je me résigne à ce qu'elle soit ; mais quand elle est à moitié pleine, j'en suis contrarié.        Djibran Khalil Djibran


Ma vie, une tempête de neige 
Qui blanchit les montagnes paisibles
Mes rêves, mes chemins
Taraudés dans tous les sens
Un jour, le ciel dans l'aurore
Chamarré et scintillant
Raviverait le soleil
Glorieux et aimant 

mercredi 28 février 2018

Du haut de ton jardin !


"O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux". 
Paul Valéry

Lorsque la main d'un homme effleure la main d'une femme, tous deux touchent à l'éternité.  Khalil Djibran



Tu t'envoles de tes ailes épandues
Pour parcourir les espaces fleuris
Et toutes les prairies sauvages et radieuses
Ne te demande pas pourquoi
Mes silences sanglotent parfois
Avec mes rêves impétueux et étendus
Dans mon chemin parsemé de lotus bleus
Le ciel vacant du printemps boudeur
Se range parfois derrière des nuées grises
Il gémit et tremble dans son désert azuré
Mais toi la Venise aux pierres blanches taillées
Pétulante et gracieuse sur ton île greffée de pins
Ce toit tranquille au dessus des flots, cher à Valéry
Où tu clamais ton si beau poème
Fait d'une rose de vent qui capte l'or du premier soleil
Donne-moi encore le souffle de renouveau
Pour reprendre les sentiers escarpés
Qui mènent au firmament fabuleux
Là ou les cris des mouettes se mêlent au tumulte du temps.  


samedi 20 mai 2017

J'ai trouvé mon aurore boréale




Je ferai un petit périple au loin en sillonnant les nuages qui se disperseront sur ma route.
J'irai rêver par delà le monde, remplir ma vision de multiples couleurs et clamer mes mots préférés :


Laisse-moi glisser sur ta cambrure sinueuse
Empoigner ton coeur trémulant
Éparpiller mes mots extasiés
Pour goûter à l'élixir
Qui rend visibles tes rêves.  


samedi 22 avril 2017

Cette vie qui circule dans mes veines !

        Tous peuvent entendre mais seuls les êtres sensibles comprennent
                                                           Khalil Gibran


Quand dans un moment de rencontre, les voix se mêlent, les regards  se parlent, les visages s'épanouissent et les sourires émergent, alors vous comprendrez ce qu'est l'amour de la vie.
Nous nous fûmes rencontrés sur la terrasse d'un café pour prendre le chemin du port où nos visages fleuris, se confondaient avec la lumière du soleil mêlée à la bruine.
J'avais humé, senti, léché, chaque mot, chaque phrase, chaque regard, quand main dans la main, nous pavoisions le temps de réflexions printanières, nous buvions l'eau du ciel qui mouillait nos cheveux barbouillés.
Nous étions les seuls êtres vivants, heureux, libres et sereins, nous parcourions les ruelles enchantées, les sentiers bleus, les maisons fleuries, les librairies achalandées, les musées vitrées, les ponts suspendus, les cailloux boiteux. Nous nous éclations  sous le ciel de notre vie, d'éclats de voix et de rires pour quelques moments éphémères pleins d'éternité. Nous ne nous possédions pas, nous ne mêlions pas nos vies terrestres et figées. Nous étions au dessus de cela, nous nous racontions nos maux par nos mots silencieux, nos passés, nos enfances, nos rêves.
A table ou sur l'herbe des prés, au restaurant, au café, au bar, nos yeux se fixaient et discutaient, nos gestes suivaient. Nous voulions rattraper le temps des nuits, des jours passés et nous nous étions quittés pour qu'un autre jour, nous nous rencontrerions à nouveau sans jamais oublier que la vie, chose  qui nous a été donnée de plus précieux, vaille, mérite d'être vécue, d'être aimée. 
Je me disais alors, en moi-même: J'ai vécu un laps de temps, mais j'ai aimé éternellement.

mardi 6 décembre 2016

Sous la fenêtre, mon jardin !



