"Il y a quelque chose dans la poésie qui est plus important que le sens : la résonance." Marina Tsvétaïeva
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vendredi 27 novembre 2015
La vie, dans ce monde qui m'accapare
N'ayez pas peur d'être heureux,
c'est juste un bon moment à passer.
Romain Gary
Je suis né dans l'unité de l'univers
Je ne cherche rien à attester
Je cherche à être ce que je suis, admiratif
Contemplatif de ce monde incommensurable
Dans la splendeur des choses et des êtres
Je ne me contorsionne pas à démontrer
Pour savoir d'où cela vient
Nous sommes nés pour être heureux
Pas pour le chagrin ni pour le désespoir
Ni pour nous accaparer des choses futiles
Et nous accrocher comme des sangsues en péril
Je n'aime ni le regard sévère ni celui hautain
Ni celui du cuistre ni celui de la suffisance
L'homme est né libre
Il n'a pas le monopole de la vérité
Ni le droit d'avoir des esclaves
Le monde est poésie
Il est crée comme tel,il est parfait
Nul besoin d'en rajouter sinon le ternir
Les hommes sont nés pour partager
Pas pour dilapider sans vergogne
L'amour est l'essence même de la vie
C'est la sève qui coule dans nos corps
Qui élève nos âmes et les transcende
Ainsi est l'humanité
lundi 26 octobre 2015
Les constellations du poète
Ah! toi, le chercheur de mots magiques
Ne te crois pas invincible et impérieux
Garde-toi de laisser éloignée ta muse
Quand tu flottes et tu rêves sur les nuages
Donne tes épaules qu'elle y pose sa tête
Cajole-la nuit et jour et sans relâche
Habille-la d'un damassé fleurdelisé
Ou d'un cachemire satiné rubicond et luisant
Cueille-lui des vers souverains et divins
Donne-toi la peine d'être prêt à l'aurore
Pour cueillir ses mots fluides et rêveurs
Moi ! j'ai eu ce faste bonheur princier
La muse m'enchantait de ses ailes veloutées
Elle venait à l'aube boire dans ma source
Elle y glissait sa plume d'or et vermeille
Parfois dans mes moments de lassitude
Quand me surprennent le spleen et l'insomnie
Ces fléaux pesants qui rabougrissent les cerveaux
J'imaginais ma muse envolée vers d'autres cieux
Le regard trop ébloui et attiré vers l'ailleurs
Là où le soleil est éblouissant et aveuglant
Mes mots deviennent alors exigus et atones
Ils refusent de se montrer au ciel illustre
Ils n'enchantent plus comme avant
La source alors se tarit et se meurt
Même les petits moineaux la désertent
Ah! que je ne souhaite à personne
D'imaginer même dans ses sombres rêves
Cette brutale secousse du matin :
S'endormir sous les étoiles étincelantes
Et se réveiller dans la brouillasse.
Non, jamais je ne laisserais le spleen
Museler mes libres escapades et voltiges
Pour veiller ma pleine lune joyeuse
Mes étoiles scintillantes et frétillantes
Et voir au matin mon soleil resplendissant
Avec le rire et l'enchantement des fées.
vendredi 2 octobre 2015
La succulence de la légèreté !
Si tu ne sais pas aimer, à quoi te sert-il que le soleil se lève et se couche ?
Omar Khayam
Elle ne dit jamais les mots sans fièvre
C'est son genre de séduire les plumes
Pour nourrir les valses de nos journées
Dans l'élégance et le farfadet
Nulle parole dépenaillée et mièvre
Le coeur dodeline et chavire
Et se nourrit de mots exaltés et conquis
Partagés avec tendresse et allégresse
Quand la muse au sommeil léger
Comme un vent par la fenêtre
Glisse son souffle élégiaque
Glisse son souffle élégiaque
Les mots dans la paume de mes mains
S'exhalent au sourire du printemps
Avec ses fleurs ennoblies
Parfaites dans leurs tenues
Suaves et désirées
Telles des Sylphides joyeuses
Louent la terre amoureuse
Boudent l'indigence des ivraies
S'épanouissent dans leur légèreté
Insoumises et réfractaires
Dans leurs nudités volontaires
Pour clamer au soleil
Saint Astre du jour
Donne-nous toujours de ta lumière
Sur ta terre tendre qui s'abreuve
Et qui flambe dans tes yeux
dimanche 27 septembre 2015
Souris à la vie, le printemps s'amène !
Je voudrais changer les couleurs du temps
Changer les couleurs du monde
Les mots que j'entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde.
Guy BéartQue vaut le printemps
Si la lune perd son éclat
Et les hirondelles
Leurs gazouillis
Belle fleur, j'ai vu la rosée
Du matin comme une larme
Germée pendant la nuit
Qui s’essuyait sur tes frêles épaules
C'est une étrange mélancolie
Quand les yeux sont voilés
Et font perdre tout éclat
Aux étoiles langoureuses
Je saurais prendre mon luth
Pour égrener les notes de grâce
Venant de l'oriental
Et donner au ciel sa splendeur
Pour que les âmes gracieuses
Dans leurs moments incertains
Oeuvre des vents impétueux
Puissent reprendre leur sourire
La lune reprendre son apparat
Les hirondelles leur envol magique
Dans un gazouillement de gala
Et le printemps n'en sera
Que plus beau!
mercredi 28 novembre 2012
Où est ma muse?
Je ne partage pas ce que je fais!
Pourtant je me suis dit de m'appliquer!
Et je ne cesse de m'appliquer,
A qui la faute?
A moi, bien évidemment, me répondrai-je!
Alors j'ai décidé de me le dire à moi,
C'est à dire à l'autre moi, mon ego!
Réveilles-toi ou plutôt réveille-moi!
Apprends ma leçon, réfléchis,
Ne me débine pas, sois moi!
Je me prends alors tout seul,
Je me mets à réfléchir,
Et je découvre la faille!
Elle se trouvait en moi,
J'avais oublié qu'en moi, je l'avais perdue Elle,
Ma Muse...!
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