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dimanche 18 février 2018

Ma vie en éventail


"Lorsque je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être lorsque je serai grand. J'ai répondu " heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie".                                                                                         John Lennon


Il m'arrive parfois de rimer pour le printemps
La nature qui chante, les oiseaux qui se trémoussent
Je suis un héron des planages en altitude
Je trimbale ma vie en éventail
Je n'ai jamais compris l'amplitude
Des cœurs à sertir dans les abris
Des silences des temps qui passent
L'hiver ne me griffe pas tant
Que le printemps désemparé
Qu'elle est tendre la pluie souveraine
Quand elle me cingle de ses gouttelettes dorées
Sur mes épaules et mon visage regénéré
Il y'a des matins qui me gondolent
D'autres qui m'aspirent et m'absorbent
Je suis un typhon en sourdine
Qui déborde quand la nuit s'endort
Sur les plaines désertes et silencieuses
Et s'apaise en dormant sur la paillasse

samedi 22 avril 2017

Cette vie qui circule dans mes veines !

        Tous peuvent entendre mais seuls les êtres sensibles comprennent
                                                           Khalil Gibran


Quand dans un moment de rencontre, les voix se mêlent, les regards  se parlent, les visages s'épanouissent et les sourires émergent, alors vous comprendrez ce qu'est l'amour de la vie.
Nous nous fûmes rencontrés sur la terrasse d'un café pour prendre le chemin du port où nos visages fleuris, se confondaient avec la lumière du soleil mêlée à la bruine.
J'avais humé, senti, léché, chaque mot, chaque phrase, chaque regard, quand main dans la main, nous pavoisions le temps de réflexions printanières, nous buvions l'eau du ciel qui mouillait nos cheveux barbouillés.
Nous étions les seuls êtres vivants, heureux, libres et sereins, nous parcourions les ruelles enchantées, les sentiers bleus, les maisons fleuries, les librairies achalandées, les musées vitrées, les ponts suspendus, les cailloux boiteux. Nous nous éclations  sous le ciel de notre vie, d'éclats de voix et de rires pour quelques moments éphémères pleins d'éternité. Nous ne nous possédions pas, nous ne mêlions pas nos vies terrestres et figées. Nous étions au dessus de cela, nous nous racontions nos maux par nos mots silencieux, nos passés, nos enfances, nos rêves.
A table ou sur l'herbe des prés, au restaurant, au café, au bar, nos yeux se fixaient et discutaient, nos gestes suivaient. Nous voulions rattraper le temps des nuits, des jours passés et nous nous étions quittés pour qu'un autre jour, nous nous rencontrerions à nouveau sans jamais oublier que la vie, chose  qui nous a été donnée de plus précieux, vaille, mérite d'être vécue, d'être aimée. 
Je me disais alors, en moi-même: J'ai vécu un laps de temps, mais j'ai aimé éternellement.

mercredi 7 octobre 2015

La mer m'a monté l'esprit et puis rien!



                               Avis: Au Capt'ain Jack !
Il n'est pas dans mon imagination non fertile de concurrencer mon ami le Capt'ain, en racontant les aventures "du corso" comme au temps de la grande flibusterie de Barberousse, qui souquait ferme sur la mer méditerranée. En ce moment le Capt'ain est le seul à régner sur les hautes mers...seulement voilà avec sa permission, il me tient à coeur de raconter une aventure de piraterie fantasmagorique...presque sous forme de poésie prosaïque et délirienne...et c'est la fin qui est explosive!!


Voilà maintenant deux mois et après d'infinies bonnes brassées d'eaux houleuses que nous sommes moi et ma flibustière  et son canard enchaîné, partis à la recherche d'un trois-mâts couleur mi-figue mi-raisin et dont on a appris qu'on l'avait aperçu du côté du triangle des bermudas.
Ce voilier portant pavillon des corsaires inconnus au bataillon submersible est à vrai dire commandé par un certain Capt'ain Tracasse. Lui et son équipage avaient pris la poudre d'escampette  après nous avoir délestés, dépouillés de nos victuailles de poissons et de merguez  séchés sur l'île des escargots aquatiques.
Ce matin, et c'était ma bonne étoile! ma moussaillonne brune au yeux tournesol, me l'avait prédit, on les trouverait!  
A l'heure du réveil des cachalots endormis qui faisaient la planche sur l'eau, j'ai remarqué au loin comme une météorite échevelée posée à fleur d'eau. Cela m'a poussé à prendre ma longue vue. Ah! voilà où se trémoussaient les flibustiers! C'était non loin d'une île aux tortues où le bateau mouillait l'ancre . Ils doivent être dans un piteux état, les pauvres , depuis la course engagée.
Ils n'ont certainement pas posé le pied à terre depuis leur escapade, vu qu'aucun satellite piraté n'avait signalé un quelconque accostage auprès d'une quelconque terre même la plus exiguë.
Ils doivent avoir une avidité de nourriture blanche et fraîche et de dentifrice colgate. Ils sont probablement déjà en proie à une avitaminose. Je mis à la cape et me fraya un chemin entre le bateau et l'île. Après ce qu'ils nous ont fait, ils nous doivent bien un joli petit cadeau, en pensant à part moi-même à leurs flibust... !
A mesure qu'on s'approchait, on distinguait les dommages infligés par les tempêtes à la coquille et aux agrès.
En nous approchant d'encore  plus près, mes yeux émeraude se plissèrent alors sous l'effet de la surprise.
Bon sang de génisse, des gonzesses ! m'écriai-je. par douzaine, par centaine.
Tu as raison, s’exclama ma moussaillonne tout autant excitée, que moi échauffé, une véritable marée humaine !
Regardez-les, je m’essoufflai, ahuri. Regardez-moi ces beautés, qui fourmillent sur le pont en avant du grand mât.
Comment sais-tu qu'elles sont belles ? demanda ma moussaillonne. Nous sommes trop loin pour le dire. C'est peut être un ramassis de vieilles biques mal-léchées et biscor-nues.
Non, Dieu ne peut faire preuve d'une si grande méchanceté avec nous, lui répondis-je en me marrant, tout excité.
 Ce sont des anges ou des séraphines tombées du ciel. Je le sais ! 
On voyait le Capt'ain marcher, avec son équipe de matelots plus une bonne garde de moussaillonnes de tous les gabarits et de toutes les mensurations sur le gaillard arrière. Ils  s'affairaient au travail pour réparer les quelques dégâts fait sur trois-mâts et astiquer la poupe.
Tes anges du paradis sont plus moches et laides que le pêché, s'exclama ma moussaillonne !
Voilà ce qui s'appelle courir après de folles chimères, madre de dios, retournons  à notre île et qu'ils gardent leurs houris sorties d'un roman feuilleton ainsi que leurs chocolats moulus et moustachus.
Même les impulsions les plus lubriques ne peuvent que refroidir, avec ces biquettes affamées.
Presque à la cantonade, j'ai crié : A plus tard Capt'ain ! 

