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samedi 7 janvier 2017

Quand le ciel apparaît !









Quand le ciel apparaît le matin dans sa splendeur
Tout ce qui bouge, tout ce qui vit se mettent en branle
Les oiseaux se gorgent de rosée et dressent leurs ailes
Les arbres gémissent du plaisir de se réchauffer leurs chairs
Les fleurs dandinent de joie d'éclater leurs sèves
Le soleil comme un dieu endormi remue son foyer ardent
Le monde en effervescence reprend son trimard
Une journée où tout se décide, tout se dessine
La vie invariablement distille ses espoirs et ses rêves
Nul être ne doit être affligé, nul homme ne doit désespérer
Ainsi devait être la vie, ainsi nous la voulons.



samedi 12 décembre 2015

L'effervescence d'Aldébaran



Dans l'univers jalonné de constellations
Bouillonne le monde des astres et des bulles
Qu'un rêve fou fait apparaître au ciel
Une grande et belle étoile aux mille éclats
La brillante étoile rougeâtre Aldébaran
Née dans la prairie galactique du fécond Taureau
Une étoile royale aux pays de la Mésopotamie
Des rois mages et d'Ishtar la déesse de l'amour
Elle court, elle court parmi les étoiles luisantes
Allant sublimer Aries souveraine du Bélier
Maîtresse de l'équinoxe du printemps stellaire
Celle qui recèle la joie et la vie éternelle
Dans un ciel ouvert comme un grand livre d'images
Taquinant et jouxtant le beau royaume d'Orion
Bételgeuse, Rigel, Béllatrix, Saïph
Aldébaran aux incandescences  vives
Âme vivante et cœur du fertile Taureau
Qui se complait dans sa luminosité étalée
Tour à tour, devient rose, bleue, orangée
Idéale et sublime pour sa ronde dans le cosmos
Gambade, danse, rêve, chante, vit
Sous la houlette de son prolifique Taureau
Fait fleurir le ciel à profusion d'amour et de vie
Dans un avril euphorique à l'aube des jardins
Multiplie les rayonnements de lumière
La déhiscence des fleurs aux multiples senteurs
Et des belles couleurs chamarrées et dorées
Qui ravivent la terre sous un ciel ébahi
Aldébaran pour sa flamme au cosmique Taureau
Le bonheur des angelots, l'allégresse des mères
Honore dans le faste et la fructification du sol
Les arbres millénaires, les forêts légendaires.




jeudi 26 novembre 2015

L'histoire qui balbutie ou qui tousse !



Les Migrants
" On donne  des noms à des aérolithes (météorites), à ces individus expulsés et perdus, à ces éliminés du sort ; on les appelles émigrés, réfugiés, aventuriers. S'ils restent, on les tolère ; s'ils s'en vont, on est content.
Quelquefois ce sont des êtres absolument inoffensifs, étrangers, les femmes du moins, aux événements qui les ont chassés, n'ayant ni haine ni colère, projectiles, sans le vouloir, très étonnés. Ils reprennent racine comme ils peuvent. Ils ne faisaient rien à personne et ne comprennent pas ce qui leur est arrivé. J'ai vu une pauvre touffe d'herbe lancée éperdument en l'air par une explosion de mine. La révolution française, plus que toute autre explosion, a eu de ces jets lointains."
                    Extrait du roman de Victor Hugo: "les travailleurs de la mer"


L'histoire qui balbutie ou qui tousse?
Le monde va-t-il encore faire des siennes en nous narguant pour nos incongruités? L'histoire nous apprend, que quand on l'oublie, Elle ! ne nous oublie pas; et on se leurre et on se condamne à répéter les mêmes bêtises, les mêmes erreurs; l'homme va-t-il enfin se réveiller pour se regarder en face ou dans la glace et faire son méa-culpa ou va-t-il encore continuer à tergiverser,  zigzaguer au péril de toute l'humanité, de son humanité, au péril  simplement de son existence? Nous voyons des signes qui ne trompent pas , nous sommes des entêtés, des candidats au suicide en puissance. Nous voyons des fanatique armés germer comme des sauterelles affamées, avides de destruction, de dévastation et qui convoquent même l'apocalypse.
Alors dites-moi chers amis, chers citoyens du monde, ce sujet des migrants, né d'une supercherie de l'histoire des hommes , d'un calcul démoniaque pour le partage de cette planète déjà épuisée, défigurée mais aux gisements de pétrole colossaux, doit-on  continuer à gloser et à discuter sans cesse et va-t-il enfin trouver chaussure à son pied?
J'ai espoir que la vie vaut la peine qu'on se décarcasse pour elle, qu'on doit l'aimer un peu mieux et qu'elle mérite mieux.

vendredi 2 octobre 2015

La succulence de la légèreté !




