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dimanche 13 mai 2018

Il pleut des lambeaux de pluie


                                Car comme il a toujours été, c'est seulement 
                            à l'heure  de la séparation que l'amour connaît 
                          sa propre profondeur.        Khalil Djibran  
                                       


J'ai survolé les nuages haut perchés
Comme un aigle aux ailes mirifiques
Tracté par l'esprit du ciel

J'ai plané sur l'océan paisible
Une fée devait m'étaler ses pans de rosées
Sur un long couloir blanc azuré

Mais il pleut des lambeaux de pluie
Gommant mes rêves au passage
Le printemps a levé ses voiles




samedi 20 mai 2017

J'ai trouvé mon aurore boréale




Je ferai un petit périple au loin en sillonnant les nuages qui se disperseront sur ma route.
J'irai rêver par delà le monde, remplir ma vision de multiples couleurs et clamer mes mots préférés :


Laisse-moi glisser sur ta cambrure sinueuse
Empoigner ton coeur trémulant
Éparpiller mes mots extasiés
Pour goûter à l'élixir
Qui rend visibles tes rêves.  


samedi 14 janvier 2017

Le soleil qui s'ennuie !




Vaste est le désert, vaste est le coeur, le sable frétille sous mes pieds. J'entrevois un fennec ambulant qui espérait tromper une antilope qui s'approchait d'un bel adénium (rose du désert ou baobab chacal). Ce baobab  qui peut nourrir l'antilope mais point le fennec. Alors le fennec attend, qu'attend-il ? que je passe mon chemin ou que  l'antilope allonge son coup vers le baobab chacal. D'une pierre, deux coups, se tailler une belle antilope farcie de fleurs d'adénium. Mais qu'est ce qui me fait délirer ainsi, pour mâcher des idées biscornues ? ma tête devait recevoir des rayons implacables de ce soleil qui est suspendu au zénith. Je rêve des montagnes des Alpes où la neige y batifole, là où le froid grille la peau des lèvres. Les miennes sont asséchées.
Je me réveille en sursaut, le vent de sable me pénètre les narines. Il s'était levé la nuit pour aller brouter des corps endormis sur l'esplanade d'une oasis aux mille palmiers dattiers  qui croulent sous le suc miellé des régiments de dattes diaphanes. Il est six heures, l'aube émergeant bleue. La journée commence, c'en est la deuxième  dans le Sahara...je rêve debout et je chante:

Vaste étendue du ciel
Le désert rempli de ses mystères
J'entends les palpitations de ses ombres
Sous des palmiers glorieux
L'oasis, rêve du voyageur égaré
Toujours affable, bienveillante
Et même gracieuse dans sa riche floraison
L'eau qui coule, miracle ou mirage
Comme une pluie de bercement


jeudi 21 juillet 2016

Sur la route de mes espoirs !




                           Fais de ta vie un rêve, et d'un  rêve la réalité !
                                                       Antoine de Saint-Exupéry


Chaque jour je reçois un brin de lune
Et de tous les brins amoncelés 
J'ai tissé une géante lune
Qui m'aide à lire dans ses yeux 
J'aperçois une multitude de rêves
Qui se démènent frénétiquement
Dans la joie de leur fougue inouïe
J'en ai saisi quelques uns exaltants
S'accrochant  vivement et éperdument
A me suivre dans les cascades de la vie
Depuis je n'ai cessé de parcourir
Le monde et  le cosmos tout entier
Les océans,les montagnes, les forêts
Là où vivent les étoiles luisantes de lumière





jeudi 1 octobre 2015

Voyage autour de ma chambre !



                                        Faites que le rêve dévore votre vie afin 
                                      que la vie ne dévore pas votre rêve
                                                                     Antoine de saint Exupery



Je vais faire le tour du monde avec mes mots
J'espère avoir beaucoup de livres
Et lire, relire, relire et lire à m'essouffler
Je prendrai dans mes bagages
Tous mes livres latins
Je visiterai la France, rencontrerai Victor Hugo
Dans les misérables, la révolution et les barricades
Sans oublier Zola, Flaubert et Lamartine
Et toute la crème des chevaliers des mots
J'irai en Russie du Tsar, rencontrer Tolstoï
Dans sa maison d'Iasnaïa Poliana
Demander des nouvelles de Natacha Rostov
Sans oublier Gogol, Tchekhov et Dostoïevski
Et même si la révolution du Bolchevisme est passée
Je déterrerai Pouchkine chez son Tsar
Sans oublier de saluer Tourgueniev
En Amérique, je visiterai la Californie
Et ferai une virée Chez John Steinbeck de Salinas
Où sont nés les raisins de la colère
Ici, chez moi, j'ai rencontré 
Fouroulou de Feraoun, Mammeri,
Camus,Roblès Kateb Yacine 
Et sa Nedjema l'éternelle 
La beauté de son rêve envolée
Sans oublier les voyageurs d'Outre mer
Loti, Maupassant, Fromentin
Gide et Isabelle Eberhardt le trimardeur
Qui ont bravé le Sahara,
Sous la voûte céleste parsemée d'étoiles
Au dessus de leurs têtes chaudes
Balzac disait alors du désert:
Il y'a tout et il n' y a rien
C'est Dieu sans les hommes
J'irai partout où l'espace me le permet
L’Allemagne de Goethe et de Nietzche
L'Irlande de Beckett et de Jennifer Johnston
L'Ecosse de Walter Scott et de Stevenson 
L'Angleterre de Daphné du Maurier
Et des sœurs Brontë, sans oublier Lord Byron
Là où les mots avaient jailli des cœurs des hommes
Et des femmes pétris dans le verbe et la poésie
Ce voyage me prendra ce qu'il me prendra
Du temps, de l'absence et de l'argent
Je l'accomplirai pour comprendre
Et apprendre le sens de l’humanité
Pourquoi tant de haine et de souffrance 
Alors que la vie est un roman
Dans un monde à jamais infini.








samedi 16 mars 2013

Souffle de mes nuits...!



Ni le soleil, ni le ciel  radieux comme le jour bleu, ni la mer calme et limpide, ni le prochain voyage vers les oasis du Sud du Sahara, ne combleront ce vide dans ma tête,une espèce de manque d'air pour aérer mon âme triste! 
Ce vide a émergé de mes doutes sur le sens à donner à ma vie, à mon passé,mon présent, mon avenir.
En vérité c'est la futilité des choses qui nous entourent en pensant que le bonheur se mesure au nombre de sorties en boites, à la plage, à la montagne, à l'oasis et tout le reste....
Quelqu'un m'a dit un jour: Ni le soleil, ni le printemps, ni l'oasis, ni la mer bleue ne peuvent te remplir de bonheur s'il venait à te manquer le petit son de la voix de celle qui te murmure dans ton sommeil : 
"Tu es mon soleil, ma mer bleue, mon oasis...et là, tu lui réponds: " 
                                                                                     
        Merci à toi souffle de mes nuits!
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