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samedi 17 novembre 2018

J'aime chanter

On a plus perdu , quand on a perdu sa passion que quand on s'est perdu dans la passion
                                                                                         Sören Kierkegaard



J'aime chanter sans émettre nul son
Ma voix s'envole je ne sais où
Dans mes yeux s'éclaire le vert des champs
Quand les oiseaux fleurissent le vaste ciel bleu
Ma vie n'est qu'une partition de mes rêves
Que joue mon âme sur la toile de mon coeur
Au gré du vent et des rencontres furtives
Je sème des étoiles partout où la nuit tombe 

mardi 10 avril 2018

Comme une symbiose de ravissement


Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.
                                                                                                Victor Hugo
                                                                                                    




Quand j'entendais ta voix dans le sillon de tes lèvres
Elle me pénètrait tel un chant résonnant d'or
Et tes cheveux gémissant sur le chemin du vent
Me happaient et me traversaient tendrement

Dans tes yeux de clair flamboyant bleuté
Miroitait le ciel azur d'un doux printemps
Et dans nos corps palpitant et rayonnant
Vaguement se murmuraient des notes languides

Les nuages en vaguelettes tintaient de joie
Sur nos corps ivres et nos rires d'enfant
Comme un rêve ardent qui suspendait le temps

Et coulait une musique en sourdine et paisible
Telle une symbiose d'un parfait éclat de ravissement
De couleurs bariolées et d'effervescences naïves.

dimanche 25 février 2018

Que de nuits et jours !

            La seule limite à notre épanouissement de demain sera nos doutes d'aujourd'hui                                                                               F.D Roosevelt


Je saurais me tirer de ses ailes douillettes
Elle qui me triture et m’emboîte mon destin
Que de nuits et jours mon coeur a eu à surfer
Sur des pas zigzagants et infinis
L'automne puis l'hiver
Puis le printemps puis l'été
On tourne en rond la lune s'endort
Le soleil roucoule
Mon âme voltige
Je saurais me tirer de ses ailes ébouriffées
Qui enserrent mes étoiles
Je ne puis laisser ma providence s'évaporer
Dans les nébuleuses éffritées
Par une nuit éclairée
Où les vagues déferlent portant
Leurs signatures rouges vives

dimanche 18 février 2018

Ma vie en éventail


"Lorsque je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être lorsque je serai grand. J'ai répondu " heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie".                                                                                         John Lennon


Il m'arrive parfois de rimer pour le printemps
La nature qui chante, les oiseaux qui se trémoussent
Je suis un héron des planages en altitude
Je trimbale ma vie en éventail
Je n'ai jamais compris l'amplitude
Des cœurs à sertir dans les abris
Des silences des temps qui passent
L'hiver ne me griffe pas tant
Que le printemps désemparé
Qu'elle est tendre la pluie souveraine
Quand elle me cingle de ses gouttelettes dorées
Sur mes épaules et mon visage regénéré
Il y'a des matins qui me gondolent
D'autres qui m'aspirent et m'absorbent
Je suis un typhon en sourdine
Qui déborde quand la nuit s'endort
Sur les plaines désertes et silencieuses
Et s'apaise en dormant sur la paillasse

vendredi 2 février 2018

Je suis le vent...

J'ouvre les yeux, la mer et la lumière me brûlent jusqu'au fond de mon corps, mais j'aime cela. Je respire, je suis libre. Déjà je suis porté par le vent, par les vagues. Le voyage a commencé. Le Clézio


Je suis le vent qui réconcilie les montagnes
Je suis l'air du temps qui rassasie les fleuves
J'aime être le lien pour fusionner les coeurs
Je suis le chaud d'un été de plomb
Je suis l'absence
J'ai aimé comme un tourbillon de soleil
Qui s'était levé un matin printanier
J'avais les yeux fixés sur le ciel
Pour regarder une étoile fluorescente
Aussi brillante que toute la constellation
Je n'ai pu dessiner la silhouette volante
Je suis un brin d'herbe aux rêves fous
Je suis tanné comme un parchemin
Et je continuerai mon chemin semé de violettes
Dussé-je passer par mille feux.

