On a plus perdu , quand on a perdu sa passion que quand on s'est perdu dans la passion
Sören Kierkegaard
J'aime chanter sans émettre nul son Ma voix s'envole je ne sais où Dans mes yeux s'éclaire le vert des champs Quand les oiseaux fleurissent le vaste ciel bleu Ma vie n'est qu'une partition de mes rêves Que joue mon âme sur la toile de mon coeur Au gré du vent et des rencontres furtives Je sème des étoiles partout où la nuit tombe
Lorsqu'une feuille tombe, il y repousse toujours une branche.
Eric Barbé
Je sais parler aux arbres Comme on parle au vent Dans le froufroutement de ses mots bleus Parfois les sons se mêlent au silence Des douceurs de l'aube qui naît Du ciel rêveur et somnolant. Cueille la vie telle qu'elle est Comme une ligne sinueuse du destin Célèbre l'amour, il prendrait des ailes Qui le feront raviver dans un vol sublime Et pendant que les nuages s'évaporent Donnant au ciel ses couleurs sereines Lui le grand cercle bleu luisant Répand du bonheur en quintessence.
Du haut de mon arbre géant Je vois mon ombre flotter Dans les sentiers bleus du ciel Un orchestre d'étoiles ardentes Entoure d'oléandres roses La fée sublime aux seins galbés Gracieuse et noble apparition Tant les nuages se dévoilant Dans leur désir de s'éclater Aux vents des mers et des océans Se ravisent d'étendre leur laine Devant son regard captivant Plein de rêves et de désirs Elle, née du soleil et de la lune La fée au teint clair du jour.
Ils ont échoué parce qu'ils n'avaient pas commencé par le rêve.
William Shakespeare Ce matin sur un nid du ciel Dans un silence olympien J'ai vu apparaître une nymphe bleue Habillée en tenue hyaline Semblable à une toge d'abeille Pavoisée d'ailes de coquelicots Elle scintillait telle une étoile Éclaboussant le firmament D'un joyeux halo éblouissant
J'ai écrit un poème ou presque, comme on peint un tableau, n'ayant aucun préalable, juste aligner des mots, sans forcément réfléchir! Ma main subitement a commencé à taper sur mon clavier, comme une pluie subite qui a surpris son monde, sans parapluie, sans abris pour s'y protéger! Alors à vous, si vous le lisez, ne réfléchissez pas et n'essayez surtout pas de comprendre, dites ce que bon vous semble, comme je l'ai écrit, comme bon me semble!
" Sillonnez flemmards Du dimanche en congé! Laissez pointer l'horizon, Je becquette à longueur des yeux! Je siffle la fin de la partie Qui n'a point commencé Je croasse comme un merle en délire Je vole dans les champs! Quand j'oublie mon chant, Je croasse! Les flingueurs des hivers perdus Attendent les retours des hirondelles Qui ne viennent jamais! Par manque d'eau ou d'air que sais-je! Ainsi donc le temps se fout de nous, Comme d'une guigne! Même les saisons s'entremêlent Demain, c'était hier et hier, c'était aujourd'hui La pluie m'a feuilleté les cheveux Glacés et collés sur ma nuque! Quand Ursulla se faisait désirer La mer l'a rejetée Le tableau est reluisant Dans mes bras noyés De chagrin, j'enfonce ma tête Et ma cervelle cogite Et vint le printemps... Sans un salut car trop imbu Comme un Sphinx en rut Les feuilles d'olivier Sont éternelles! Pas moi, l'éphémère Comme un ver à soie Mais nul cocon n'est ma demeure Mon gite est de béton, M'empêche de prendre mon élan Pour le ciel qui attend J'ai vu des âmes furibondes Car trop chatouilleuses Le trop plein fait balancer la goutte Sortant de son vase en furie Vivement l'ombre à défaut de soleil calcineux Sur ma pauvre tête Qui en a trop supporté De la liquéfaction de mon air" J'ai réappris à respirer Car seul, je peux toujours prendre Un grand bol d'air!