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samedi 17 novembre 2018

J'aime chanter

On a plus perdu , quand on a perdu sa passion que quand on s'est perdu dans la passion
                                                                                         Sören Kierkegaard



J'aime chanter sans émettre nul son
Ma voix s'envole je ne sais où
Dans mes yeux s'éclaire le vert des champs
Quand les oiseaux fleurissent le vaste ciel bleu
Ma vie n'est qu'une partition de mes rêves
Que joue mon âme sur la toile de mon coeur
Au gré du vent et des rencontres furtives
Je sème des étoiles partout où la nuit tombe 

lundi 1 octobre 2018

Je sais parler aux arbres

                                      Lorsqu'une feuille tombe, il y repousse toujours une branche. 
                                                                                    Eric Barbé




Je sais parler aux arbres
Comme on parle au vent
Dans le froufroutement de ses mots bleus
Parfois les sons se mêlent au silence
Des douceurs de l'aube qui naît
Du ciel rêveur et somnolant.
Cueille la vie telle qu'elle est
Comme une ligne sinueuse du destin
Célèbre l'amour, il  prendrait des ailes
Qui le feront raviver dans un vol sublime
Et  pendant que les nuages s'évaporent
Donnant au ciel ses couleurs sereines
Lui le grand cercle bleu luisant
Répand du bonheur en quintessence. 

lundi 21 novembre 2016

Du haut de mon arbre




Du haut de mon arbre géant
Je vois mon ombre flotter
Dans les sentiers bleus du ciel
Un orchestre d'étoiles ardentes
Entoure d'oléandres roses
La fée sublime aux seins galbés
Gracieuse et noble apparition
Tant les nuages se dévoilant
Dans leur désir de s'éclater
Aux vents des mers et des océans
Se ravisent d'étendre leur laine
Devant son regard captivant
Plein de rêves et de désirs
Elle, née du soleil et de la lune
La fée au teint clair du jour.

jeudi 18 août 2016

Sur le chemin de mon rêve

          Ils ont échoué parce qu'ils n'avaient pas commencé par le rêve. 
                                                   William Shakespeare 

Ce matin sur un nid du ciel
Dans un silence olympien
J'ai vu apparaître une nymphe bleue
Habillée en tenue hyaline
Semblable à une toge d'abeille
Pavoisée d'ailes de coquelicots
Elle scintillait telle une étoile
Éclaboussant le firmament
D'un joyeux halo éblouissant

lundi 26 octobre 2015

Les constellations du poète




Ah! toi, le chercheur de mots magiques
Ne te crois pas invincible et impérieux
Garde-toi de laisser éloignée ta muse
Quand tu flottes et tu rêves sur les nuages 
Donne tes épaules qu'elle y pose sa tête
Cajole-la nuit et jour et sans relâche
Habille-la d'un damassé  fleurdelisé
Ou d'un cachemire satiné rubicond et luisant
Cueille-lui des vers souverains et divins
Donne-toi la peine d'être prêt à l'aurore
Pour cueillir ses mots fluides et rêveurs
Moi ! j'ai eu ce faste bonheur princier
La muse m'enchantait de ses ailes veloutées
Elle venait à l'aube boire dans ma source 
Elle y glissait sa plume d'or et vermeille
Parfois dans mes moments de lassitude 
Quand me surprennent le spleen et l'insomnie
Ces fléaux pesants qui rabougrissent les cerveaux
J'imaginais ma muse envolée vers d'autres cieux
Le regard trop ébloui et attiré vers l'ailleurs
Là où le soleil est éblouissant et aveuglant
Mes mots deviennent alors exigus et atones
Ils refusent de se montrer au ciel illustre 
Ils n'enchantent plus comme avant
La source alors se tarit et se meurt
Même les petits moineaux la désertent
Ah! que je ne souhaite à personne 
D'imaginer même dans ses sombres rêves
Cette brutale secousse  du matin :
S'endormir sous les étoiles étincelantes
Et se réveiller dans la brouillasse.
Non, jamais je ne laisserais le spleen
Museler mes libres escapades et voltiges
Pour veiller ma pleine lune joyeuse
Mes étoiles scintillantes et frétillantes
Et voir au matin mon soleil resplendissant
Avec le rire et l'enchantement des fées. 

vendredi 31 juillet 2015

J'irai marcher sur le ciel bleu !