mardi 30 janvier 2018

Sur mes vagues espoirs


            Et tu trouveras le trésor qui dort en toi.  Laurent Gounelle


Pourquoi ai-je suivi la mer bleue ?
Moi qui suis né dans une oasis émeraude
Pourquoi ai-je cru dans le ciel bleu ?
Quand la pluie tambourine dans l'infini
Tout est délavé, tout est somnambule
Le sol se dérobe, la mer déroge au rivage
Pourquoi me demandes-tu de choisir ?
Entre les étoiles et les fleurs 
Entre le soleil taquin et la mer sublime
L'arbre que j'invite me parle
Quand arrive l'automne, il soliloque et tremble
De hantise d'être dépouillé de ses feuilles d'or
Mais le ciel semé d'étoiles
Ne connait pas d'automne
Il s'illumine dans l'éternité spatiale
Qu'aucune saison ne ternit ni ne blesse
Ô que j'aime la nuit dans son silence vertigineux.







jeudi 4 janvier 2018

Mon blog en pause


Je vous laisse mes chères lectrices, mes chers lecteurs avec cette citation de Djibran Khalil Djibran:

      Le musicien peut chanter pour vous la mélodie qui est en tout espace. Mais il ne pourrait vous donner l'oreille qui saisit le rythme, ni la voix qui lui fait écho.



mardi 12 décembre 2017

La vie en bandoulière

                                     Les escaliers de Montmartre-Paris- photo prise par Brassaï


Je remets des flammes dans la tiédeur du temps
Je marche comme un aigle qui oublie ses ailes
Ne sachant comment le vent tournerait
J'ai voulu comprendre les nuages
Ils m'ont souvent fait montre de générosité
Parfois ils sont cafardeux et lents
Parfois ils planent gaiement et frileusement
J’aimais les nuages pour leur pouvoir d'enchantement
Je ne savais traîner dans les rues
Sans qu'on ne se fît des amabilités
J'ai beaucoup appris d'eux
Ils m'ont toujours montré le bon chemin
Pour me rappeler que la vie est aussi changeante
Que le temps qu'il fait en chaque saison


samedi 23 septembre 2017

Mon temps voleté !



... Eh ! Qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?                      J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !                                                                                                                                                               Charles Baudelaire

Quelques impondérables m'éloignent de la blogo...
Il m'arrive d'être pris par un genre de saudade et de ne pouvoir tournoyer avec les mots. Peut être est-ce l'entrée de l'automne qui me tortionne. J'ai peur d'être fastidieux, alors je me terre, je me tais et je lis quand je ne peux rien absorber d'autre.
Désolé mes amis, d'être absent pour quelques petits jours, je vous laisse mes quelques mots pris au vol :



Le temps, mon temps voleté
Mes nuages survoltés
Soleil en panne d'amour
Je glisse dans mon miroir
Je le cueille et lui souffle des mots
Il tremble et ne dit mot
Le temps, mon temps délabré
Mes tempêtes grisées
Je cueille mes doigts enfouis
Dans le sable des océans solitaires
Et découvre l'amour nu
Accroché à ma vague de vie.


 
                                                                                                  


lundi 11 septembre 2017

Qui sait un jour peut être, je t'écrirais...!

                                               

Nous sommes comme les noix : nous devons être brisés pour être découverts.
                                                                        Khalil Djibran




Je t'écrirais un jour peut être une lettre, pour connaitre la couleur de tes yeux, de tes cheveux, comment ils brillaient dans le silence de la nuit et sous les étoiles fleuries.
Tu me diras alors, pourquoi quand tu marchais, tu faisais des pas de danse et que ta silhouette ressemblait à une île inconnue même des immortels.
 La cadence de tes pas m'était comme une musique que j'avais entendue une nuit à la lisière de mon sommeil qui me rejoignait enfin. 
Peux-tu me reconnaître après tous ces temps passés et je sais que tu me reconnaîtras, car je n'ai point changé pour toi, j'ai suspendu le temps qui cavalait tumultueusement dans les ornières de mes pas. 
D'ailleurs, toi aussi, tu n'as pas changé, je t'ai gardée en tête comme au premier jour de ton envol si léger et frileux, avec ton regard de velours, tes cheveux aux vents qui étalaient leurs couleurs diaphanes dans mes veines.
Je t'écrirais toujours jusqu'au printemps de vie, de toutes les vies.

mardi 25 juillet 2017

Ce temps impassible !


Mon âme est comme un son de cor venu des plaines et qui se fond au clair de lune sous les feuilles. Silence. Mon âme rêve.                        Paul Fort


Mélancolique temps somnolant 
Tu m'as pris mon printemps
Et même mon été
Tu me frémis teint maussade
Tu pèses lourd sur mes épaules
Tant d'embruns sans arrêt
As-tu pensé au jardin de mes rêves ?
L'astre chaud tel Jupiter
Prenant son temps évasé
Me dit de sa haute voix sentencieuse :
La fleur que chaque matin tu évoques
Est à jamais étrillée et disparue
Vis ! tant que ton coeur bat encore
Sous les étoiles, n'attend point
Recueille dès ce jour ouvert au ciel
Ce que la vie t'offre dès lors
Et dans mon silence profond
Je repris enfin un brin de lueur






dimanche 9 juillet 2017

Mes vagues des jours !

