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vendredi 2 octobre 2015

La succulence de la légèreté !




             Si tu ne sais pas aimer, à quoi te sert-il que le soleil se lève et se couche ?
                                                                  Omar Khayam


Elle ne dit jamais les mots sans fièvre
C'est son genre de séduire les plumes
Pour nourrir les valses de nos journées
Dans l'élégance et le farfadet
Nulle parole dépenaillée et mièvre
Le coeur dodeline et chavire
Et se nourrit de mots exaltés et conquis
Partagés avec tendresse et allégresse
Quand la muse au sommeil léger
Comme un vent par la fenêtre
Glisse son souffle élégiaque
Les mots dans la paume de mes mains
S'exhalent au sourire du printemps
Avec ses fleurs ennoblies
Parfaites dans leurs tenues
Suaves et désirées
Telles des Sylphides joyeuses
Louent la terre amoureuse
Boudent l'indigence des ivraies
S'épanouissent  dans leur légèreté
Insoumises et réfractaires
Dans leurs nudités volontaires
Pour  clamer au soleil
Saint Astre du jour
Donne-nous toujours de ta lumière
Sur ta terre tendre qui s'abreuve
Et qui flambe dans tes yeux



lundi 31 août 2015

Les mots!





Ces inépuisables accompagnateurs de mes jours
Qu'est ce qu'ils m'ont torturé
Nuit et jour, dans mon bain, dans le bois
Dans la mer, dans les montagnes
Dans mes cahiers, sur mon lit
Je les rature, je les malmène
Ils se bousculent dans ma tirelire
Ils jasent et ne m'écoutent souvent pas
Ils sont impatients et délicats
Ils se torsadent et se contorsionnent
Je les reprends encore et je les rature encore
Ils ne sont parfaits et heureux
Qu'immanquablement raturés
Je les tisse, je les enjolive encore
Même ainsi ils n'en démordent pas
Comme si la rature est inutile et vaine
Souvent je baisse ma plume de clavecin
Ils se mettent au repos du guerrier
Que de malentendus et de souffrance
Quand après, dans tout ce fouillis
M'apparaît le bout de mon chemin de liberté
Frayé à coup de manchette et de plume d'osier
Qu'au préalable me paraissait infini et tortueux
Mais ainsi finit cette aventure d'avec les mots
Qui me désarçonnent et me turlupinent
Qu' à la fin ils finissent dans une nasse
Et je rends grâce à mes erreurs, à mes ratures
De m'avoir appuyé dans mon labeur
Pour que l'écriture s'en sorte
Saine, sauve et accomplie peuchère!


jeudi 19 décembre 2013

Ecrire, faut croire!..

"Des mots, une histoire", jeu préconisé par Olivia Bellington, revient avec la liste suivante des mots :
Orgasme- sensoriel- stimuler- imagination- histoire- comportement- trouble- démoniaque- (à) califourchon- acrobatie- trapèze- équilibriste- jongleur- large.








Ecrire! Ah, comme j'aspire depuis longtemps à écrire, un poème, une nouvelle, ou un roman, pourquoi pas?
Devant mon bureau, mon esprit vaque, sans un brin d'imagination et que rien ne  stimule.

Est-ce un trouble sensoriel profond, dû à mon comportement démoniaque et excessif, à l'idée d'écrire coûte que coûte.

Face à ma feuille ou plutôt mon écran blanc, avec mes doigts figés sur le clavier de mon ordinateur, je fais toutes sortes de contorsions, dans ma mémoire, comme qui dirait des acrobaties spirituelles, histoire de ratisser large, mes quelques idées pondues ce matin , mais déjà évanescentes.

A l'aube, de ce jour, au bord de la plage, assis à califourchon, ma position de prédilection, sur ma chaise pliante, mon esprit se démenait comme un jongleur des mots, face à l'immensité de la mer inspirante ou aspirante, je ne saurais dire!

Tout venait à moi, toutes les idées possibles et imaginables! Mon esprit, devant une telle avalanche de mots, presque jouissifs, comme s'il voulait atteindre un orgasme, s'accrochait à les mémoriser dans son escarcelle mnémonique, mais rien n'y fera, ils ne seraient pas tous gardés.

Comme j'aurais dû penser à me munir tout simplement d'un calepin et d'un stylo ou maintenant que j'y pense, mon petit ordinateur portable.

Mais voilà, l'inspiration, ça ne se commande pas, à plus forte raison, quand on a décidé, manu-militari, à vouloir coûte que coûte, déboucher sur un bon texte, un poème ou autre.