De ma montagne où je suis venu pour quelques moments de villégiature et de récupération d'un travail qui m'avait épuisé, je vous envoie ces quelques mots recueillis sous la fenêtre de ma maison paternelle. L'internet, ici illusoire, un relais qui date de Robinson Crusoé. Mais parfois, quand tout le monde est dans les bois, ou sous la couette, mon clavier vibre sans raison apparente, la voie est libre, à condition que le vent tripatouille ailleurs :


Sur ma terre mère accueillante
J'ai déposé ma cuirasse tissée
De fils blancs de ma mémoire
Les oiseaux se fendent la pêche
Me voyant regagner le bercail
Vanné et moulu
Le pampre sur la fenêtre
De la maison paternelle
Ses feuilles et ses vrilles
Comme des ombres légères
Dandinent joyeuses dans l'air
Un souffle souverain me pénètre
Agréable dans mes veines sciées
Je reprends mon flux rompu
Et qu'un jour couleur d'orange
Je m'assoie sur le sol pavé
De lumières et d'ombres chaudes








mardi 29 novembre 2016

...sous les pierres blanches !


Un jour, j'ai reçu un poème d'une amie  que je n'avais pas revue depuis des lustres. Ce poème: "...sous les pierres blanches !" que je publie aujourd'hui m'a fait inspirer mon tout dernier poème : Du haut de mon arbre". Il me tient à coeur de le publier, car souvent, ce sont ces petits mots reçus, de souvenirs, d'amitié qui nous donnent des ailes, qui nous touchent, nous font ouvrir notre coeur et envahissent notre âme.


Je suis comme le vent des plaines
Qui courbe les roseaux
Au bord des précipices
Je souffle un air léger
Au hasard des tourelles
Sur les cimes des pins
Sur les corolles des lys
Je volette au dessus de l'eau
Sur les ailes des goélands
Je me suis posée sur ton coeur
Sur le bout de tes doigts
Et j'ai aimé :
Agiter les couleurs
Voir à travers tes yeux
Comme ces fleurs magiques
Ces étranges amour-en-cage...


vendredi 4 novembre 2016

mardi 25 octobre 2016

C'est le temps des poèmes !



               L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.
                                                                                          Djibran Khalil Djibran



J'ai pris la montagne envoûtée
Par un temps automnal cinglé
Dans mes mains pétries d'argile
J'ai vu le fleuve traverser 
Des sillons colorés inconnus
Je me suis égaré quelque peu
Dans la bruyère, l'ajonc et le genêt
J'ai entendu dans le silence de la nuit
Des échos tambourinant sur ma porte
Et qui me murmuraient ces mots :
Il est temps que tu te lèves
Il est temps de vivre
Il est temps de rentrer
C'est le temps des poèmes

                  A tous mes amis(es) qui ont pensé à moi et qui par leurs mots, pendant ma pause, m'ont donné beaucoup de joie.


mardi 27 septembre 2016

Comme elle est belle, la prairie !


                             La perplexité est le début de la connaissance
                                                                                   Khalil Djibran



Qu'elle est belle la prairie
Avec ses chevaux galopants
Quand éclate le soleil
Pour les pères généreux
Ils avaient semé dans la vie
Ils rêvent dans l'éternité
Ils jouissent loin du bruit
Ils savourent le repos éternel
L'arbre qu'ils avaient planté
Sur l'autre côté de la rive
Donne toujours des beaux fruits
Ils ressentent sa lumière
Sur leurs têtes radieuses
Qu'elle est belle la prairie
Avec ses chevaux galopants



lundi 19 septembre 2016

Comment dire l'indicible, disait Célestine !





   Comment dire l'indicible !

