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jeudi 7 février 2019

Mon coup de foudre !

Car son âme retiendra la vérité de votre coeur, comme le goût du vin persiste dans la bouche, alors que sa couleur est oubliée, et que le flacon n'est plus.
                                                                                                Khalil Djibran



J'ai longtemps cherché à lire dans mes rêves, mes rêves vécus et à comprendre le sens de la vie. Mais au fin fond de ma solitude qui a germé au fil des ans, je doute de l'être humain. N'est-ce pas, du reste, qu'on dit souvent que l'absence, l'éloignement ébrèchent les sentiments, oblitèrent les lignes de notre âme et estompent toute la fraîcheur et la beauté de notre coeur.
Mais est-ce toujours le cas, si vraiment les êtres avaient du sang dans les veines et non de l'encre délébile, car pour les premiers, l'envolée se colore de vermeil et l'éloignement ou l'absence ne désemplit pas leur rêve, et l'amour ou même l'amitié, quand il est fort, il ravive à souhait le bonheur entrevu et fait revivre le passé, qui par son souvenir, il s'élève encore et grandit.
J'ai longtemps cru en l'éclair du ciel quand il frémit d'orage propice et bienfaisant, et je doute aujourd'hui qu'il soit fécond pour espérer en lui un quelconque germe de vie.

lundi 11 septembre 2017

Qui sait un jour peut être, je t'écrirais...!

                                               

Nous sommes comme les noix : nous devons être brisés pour être découverts.
                                                                        Khalil Djibran




Je t'écrirais un jour peut être une lettre, pour connaitre la couleur de tes yeux, de tes cheveux, comment ils brillaient dans le silence de la nuit et sous les étoiles fleuries.
Tu me diras alors, pourquoi quand tu marchais, tu faisais des pas de danse et que ta silhouette ressemblait à une île inconnue même des immortels.
 La cadence de tes pas m'était comme une musique que j'avais entendue une nuit à la lisière de mon sommeil qui me rejoignait enfin. 
Peux-tu me reconnaître après tous ces temps passés et je sais que tu me reconnaîtras, car je n'ai point changé pour toi, j'ai suspendu le temps qui cavalait tumultueusement dans les ornières de mes pas. 
D'ailleurs, toi aussi, tu n'as pas changé, je t'ai gardée en tête comme au premier jour de ton envol si léger et frileux, avec ton regard de velours, tes cheveux aux vents qui étalaient leurs couleurs diaphanes dans mes veines.
Je t'écrirais toujours jusqu'au printemps de vie, de toutes les vies.
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