Le temps n'est pas une courbe lisse mais une série de cahots, de bonds et de pauses.
                                                                           Nial Williams 



Par les bois, par les vallées
Par les montagnes et les prairies
Je dompterai mes illusions, mes mirages
Je roulerai sur du sable blanc
Les vagues de mes espoirs
Je prendrai mes larmes brûlées
Je les mêlerai à la pluie délicieuse
J'arroserai toutes les fleurs du ciel
Qui se pencheraient sur mes épaules
Je leur offrirai mes mains caillouteuses
Pleines de grâce et de bienfaisance
Je les aimerai pour toujours
La vie mérite bien quelques rêves
Semés sur le pavé de mes jours.  


                  Note pour mes amis: Ah ! mes chers lecteurs et lectrices, je suis dans l’indisponibilité pour venir visiter vos blogs, mais pour vos grains de sel que vous avez la gentillesse de me poser comme arc e n ciel, je vous en remercie  infiniment en vous laissant quelques mots à chacun et chacune.

samedi 20 mai 2017

J'ai trouvé mon aurore boréale




Je ferai un petit périple au loin en sillonnant les nuages qui se disperseront sur ma route.
J'irai rêver par delà le monde, remplir ma vision de multiples couleurs et clamer mes mots préférés :


Laisse-moi glisser sur ta cambrure sinueuse
Empoigner ton coeur trémulant
Éparpiller mes mots extasiés
Pour goûter à l'élixir
Qui rend visibles tes rêves.  


samedi 22 avril 2017

Cette vie qui circule dans mes veines !

        Tous peuvent entendre mais seuls les êtres sensibles comprennent
                                                           Khalil Gibran


Quand dans un moment de rencontre, les voix se mêlent, les regards  se parlent, les visages s'épanouissent et les sourires émergent, alors vous comprendrez ce qu'est l'amour de la vie.
Nous nous fûmes rencontrés sur la terrasse d'un café pour prendre le chemin du port où nos visages fleuris, se confondaient avec la lumière du soleil mêlée à la bruine.
J'avais humé, senti, léché, chaque mot, chaque phrase, chaque regard, quand main dans la main, nous pavoisions le temps de réflexions printanières, nous buvions l'eau du ciel qui mouillait nos cheveux barbouillés.
Nous étions les seuls êtres vivants, heureux, libres et sereins, nous parcourions les ruelles enchantées, les sentiers bleus, les maisons fleuries, les librairies achalandées, les musées vitrées, les ponts suspendus, les cailloux boiteux. Nous nous éclations  sous le ciel de notre vie, d'éclats de voix et de rires pour quelques moments éphémères pleins d'éternité. Nous ne nous possédions pas, nous ne mêlions pas nos vies terrestres et figées. Nous étions au dessus de cela, nous nous racontions nos maux par nos mots silencieux, nos passés, nos enfances, nos rêves.
A table ou sur l'herbe des prés, au restaurant, au café, au bar, nos yeux se fixaient et discutaient, nos gestes suivaient. Nous voulions rattraper le temps des nuits, des jours passés et nous nous étions quittés pour qu'un autre jour, nous nous rencontrerions à nouveau sans jamais oublier que la vie, chose  qui nous a été donnée de plus précieux, vaille, mérite d'être vécue, d'être aimée. 
Je me disais alors, en moi-même: J'ai vécu un laps de temps, mais j'ai aimé éternellement.

lundi 13 février 2017

La nuit étoilée dans le désert





La nuit, les étoiles sont ivres
Quand le désert s'évapore
Elles sont happées par le cosmos infini
Elles dansent et entrent en transe
La lune en liesse frémit de joie
Le ciel éblouissant et scintillant
Donne un carnaval de lumière
Par devant moi, le sable qui siffle
Et le vent qui entonne de sa voix
Une musique aux airs fulgurants

samedi 14 janvier 2017

Le soleil qui s'ennuie !