             Si tu ne sais pas aimer, à quoi te sert-il que le soleil se lève et se couche ?
                                                                  Omar Khayam


Elle ne dit jamais les mots sans fièvre
C'est son genre de séduire les plumes
Pour nourrir les valses de nos journées
Dans l'élégance et le farfadet
Nulle parole dépenaillée et mièvre
Le coeur dodeline et chavire
Et se nourrit de mots exaltés et conquis
Partagés avec tendresse et allégresse
Quand la muse au sommeil léger
Comme un vent par la fenêtre
Glisse son souffle élégiaque
Les mots dans la paume de mes mains
S'exhalent au sourire du printemps
Avec ses fleurs ennoblies
Parfaites dans leurs tenues
Suaves et désirées
Telles des Sylphides joyeuses
Louent la terre amoureuse
Boudent l'indigence des ivraies
S'épanouissent  dans leur légèreté
Insoumises et réfractaires
Dans leurs nudités volontaires
Pour  clamer au soleil
Saint Astre du jour
Donne-nous toujours de ta lumière
Sur ta terre tendre qui s'abreuve
Et qui flambe dans tes yeux



mercredi 19 août 2015

L'homme tapi dans le rêve !



Tapi dans mon étoile, j'observe les linéaments de ma vie qui ne s'effacent que dans mes rêves. J'attendais le printemps qui me raviverait mes souvenirs libérés, mes images défendues. La vie, ce tout petit pan de l'éternité qui m'a été légué, m'enquiquine parfois de ne pouvoir lister mes desiderata.

Pourquoi perdre des parcelles de mes rêves dans la gesticulation de mes péripéties violentées. Comment Dieu ! m'a t-il fait germé  sans me prescrire un mémorandum pour les jours déployés. Que de temps volé dans les simagrées, dans les tortueuses escapades nocturnes.

Ma vie nette n'est que brindille dans le brut de mes histoires tarabiscotées. J'ai tenu bon dans mes naïvetés abasourdies, j'ai affiné mes billes lancées dans les sillons de ma vie. Je n'ai vu que simulacre, badigeonnage, pour surpasser la nature, pourtant heureuse.La nature maintenant défigurée dans ses entrailles, pleure en silence et maudit le jour de sa naissance. Les idées ont perdu de leur poésie déflorées dans les coques vides de serre. 


L'homme ne vit plus, il mugit ! il ne rêve plus, il attend ! il ne dort plus, il guette!


Dans mes spasmes qui lancinent parfois mes parois cervicales, je reprends tout à zéro, et je redeviens homme nouveau ! Je revois les étoiles silencieuses et brillantes, la lune reprendre sa course dans l'ombrage de la terre. Le cosmos secoue ses oripeaux, la vie reprend ses chants de mélodie et j'aperçois la clarté dans mes rêves inattendus.

lundi 26 septembre 2011

Ces poètes di-vins!

                                                                   
J'ai toujours été charmé par les nombreux poèmes louant le jus de la treille et l'ivresse, dont Omar Khayam au XI siècle et Charles Baudelaire  huit siècles aprés , étaient les maitre incontestés et ne finissent pas
jusqu'à nos jours de nous émerveiller et... de nous énivrer!
En voici quelques quatrains:

Khayam: - je suis constamment attiré par la vue du vin limpide,
               - mes oreilles sont sans cesse attentives aux sons mélodieux de la flute
               - oh, si le potier fait une cruche de ma poussière,
               - Puisse cette cruche être constamment pleine de vin!

Baudelaire: - L'horrible soif qui me déchire
                  - Aurait besoin pour s'assouvir
                  - d'autant de vin qu'en peut tenir
                  - Son tombeau;- ce n'est pas peu dire

Kahayam: - L'ivresse de notre propre délire ici-bas nous a transportés de joie;
                - De notre humble condition, elle nous a fait lever la tête jusqu'aux cieux.
                - Cependant, nous voilà enfin affranchis de l'annexion du corps!
                - Nous voilà rentrés dans la terre, d'où nous sommes  sortis.

Baudelaire:-C'est ainsi qu'à travers l'Humanité frivole
                 - Le vin roule de l'or, éblouissant pactole;
                 - Par le gosier de l'homme il chante ses exploits
                 - Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois

Khayam: -Si je suis ivre de vin vieux; eh bien! je le suis. Si je suis
               -infidèle, guèbre ou idolâtre; eh bien! je le suis.
               - Chaque groupe d'individus s'est formé une idée sur mon comte.
               - Mais qu'importe, je m'appartiens et je suis ce que je suis.

Baudelaire:-A nom des serments de tendresse,
                 - Dont rien ne peut nous délier,
                 - Et pour nous reconcilier
                 - Comme au beau temps de notre ivresse,
                
             
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