Ecrire, ce n'est pas  faire un numéro d'équilibriste sur sa chaise, même de plage, ni aussi de rester figé comme une statuette! Et d'ailleurs, il m'était arrivé, pour le comble de mon entêtement, à force de m'accouder sur mon bureau, sans même un mot écrit et sans inspiration, d'avoir un torticolis et le trapèze du cou froissé.

jeudi 5 décembre 2013

Changer le monde!


Des mots, une histoire 120- Olivia Bellington
Liste des mots: Changer-révolution-lit-drap-nouer-coton-cueillette-saisonnier-migre-afflux-sentiment-expression-chute-mal




Changer le monde!

Qui n'a pas le sentiment que le monde dans lequel nous vivons, prend eau de toute part, avec toutes les inégalités qui ne cessent d'augmenter et la misère qui gagne les populations les plus démunies et les plus faibles de la planète. Le Nord s'enrichit, le Sud s'appauvrit!

Les boat people, nouvelle génération, qu'on appelle aujourd'hui les "harragas" ( "les resquilleurs", dans le langage maghrébin) affluent comme une nuée d'oiseaux migrateurs (je n'ai pas osé parler de sauterelles!..) et pas saisonniers eux comme ces volatiles, vers les pays dits"libres"! Ils migrent en traversant la mer méditerranée au péril de leur vie sur des barques de fortune, moyennant le payement d'une somme d'argent, aux passeurs clandestins. L'histoire tragique de lampedusa, en Italie est encore très vivace dans les esprits.

Souvent, ce sont de simples gens démunies, tunisiens, libyens, bref maghrébins, qui avaient d'abord cru avec la chute des dictateurs dans leurs pays, à la grandeur de la révolution qu'on appelait "printemps arabe". L'espoir avait renaît alors, dans ces pays où les libertés citoyennes étaient une lubie, la liberté d'expression, un luxe et était même punie d'emprisonnement.

Les notions de démocratie n'étant pas inscrites dans les mœurs de la société, on a vite déchanté au lendemain de la victoire. Les dérapages et autres dépassements ont abouti à faire le lit aux partisans de la manière forte, de l’extrémisme et du fanatisme.

Le pauvre peuple, lui continue à subir et n'a plus aucun espoir en ses gouvernants, tellement leur pays va mal.

Les pays puissants qui avaient aidé à faire déguerpir les dictateurs et encouragé les printemps arabes, ont pratiquement, lâché ces "jeunes pays" au moment ils ont le plus besoin d'eux. Il est vrai que la crise mondiale a touché tous les pays de plein fouet. On dit bien: "charité bien ordonnée commence par soi-même!"

Aucune perspective, pour encore espérer, dans le monde un quelconque changement de l'ordre des choses, surtout avec ce "Machin" dont parlait le Général De Gaule, à propos de l'ONU( un simple appareil de quelques Etats puissants qui dictent les règles à jouer à leur façon!).

Ne sommes-nous pas, franchement, dans de beaux draps? Ne filons nous pas du mauvais coton?
Quand à moi, j'ai la gorge nouée, par tant de désespoir et de dégât et surtout de temps perdu!

                                                                              Signé: Le Harraga.

Pardonnez moi chères lectrices et chers lecteurs de ne pas avoir parlé de "cueillette" comme prévu dans la liste des mots d'Olivia! Franchement, vous voyez, vous, une quelconque cueillette à espérer? Hormis, peut être, celle du plomb dans l'aile!


mercredi 27 novembre 2013

La galerie MX!

Et voilà que l'aventure continue, je finirais par faire le tour de la planète, avec les mots d'Olivia Bellington! Hier, c'était le Japon, aujourd'hui, le Quebec-Montréal où je fais un voyage afin de placer mes mots.

Liste des mots: Pureté, limpide, clair, diaphane, couronne, diamant, mine, galerie, art, atelier, manuel.


Fuoco Di Gioia
                                                                                                                               La Rouge
                                                                          Dans le bois
                                                                                                                 La Rouge
En voyage à Montréal au Quebec, dans un cadre professionnel, j'avais décidé de réserver une surprise à une amie artiste-peintre, en allant la visiter dans son propre atelier de peinture.

Arrivé à l’hôtel où ma chambre était réservée, mon attention était attirée, à l'entrée, par  une affiche collée à même la baie vitrée. En y jetant un coup d’œil rapidement, je n'en revenais pas de voir, là, écrit en noir et blanc, qu'une exposition de peinture était organisée dans une galerie à Montréal et dont, quelle belle surprise, mon amie figurait sur la liste des exposants.