Vaste est le désert, vaste est le coeur, le sable frétille sous mes pieds. J'entrevois un fennec ambulant qui espérait tromper une antilope qui s'approchait d'un bel adénium (rose du désert ou baobab chacal). Ce baobab  qui peut nourrir l'antilope mais point le fennec. Alors le fennec attend, qu'attend-il ? que je passe mon chemin ou que  l'antilope allonge son coup vers le baobab chacal. D'une pierre, deux coups, se tailler une belle antilope farcie de fleurs d'adénium. Mais qu'est ce qui me fait délirer ainsi, pour mâcher des idées biscornues ? ma tête devait recevoir des rayons implacables de ce soleil qui est suspendu au zénith. Je rêve des montagnes des Alpes où la neige y batifole, là où le froid grille la peau des lèvres. Les miennes sont asséchées.
Je me réveille en sursaut, le vent de sable me pénètre les narines. Il s'était levé la nuit pour aller brouter des corps endormis sur l'esplanade d'une oasis aux mille palmiers dattiers  qui croulent sous le suc miellé des régiments de dattes diaphanes. Il est six heures, l'aube émergeant bleue. La journée commence, c'en est la deuxième  dans le Sahara...je rêve debout et je chante:

Vaste étendue du ciel
Le désert rempli de ses mystères
J'entends les palpitations de ses ombres
Sous des palmiers glorieux
L'oasis, rêve du voyageur égaré
Toujours affable, bienveillante
Et même gracieuse dans sa riche floraison
L'eau qui coule, miracle ou mirage
Comme une pluie de bercement


mardi 6 décembre 2016

Sous la fenêtre, mon jardin !



De ma montagne où je suis venu pour quelques moments de villégiature et de récupération d'un travail qui m'avait épuisé, je vous envoie ces quelques mots recueillis sous la fenêtre de ma maison paternelle. L'internet, ici illusoire, un relais qui date de Robinson Crusoé. Mais parfois, quand tout le monde est dans les bois, ou sous la couette, mon clavier vibre sans raison apparente, la voie est libre, à condition que le vent tripatouille ailleurs :


Sur ma terre mère accueillante
J'ai déposé ma cuirasse tissée
De fils blancs de ma mémoire
Les oiseaux se fendent la pêche
Me voyant regagner le bercail
Vanné et moulu
Le pampre sur la fenêtre
De la maison paternelle
Ses feuilles et ses vrilles
Comme des ombres légères
Dandinent joyeuses dans l'air
Un souffle souverain me pénètre
Agréable dans mes veines sciées
Je reprends mon flux rompu
Et qu'un jour couleur d'orange
Je m'assoie sur le sol pavé
De lumières et d'ombres chaudes








mardi 25 octobre 2016

C'est le temps des poèmes !



               L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.
                                                                                          Djibran Khalil Djibran



J'ai pris la montagne envoûtée
Par un temps automnal cinglé
Dans mes mains pétries d'argile
J'ai vu le fleuve traverser 
Des sillons colorés inconnus
Je me suis égaré quelque peu
Dans la bruyère, l'ajonc et le genêt
J'ai entendu dans le silence de la nuit
Des échos tambourinant sur ma porte
Et qui me murmuraient ces mots :
Il est temps que tu te lèves
Il est temps de vivre
Il est temps de rentrer
C'est le temps des poèmes

                  A tous mes amis(es) qui ont pensé à moi et qui par leurs mots, pendant ma pause, m'ont donné beaucoup de joie.


jeudi 1 septembre 2016

Je n'embrasse plus les mots !




Je ne les aime plus
Les mots sont si cinglants
Qu'ils m'étouffent parfois
Les mots sont si torturants
Qu'ils m'arrachent le bout de mes ailes
Les mots sont si méchants
Qu'ils me creusent le fond de mon âme
Ils m'effraient, me lassent, me lacèrent
Ils me donnent des estocades
Dans mes moments de rêve
Les mots, je ne les aime plus
Les mots, je ne les embrasse plus
Est-ce un moment fragile ?
Un moment de vide ?
Nul ne sait d'où ça vient
Je n'aime plus les mots


jeudi 21 juillet 2016

Sur la route de mes espoirs !




                           Fais de ta vie un rêve, et d'un  rêve la réalité !
                                                       Antoine de Saint-Exupéry


Chaque jour je reçois un brin de lune
Et de tous les brins amoncelés 
J'ai tissé une géante lune
Qui m'aide à lire dans ses yeux 
J'aperçois une multitude de rêves
Qui se démènent frénétiquement
Dans la joie de leur fougue inouïe
J'en ai saisi quelques uns exaltants
S'accrochant  vivement et éperdument
A me suivre dans les cascades de la vie
Depuis je n'ai cessé de parcourir
Le monde et  le cosmos tout entier
Les océans,les montagnes, les forêts
Là où vivent les étoiles luisantes de lumière





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