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mardi 30 janvier 2018

Sur mes vagues espoirs


            Et tu trouveras le trésor qui dort en toi.  Laurent Gounelle


Pourquoi ai-je suivi la mer bleue ?
Moi qui suis né dans une oasis émeraude
Pourquoi ai-je cru dans le ciel bleu ?
Quand la pluie tambourine dans l'infini
Tout est délavé, tout est somnambule
Le sol se dérobe, la mer déroge au rivage
Pourquoi me demandes-tu de choisir ?
Entre les étoiles et les fleurs 
Entre le soleil taquin et la mer sublime
L'arbre que j'invite me parle
Quand arrive l'automne, il soliloque et tremble
De hantise d'être dépouillé de ses feuilles d'or
Mais le ciel semé d'étoiles
Ne connait pas d'automne
Il s'illumine dans l'éternité spatiale
Qu'aucune saison ne ternit ni ne blesse
Ô que j'aime la nuit dans son silence vertigineux.







mercredi 20 décembre 2017

Le bal des mouettes






Il flotte dans le ciel des mouettes égayées
La mer les a transportées sur le toit de ses vagues
Elles plongent dans le fil rasoir de leur fougue
Comme une formidable mêlée aérienne
Le soleil dans ses éclats dardant et enfiévrés
Leur jette des étincelles à leurs yeux grands ouverts
La danse n'en finit pas jusqu'au crépuscule
La girandole enflammée se débine harassée
Il est temps de passer la main au grand astre de nuit
Pour que les étoiles prennent leur bain magique
Et que la mer se ressource et se prélasse allègrement

mercredi 7 octobre 2015

La mer m'a monté l'esprit et puis rien!



                               Avis: Au Capt'ain Jack !
Il n'est pas dans mon imagination non fertile de concurrencer mon ami le Capt'ain, en racontant les aventures "du corso" comme au temps de la grande flibusterie de Barberousse, qui souquait ferme sur la mer méditerranée. En ce moment le Capt'ain est le seul à régner sur les hautes mers...seulement voilà avec sa permission, il me tient à coeur de raconter une aventure de piraterie fantasmagorique...presque sous forme de poésie prosaïque et délirienne...et c'est la fin qui est explosive!!


Voilà maintenant deux mois et après d'infinies bonnes brassées d'eaux houleuses que nous sommes moi et ma flibustière  et son canard enchaîné, partis à la recherche d'un trois-mâts couleur mi-figue mi-raisin et dont on a appris qu'on l'avait aperçu du côté du triangle des bermudas.
Ce voilier portant pavillon des corsaires inconnus au bataillon submersible est à vrai dire commandé par un certain Capt'ain Tracasse. Lui et son équipage avaient pris la poudre d'escampette  après nous avoir délestés, dépouillés de nos victuailles de poissons et de merguez  séchés sur l'île des escargots aquatiques.
Ce matin, et c'était ma bonne étoile! ma moussaillonne brune au yeux tournesol, me l'avait prédit, on les trouverait!  
A l'heure du réveil des cachalots endormis qui faisaient la planche sur l'eau, j'ai remarqué au loin comme une météorite échevelée posée à fleur d'eau. Cela m'a poussé à prendre ma longue vue. Ah! voilà où se trémoussaient les flibustiers! C'était non loin d'une île aux tortues où le bateau mouillait l'ancre . Ils doivent être dans un piteux état, les pauvres , depuis la course engagée.
Ils n'ont certainement pas posé le pied à terre depuis leur escapade, vu qu'aucun satellite piraté n'avait signalé un quelconque accostage auprès d'une quelconque terre même la plus exiguë.
Ils doivent avoir une avidité de nourriture blanche et fraîche et de dentifrice colgate. Ils sont probablement déjà en proie à une avitaminose. Je mis à la cape et me fraya un chemin entre le bateau et l'île. Après ce qu'ils nous ont fait, ils nous doivent bien un joli petit cadeau, en pensant à part moi-même à leurs flibust... !
A mesure qu'on s'approchait, on distinguait les dommages infligés par les tempêtes à la coquille et aux agrès.
En nous approchant d'encore  plus près, mes yeux émeraude se plissèrent alors sous l'effet de la surprise.
Bon sang de génisse, des gonzesses ! m'écriai-je. par douzaine, par centaine.
Tu as raison, s’exclama ma moussaillonne tout autant excitée, que moi échauffé, une véritable marée humaine !
Regardez-les, je m’essoufflai, ahuri. Regardez-moi ces beautés, qui fourmillent sur le pont en avant du grand mât.
Comment sais-tu qu'elles sont belles ? demanda ma moussaillonne. Nous sommes trop loin pour le dire. C'est peut être un ramassis de vieilles biques mal-léchées et biscor-nues.
Non, Dieu ne peut faire preuve d'une si grande méchanceté avec nous, lui répondis-je en me marrant, tout excité.
 Ce sont des anges ou des séraphines tombées du ciel. Je le sais ! 
On voyait le Capt'ain marcher, avec son équipe de matelots plus une bonne garde de moussaillonnes de tous les gabarits et de toutes les mensurations sur le gaillard arrière. Ils  s'affairaient au travail pour réparer les quelques dégâts fait sur trois-mâts et astiquer la poupe.
Tes anges du paradis sont plus moches et laides que le pêché, s'exclama ma moussaillonne !
Voilà ce qui s'appelle courir après de folles chimères, madre de dios, retournons  à notre île et qu'ils gardent leurs houris sorties d'un roman feuilleton ainsi que leurs chocolats moulus et moustachus.
Même les impulsions les plus lubriques ne peuvent que refroidir, avec ces biquettes affamées.
Presque à la cantonade, j'ai crié : A plus tard Capt'ain ! 