Il était précisé que chaque artiste-peintre devrait exposer une seule de ses meilleures toiles.


Je m'étais promis d'aller, dans l'après-midi sans faute, assister au vernissage prévu.


Quelle merveilleuse sensation de pureté et de délicieuse ambiance limpide et diaphane quand on pénètre dans la grande salle des galeries d'art MX à Montréal.


La toile de mon amie que je cherchais ardemment,  était, claire exposée, bien en vue de la foule nombreuse.

Elle dégageait cette impression majestueuse, comme destinée à décorer entièrement la grande salle.

Une couronne en diamant est à décerner à ces mains de fée et pleines de talent qui ont su réussir à faire naître une telle oeuvre magique: " Une toile bariolée aux multiples couleurs joyeuses, presque indéfinissables mais tellement chaudes et vivantes" (enfin, c'était mon impression à moi!).


Une musique festive du groupe français "La Mine de Rien", était distillée dans la salle pour le plaisir du public et de temps en temps alternée par la fameuse chanson  mythique de Dalida: Manuel!


Ne pouvant rester, plus longtemps, au vu de mon programme de travail prévu dans le cadre de ma mission à Montréal, j'allais quitté cette ambiance chaleureuse et  de fête, sans avoir pu et eu le plaisir de rencontrer ma chère amie, l'artiste peintre. J'aurais voulu la féliciter de vive voix, pour sa magnifique toile qui m'a tout simplement émerveillée, charmée et extasiée.


Mais je ne partais pas sans lui avoir laisser, sur le livre d'or mis à la disposition du public, ces quelques mots:  Chère La Rouge, " Remercie, lèves-toi et va créer!" Merci.  



  

jeudi 21 novembre 2013

Croquer le néant!

Chez Olivia Bellington, je me laisse conduire au gré de mes rêves inassouvis: Voir le Japon et lire le haîku!
Par les mots choisis cette fois-ci et dont la liste suit, j'ai trouvé idéal d'en parler!
Liste des mots: esprit, spectre, terme, date, ordinal, position, lotus, zen, japonais, haïku, court, long.


              


Ah! Les "japonais", ces gens extraordinaires et fascinants, qu'on dit de taille "courte", mais tellement grands par leur intelligence, leur courage et leur résistance devant les catastrophes naturelles et autres calamités inimaginables qu'ils vivent dans leur chair et subissent continuellement dans leur pays!

 Malgré cela, ils sont souvent "zen" devant le "spectre" d'un éventuel nouveau fléau, à l'exemple du dernier tsunami dévastateur, qui revient toujours dans les "esprits".

Là-bas, les séismes sont légions et sont  souvent suivis de vagues déferlantes et destructrices. Ils peuvent atteindre des "positions" "ordinales" des plus extrêmes dans l'échelle de Richter, qu'aucune autre région dans le monde ne pourrait supporter.

Mis à part ces fléaux, le Japon a une très grande civilisation qui remonte à des millénaires et une "longue" histoire culturelle grâce surtout à sa poésie tellement diversifiée et riche!

Ce pays du soleil levant et de la fleur de "lotus", symbole de la fécondité dans la tradition japonaise et dont le grand poète Nakumara Yutaka, qui a écrit surtout des "haïkus", disait: "déguster de la racine de lotus, c'est croquer le néant!"( car le rhizome de la racine de lotus est troué et vide).

Comme j'aimerais visiter, un jour ce pays légendaire (à une "date" que j'espère proche avant bien sûr le "terme" de ma vie!) qui m'a toujours fasciné et fait rêver depuis ma tendre enfance et encore jusqu'à aujourd'hui.

jeudi 14 novembre 2013

Ton ombre me suit, ma mère!

Aujourd’hui, c’est Olivia (http://www.oliviabillington.com/) qui nous convie à former notre texte dans son atelier, "des mots, une histoire".

Liste des mots: domination, libération, despote, arbitraire, déterminé, se fixer, crampon, harpon, ligotage, glacier, cime, sommet, flanc, sol.




Ma mère,
Tu me disais, mon fils: Est finie la "domination" qu'a subie, longtemps notre peuple! La "libération" de notre pays par le fer et par le sang, a eu raison de "l'arbitraire" d'antan.