   Cette phrase m'a happé ma cervelle depuis que je l'avais lue sur un des billets de Célestine. J'ai taraudé mon esprit dans tous les sens, j'ai consulté Victor Hugo et d'autres poètes pour leurs poésies aux mille variantes, aux mille plaintes, aux mille éclats, aux mille sanglots, j'ai fouiné dans beaucoup d'ouvrages des différents auteurs , poètes  et écrivains de tous les pays. 

   J'ai buté à chaque fois aux différentes cultures, aux différentes mœurs, qui donnaient des sens variés aux mots. A des degrés divers de nuances , les mots devenaient élastiques sans répondre d'une même voix, d'un même impact. 

   Comment peser les mots pour les aligner, les discipliner, les étager, comment exprimer une lancinante douleur qui s'évapore de nos entrailles, en nous laissant des braises comme dans un foyer en combustion. Comment arrêter notre moulin de pensées débridées qui tourne souvent à vide. Notre sommeil, la nuit, tourne et se retourne sur lui-même, tellement agité par les clapotis et le murmure des mots qui refusaient de sortir de nos viscères endoloris. Parfois un mot voudrait jaillir mais que les cordes vocales asséchées et qui ne vibraient plus, refusaient de le drainer vers la sortie pour son éclatement, tout au moins sa libération.

   Dire l'indicible ! et si on commençait tout simplement à peindre, me disait une voix intérieure, une voix douce, sortie de la bouche d'un ange qui passait...!

   Et depuis cet instant, j'écrivais en lisant mes croquis dessinés par mes yeux en fermant mes paupières pour laisser passer les mots. 
   Tiens, j'y pense ! et si je demandais à Chinou  de me dessiner l'indicible

samedi 17 septembre 2016

Le triste moment d'une lune qui s’efface !




         
       La vie ? Un rien l'amène, un rien l'anime, un rien la mine, un rien l'emmène.
                         Raymond Queneau 


Elle reviendra la lune au teint rutilant
Elle éclatera de mille feux radieux
Une sombre nuit voilée
Avait terni le ciel de son empreinte blafarde
Le temps avait suspendu sa course
Une âme s'envolait vers le firmament
Il pleuvait des larmes
Longtemps agglutinées
Dans les yeux azurés du ciel
Elle reviendra la lune paisible et sereine
Elle éclatera de mille feux diaphanes
Le temps reprendra son voyage
Les étoiles palpiteront de nouveau
Et l'on cueillera des ivresses ineffables
                                                         Pour Célestine

mardi 30 août 2016

Le bal de la tulipe écarlate




Ce matin en me levant
Le jardin paraissait triste
La tulipe écarlate s'était éclipsée
La lune, la nuit, dans sa course effrénée
L'avait réveillée en sursaut
En l'effleurant, une ombre inconnue
La sollicita de lui prêter ses pétales
Pour une nuit de festivité, lui dit-elle.
La nuit achevée point d'ombre en vue
Affligée et inconsolable, la tulipe
Dans sa bonté de ne rien refuser
S'était vue dénuée de ses buscs
Elle qui se préparait pour le matin
Tremblante et palpitante
D'ouvrir le bal des lumières.
Mais le ciel jadis alangui de la tulipe
Dans un élan majestueux
Plein de tendresse et d'amitié
L'habilla de plumes d'ange
Et lui fit parader le soleil
Pour que triomphe le bal
De la plus aimante fleur du jardin



jeudi 21 juillet 2016

Sur la route de mes espoirs !