Toute ressemblance à ce rêve n'est que fortuite ! aux dernières nouvelles, il ne s'agissait peut être pas du trois-mâts ni même du capit'ain Tracasse. L'aventure reprendrait dans un autre rêve, si la mer n'est pas trop houleuse!!!



samedi 16 mars 2013

Souffle de mes nuits...!



Ni le soleil, ni le ciel  radieux comme le jour bleu, ni la mer calme et limpide, ni le prochain voyage vers les oasis du Sud du Sahara, ne combleront ce vide dans ma tête,une espèce de manque d'air pour aérer mon âme triste! 
Ce vide a émergé de mes doutes sur le sens à donner à ma vie, à mon passé,mon présent, mon avenir.
En vérité c'est la futilité des choses qui nous entourent en pensant que le bonheur se mesure au nombre de sorties en boites, à la plage, à la montagne, à l'oasis et tout le reste....
Quelqu'un m'a dit un jour: Ni le soleil, ni le printemps, ni l'oasis, ni la mer bleue ne peuvent te remplir de bonheur s'il venait à te manquer le petit son de la voix de celle qui te murmure dans ton sommeil : 
"Tu es mon soleil, ma mer bleue, mon oasis...et là, tu lui réponds: " 
                                                                                     
        Merci à toi souffle de mes nuits!

vendredi 18 janvier 2013

C'est ma citadelle!


"Ayant appris que je devais partir en voyage à Zinzibar, un de mes amis, en mal de mer, m'a sollicité pour lui prêter ma citadelle perchée sur une île sans nom mais infestée de requins aux alentours. A mon retour, quelle fut ma surprise, quand j'ai lu sur le fronton de la citadelle, cet avis":

Avis à tous les naufragés!
Vous qui avez défié le vent, la tempête, le triangle des Bermudes!
Vous qui avez tenté le diable en vous mesurant aux requins, presque dociles!
Vous qui avez certainement côtoyé les grands pirates des mers  avec ou sans tricornes!
Cette citadelle est à vous, oh naufragés des hautes mers:

Elle vous accueillera avec amour, fraternité, humanité!
Que vous soyez moussaillonnes, moussaillons, aventuriers, naufragés, rescapés, pirates, flibustiers, vous êtes ici chez vous!
Mais à condition!...Oui à condition que:

L'amour soit en vous, car vous aimez faire la fête, la musique, la danse, les libations, la poésie, la belle vie, les rêves assouvis et...l'insoumission!
  
Soyez les bienvenus, que la fête commence!



NB: Cette citadelle ou cette baraque, si vous voulez, parait exiguë, mais son antre est aussi grand et aussi vaste que celui du coeur d'une baleine!  
           


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