Mais, vois-tu, aujourd'hui, mon fils, sommes-nous vraiment libérés, quand nous prêtons nos "flancs" aux apprentis sorciers et "despotes" qui injectent dans l'esprit des gens, des modèles de société à coup de sermons débiles, pour atteindre le "sommet" de l'archaïsme et nous ramener au moyen âge.


La femme est devenue le bouc émissaire de tous les maux de la société!

"Déterminées" à reprendre le flambeau, nous ne pouvons nous permettre, nous les femmes, ces laissées pour compte, de baisser nos bras. Le "ligotage" aux vieilles traditions iniques  qui nous asservissent, a atteint des "cimes" que nulle raison humaine ne peut admettre.

Ces "crampons"* d'un nouveau genre, sont "fixés", dans leurs opinions givrées, comme des "glaciers".


Pensent-ils sérieusement que, telles des otaries qui reçoivent des "harpons" sans brancher, les femmes, elles, vont se coucher à même le "sol" pour satisfaire leur desiderata.

Oui, c'était ce que tu me disais, maman, avant que la mort ne t'emporte.


Je pense à toi, paix à ton âme!



* crampons: Dans le dictionnaire des synonymes-Réverso (gluau, enquiquineur, chieur, rabat-joie, empoisonneur, raseur, trouble fête, emmerdeur, glu, collant, casse-cul et casse pied) 

vendredi 8 novembre 2013

Je vous écris une lettre!...

Aujourd'hui, je vais tacher de participer au jeu préconisé par "Asphodèle" dans son blog qui consiste à entrelacer, tisser, tricoter un texte, en prenant un ensemble de mots proposés par les internautes, blogueurs et blogueuses et sélectionnés par Asphodèle. Je publie ce texte sur mon blog, sous forme de correspondance, de lettre (comme exigé cette fois-ci dans ce jeu!) et à adresser à qui on veut.

Les mots sélectionnés sont: Plume, épistolaire, échange, relation, courrier, essoufflement, assortiment, liaison, amoureux, carte, rencontrer, lettre, souvenir, distance, train, couleur, pétrifier, pantin, perpétuel.



C'est une lettre fictive que j'adresse, sans citer de destinataire en particulier, à celui ou celle (blogueurs et blogueuses) qui se reconnaîtra dans la relation que j'espère développer, attendre, épanouir, grandir dans l'amitié et la convivialité!

Ma chère Mylestine,

Au hasard de mes pérégrinations dans la blogosphère où, m'a-t-on dit, on peut "rencontrer" et même avoir des "liaisons" avec des gens de tout bord, et principalement de culture, grâce notamment à notre belle "plume" (si plume il y'a!), j'ai élu ton magnifique blog où règne la convivialité, l'humour et surtout le plaisir de lire, de te lire ma Chère Mylèstine!
Quel bel outil, Mylestine que l'internet qui m'a permis de découvrir des femmes et des hommes extraordinaires et dont , dieu merci! tu en fais partie.
La "distance" qui jadis, nous "pétrifiait" à l'idée des "perpétuels" temps longs et des retards pour voir une missive arriver à sa destination, s'est vue raccourcie, comme par enchantement. Les "échanges" entre personne vont fleurir à tout va, et surtout pour le bonheur des "amoureux" des "lettres" et des arts.
N'aies crainte, Chère Mylestine, d'un quelconque "essoufflement" de ma part, pour te dire mes mots et recevoir les tiens, tant le plaisir que j'espère réciproque, m'anime fortement pour nous connaître un peu plus tous les jours.
Aujourd'hui, le "courrier" par le biais d'internet a révolutionné les esprits! On garde encore, dans les "relations" "épistolaires" du passé, le doux "souvenir" des belles lettres, ainsi que des "cartes" agrémentées par un "assortiment" de "couleurs" joyeuses et de jolis mots.
Oui, le notre monde a changé,  Chère Mylestine! Au" train" où va la technologie, aujourd'hui, avec tous les bouleversements y afférents dans la société, j'espère que l'homme saura prendre sa destinée en main, comme il l'a rêvée et souhaitée pour une vie meilleure et non attendre passivement comme un "pantin", qu'il ait le tournis de tant de changements et..consommer, consommer!..
Pour moi, Mylestine , grâce à des hommes et des femmes qui gardent leurs pieds sur terre, qui ne se laissent pas conter fleurette et dont je ne doute pas que tu en fais partie, je continuerais à m'inspirer de tes coups de gueule, de ta sincérité, de ta joie, de ta culture et surtout de ton sens de l'amitié.
                               biz...


  


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