                           Fais de ta vie un rêve, et d'un  rêve la réalité !
                                                       Antoine de Saint-Exupéry


Chaque jour je reçois un brin de lune
Et de tous les brins amoncelés 
J'ai tissé une géante lune
Qui m'aide à lire dans ses yeux 
J'aperçois une multitude de rêves
Qui se démènent frénétiquement
Dans la joie de leur fougue inouïe
J'en ai saisi quelques uns exaltants
S'accrochant  vivement et éperdument
A me suivre dans les cascades de la vie
Depuis je n'ai cessé de parcourir
Le monde et  le cosmos tout entier
Les océans,les montagnes, les forêts
Là où vivent les étoiles luisantes de lumière





lundi 11 juillet 2016

Ode aux choses simples



Et que dans la douceur de l'amitié, il y' ait des rires et un partage des plaisirs. Car c'est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit. 
                                               Djibran Khalil Djibran


Un doux matin qui resplendit
Comme un sourire ineffable
Sur des lèvres embuées
D'une effigie douce et pure
Le regard gracieux de la colombe
Me pénètre comme un air mélodieux
Fait de silence et de  susurrement
Son teint tempéré dégage une lumière
Adoucissante et diaphane
Il me prend de contourner le soleil
Pour m'apaiser sous son ombre 
Il fait bon de sentir les caresses
D'une douce brise de jour naissant
Sous le sourire d'une grâce éternelle






lundi 4 juillet 2016

Une belle escapade !

Le bonheur quand il est partagé,  laisse des traces dans nos mémoires, nos cœurs  et revient  un jour sur ses pas.
Pour le plaisir d'offrir ces mots en partage à deux superbes amies parties en escapade et revenant  avec le coeur plein de cadeaux : Célestine  et Chinou









Sur le chemin de la vigne et des genêts
Deux compagnes partent cheveux aux vents
A la rencontre du bonheur et du festif
Elles laissent leurs ombres derrière elles
Pour s'étendre entre ciel et terre
Dans l'ivresse de l'inconnu et de la liberté
Comme des cigognes blanches en vol.
Vers de lointains et beaux  horizons 
Elles longent des montagnes et des prés
Des défilés escarpés et des passerelles
Gagnés par l'ombre oubliée du soleil
Elles rêvent de marcher sur la lune pieds nus
Elles sifflotent aux étoiles dans la nuit éclairée
Elles batifolent dans la mer limpide de Palavas.
Comme un vieux souvenir du temps passé
Le clocher mur à Frouzet, claironne dans la joie
La fontaine abreuvoir de Gignac attire les regards
Elle continue de sourire aux équidés de passage
Sans oublier celle des trois grâces qui murmure
Des saccades rythmées sur la place de la comédie.
Quand arrive l'heure du goûter
Elles le partagent avec moineaux et pigeons
Elles le doivent bien aux fleurs, aux roseaux et aux ruisseaux.
Au soir de retour de leurs randonnées
Quand harassées de tant de paysages magiques
Jusqu'à effleurer le syndrome de Sthendal
Elles prennent, qui un crayon, qui un pinceau
Pour relater sur une pierre, un nuage, une feuille
Tous les joyaux que la terre recèle.











jeudi 30 juin 2016

Tes cils sur ma peau




De ton regard de velours
J'ai pris le bleu mêlé
De nectar divin et idéal
Pour dessiner tes cils sur ma peau
J'ai rajouté des mots colorés
Dans ma mémoire éblouie
Qui me tiennent la main
Quand ma raison s'évanouit
J'ai pris ton sourire de soleil
Que miroitait ton visage sur moi
Je l'ai étalé sur mes veines
Et j'ai vu disparaître à jamais
La brume qui me bridait les yeux

mercredi 22 juin 2016

Mon toit de pluie





J'ai construit un toit de pluie
Pour abriter mon clair de lune
D'un ciel ruisselant de tonnerre.
Un matin aux éclats qui brillent
J'ai vu frémir des yeux lapidaires
Comme des petits mots enchantés
Lorsque le soleil affairé
Chantait des arcs en ciel
Il pleut de douces perles
De myrtes soyeux et bleuis
Comme une chape de lumière
Qui dégoulinait d'étoiles
Inondant le visage épanoui
Panaché d'un sourire radieux
Et de rêves pleins  le coeur
D'une  sirène d'un océan blanc.

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