Le ciel me tombe dessus
La fournaise s'emballe
Sur les écervelés boiteux
Le vent souffle en tornade
Emportant mes lentilles lardées
De mes yeux ébahis
Ma cervelle révoltée
Dans les solstices d'été
Ici et là, se répandent dans la nuit
Les spadassins infatués
De créer l'homme de turpitude
Aux ailes hébétées
Qui purgera sa peine inachevée
Comme un étourneau imbécile.
Ce silence complice et indolore
Longtemps abusé de l'Eden importé
Sera fatal à l'embryon innocent
S'il ne se carapace à l'aube venue
Dans la vertu des lettres décentes
Écrites par la plume d'or révoltée
De l'aigle royal de Lalla khadidja
Pour prendre le diable et ses sbires
Par leurs cornes désincarnées
Refroidir leurs desseins périmés
Dans l'asphalte glacé et ténébreux
Pour que nos pas hermétiques
Puissent suivre le sentier
Des tendres saisons et des amours éthérés
Et que se répandent 
Les étoiles ivres et nues
Dans ce ciel trop torturé
De croire oublier  son bleu éternel.




mercredi 8 mai 2013

Je farfouille...


J'ai écrit un poème ou presque, comme on peint un tableau, n'ayant aucun préalable, juste aligner des mots, sans forcément réfléchir! Ma main subitement a commencé à taper sur mon clavier, comme une pluie subite qui a surpris son monde, sans parapluie, sans abris pour s'y protéger!
Alors à vous, si vous le lisez, ne réfléchissez pas et n'essayez surtout pas de comprendre, dites ce que bon vous semble, comme je l'ai écrit, comme bon me semble!

"  Sillonnez  flemmards
   Du dimanche en congé!
   Laissez pointer l'horizon,
  Je becquette à longueur des yeux!
  Je siffle la fin de la partie
  Qui n'a point commencé
  Je croasse comme un merle en délire
  Je vole dans les champs!
  Quand j'oublie mon chant, 
  Je croasse!
  Les flingueurs des hivers perdus
 Attendent les retours des hirondelles
 Qui ne viennent jamais!
 Par manque d'eau ou d'air que sais-je!
 Ainsi donc le temps se fout de nous,
 Comme d'une guigne!
 Même les saisons s'entremêlent
 Demain, c'était hier et hier, c'était aujourd'hui
 La pluie m'a feuilleté les cheveux
 Glacés et collés sur ma nuque!
 Quand Ursulla se faisait désirer
  La mer l'a rejetée
  Le tableau est reluisant
  Dans mes bras noyés
  De chagrin, j'enfonce ma tête
  Et ma cervelle cogite
  Et vint le printemps...
  Sans un salut car trop imbu
  Comme un Sphinx en rut
  Les feuilles d'olivier
  Sont éternelles!
  Pas moi, l'éphémère
  Comme un ver à soie
  Mais nul cocon n'est ma demeure
  Mon gite est de béton,
  M'empêche de prendre mon élan
  Pour le ciel qui attend
  J'ai vu des âmes furibondes
  Car trop chatouilleuses
  Le trop plein fait balancer la goutte
  Sortant de son vase en furie
  Vivement l'ombre à défaut de soleil calcineux
  Sur ma pauvre tête
  Qui en a trop supporté
  De la liquéfaction de mon air"
  J'ai réappris à respirer
  Car seul, je peux toujours prendre
  Un grand bol d'air!




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