Toute ressemblance à ce rêve n'est que fortuite ! aux dernières nouvelles, il ne s'agissait peut être pas du trois-mâts ni même du capit'ain Tracasse. L'aventure reprendrait dans un autre rêve, si la mer n'est pas trop houleuse!!!



jeudi 17 septembre 2015

J'avais mes yeux pour pleurer !



"...car ils ne seraient pas selon moi, mes lecteurs, mais les propres lecteurs d'eux-même, mon livre n'étant qu'une sorte de ces verres grossissants comme ceux que tendait à un acheteur, l'opticien de "Combray"; Mon livre, grâce auquel je le fournirais le moyen de lire en eux-mêmes. De sorte que je ne leur demanderais pas de me louer ou de me dénigrer, mais seulement de me dire  si c'est bien cela, si les mots qu'ils lisent en eux-mêmes sont ceux que j'ai écrits..." C'était Marcel Proust qui écrivait à ses lecteurs


Sur le chemin du printemps  
Lors d'une soirée enchantée, 
J'ai vu apparaître dans le miroir
La gracile et menue silhouette;
Une innocente mademoiselle 
Aux cheveux noirs de geai,
Dans une coupe  régulière carrée.
L'allure de perdrix ou de gazelle 
Elle portait un pull moulant sur la peau,
Elle devait s'appuyer sur ses quinze
Dix sept ou même vingt piges.
L'âge n'était pas l'horizon
Encore moins la raison;
Son regard sur moi attendri
Me prenant pour Adonis que je n'étais!
Même si ma carrure bien roulée
Me donnait un air attrayant et doux
Digne d'un Alexandre le Grand.  
L'idylle était née déjà,
Emportés par nos émois
La passion nous dévorait.
De jour en jour, d'heure en heure
L'amour inassouvi nous affolait,
Le monde n'était qu'à nous deux.
Et puis, un jour de temps gris
Comme un imbécile et niais,
N'ayant pas pris la mesure
De la grandeur et de l'idéal
D'un amour ineffable
Dont flambaient nos cœurs.
Croyant vivre un caprice de midinette
En mal d'amour et d'aventure;
Et comme un jeunet cornichon
J'avais pris mes cliques et mes claques
Laissant la tendre nymphe céleste
En pleur et chagrin.
Mais hélas pour mon infortune
Mon coeur bien après le délit
S'était retrouvé en piètre état
De n'avoir pas su lire dans ses yeux,
Son dernier regard cristallin





mercredi 16 mai 2012

Boucle d'or...une année après!

Quelle belle aventure de la princesse Blue aux boucles d'or!
Voilà un an déjà... Le mois de mai 2011, avec quelques amis, nous avions lancé, sur le blog d'Hélénablue, une idée d'écrire, ensemble, sans se concerter, ni sur la trame narrative ni sur son contenu, un conte sur la princese Blue aux boucles d'or!
Le pari fut réussi, puisqu'en se relayant chacun, pour écrire ce qui lui venait à la tête (genre cadavre exquis!), nous avions pu, avec les amis(es): Hélénablue, Laure K, Anne des Ocreries, Laurence, Mokhtar el Amrioui, MakesmewonderHum!, allonger un feuilleton long de 348 petites parties(à la place des commentaires) de l'histoire qui débutait par: "Il était une fois un drôle de marin qui...!" Et suit ensuite une longue histoire de pirates sur la mer des...!
Le bonheur fut grand de partager des moments extraordinaires et riches avec des amis.

En ce mois anniversaire, de cette aventure  rocambolesque, même si la tristesse a gagné Blue, la vraie, par la perte de son proche parent, je lui dis:

"Il y'a toujours mille soleil à l'envers des nuages!"
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