lundi 1 octobre 2018

Je sais parler aux arbres

                                      Lorsqu'une feuille tombe, il y repousse toujours une branche. 
                                                                                    Eric Barbé




Je sais parler aux arbres
Comme on parle au vent
Dans le froufroutement de ses mots bleus
Parfois les sons se mêlent au silence
Des douceurs de l'aube qui naît
Du ciel rêveur et somnolant.
Cueille la vie telle qu'elle est
Comme une ligne sinueuse du destin
Célèbre l'amour, il  prendrait des ailes
Qui le feront raviver dans un vol sublime
Et  pendant que les nuages s'évaporent
Donnant au ciel ses couleurs sereines
Lui le grand cercle bleu luisant
Répand du bonheur en quintessence. 

dimanche 13 mai 2018

Il pleut des lambeaux de pluie


                                Car comme il a toujours été, c'est seulement 
                            à l'heure  de la séparation que l'amour connaît 
                          sa propre profondeur.        Khalil Djibran  
                                       


J'ai survolé les nuages haut perchés
Comme un aigle aux ailes mirifiques
Tracté par l'esprit du ciel

J'ai plané sur l'océan paisible
Une fée devait m'étaler ses pans de rosées
Sur un long couloir blanc azuré

Mais il pleut des lambeaux de pluie
Gommant mes rêves au passage
Le printemps a levé ses voiles




dimanche 6 mai 2018

Un jour, le soleil !


Quand ma coupe est vide, je me résigne à ce qu'elle soit ; mais quand elle est à moitié pleine, j'en suis contrarié.        Djibran Khalil Djibran


Ma vie, une tempête de neige 
Qui blanchit les montagnes paisibles
Mes rêves, mes chemins
Taraudés dans tous les sens
Un jour, le ciel dans l'aurore
Chamarré et scintillant
Raviverait le soleil
Glorieux et aimant 

mardi 10 avril 2018

Comme une symbiose de ravissement


Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.
                                                                                                Victor Hugo
                                                                                                    




Quand j'entendais ta voix dans le sillon de tes lèvres
Elle me pénètrait tel un chant résonnant d'or
Et tes cheveux gémissant sur le chemin du vent
Me happaient et me traversaient tendrement

Dans tes yeux de clair flamboyant bleuté
Miroitait le ciel azur d'un doux printemps
Et dans nos corps palpitant et rayonnant
Vaguement se murmuraient des notes languides

Les nuages en vaguelettes tintaient de joie
Sur nos corps ivres et nos rires d'enfant
Comme un rêve ardent qui suspendait le temps

Et coulait une musique en sourdine et paisible
Telle une symbiose d'un parfait éclat de ravissement
De couleurs bariolées et d'effervescences naïves.

vendredi 30 mars 2018

Enivre-toi !


     C'est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit       Khalil Djibran
       


Enivre-toi que je te danse la farandole
Festin joyeux, cœur enlacé
Ma main dans tes cheveux veloutés
Tes yeux dans mes yeux troublés

Ô princesse des nuits utopiques
Garde ton destin dans ton lit douillet
C'est un envol cosmique déluré
Ma vie n'est que l'ombre de tes souhaits

Serais-je digne de tes bras soyeux
Antilope du désert au cœur de fraise
Ton rire efface mes maux brûlants
Telle une fontaine jaillie du sable

Je te donnerai ma vaste poitrine
Où tu glisseras tes ailes de sirène
Et te relevant comme une déesse
Tu me murmureras tes mots insensés




                                                                              

samedi 24 mars 2018

Pour qu'elle m'entende !



                                          Car comme il en a toujours été, 
                                      c'est seulement à l'heure de la séparation 
                                  que l'amour connait sa propre profondeur. 
                                                         Khalil Djibran





Toi, l'oiseau bleu va vite t'envoler
Pars vers ces montagnes des Pyrénées
Fais un plongeon sur les plaines vertes
Crie fort pour qu'elle te retrouve
La fille de la vallée y est souvent pour s'étendre
A l'ombre de l'arbre qu'elle aurait choisi
Cueille-moi de ces fleurs pourpres qui ne flétrissent jamais
Toi, l'oiseau au regard profond
Admire la beauté du ciel
Quand tu nages sur tes ailes
Et que tu vois planer les nuages
Dessine des arabesques avec tes cabrioles
Et pique du nez vers l'herbe verte de la vallée
Pour y entendre le lys s'enivrer de  sa belle mélodie. 




samedi 17 mars 2018

Les rosées somnolantes


   Une poésie, c'est un sourire un jour de pluie, l'amour , un poème qui se récite chaque jour.      Marie Rouille


Sur ma branche taillée et menue
J'ai assis mes étoiles lumineuses
J'ai sommé les nuages insolents
De cesser leur valse langoureuse
L'aube des vents tournoyants
Glisse parmi les roseaux du ciel
Accueille les rosées somnolantes
Nichées dans les bras des divines fleurs
L'oiseau égaré venant de nulle part
S'égosille à seriner sa gaie mélodie 
Qu'il est beau de s'émerveiller
De toutes ces splendeurs ailées
Comme un magnifique joyau vermeil

mercredi 28 février 2018

Du haut de ton jardin !


"O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux". 
Paul Valéry

Lorsque la main d'un homme effleure la main d'une femme, tous deux touchent à l'éternité.  Khalil Djibran



Tu t'envoles de tes ailes épandues
Pour parcourir les espaces fleuris
Et toutes les prairies sauvages et radieuses
Ne te demande pas pourquoi
Mes silences sanglotent parfois
Avec mes rêves impétueux et étendus
Dans mon chemin parsemé de lotus bleus
Le ciel vacant du printemps boudeur
Se range parfois derrière des nuées grises
Il gémit et tremble dans son désert azuré
Mais toi la Venise aux pierres blanches taillées
Pétulante et gracieuse sur ton île greffée de pins
Ce toit tranquille au dessus des flots, cher à Valéry
Où tu clamais ton si beau poème
Fait d'une rose de vent qui capte l'or du premier soleil
Donne-moi encore le souffle de renouveau
Pour reprendre les sentiers escarpés
Qui mènent au firmament fabuleux
Là ou les cris des mouettes se mêlent au tumulte du temps.  


dimanche 25 février 2018

Que de nuits et jours !

            La seule limite à notre épanouissement de demain sera nos doutes d'aujourd'hui                                                                               F.D Roosevelt


Je saurais me tirer de ses ailes douillettes
Elle qui me triture et m’emboîte mon destin
Que de nuits et jours mon coeur a eu à surfer
Sur des pas zigzagants et infinis
L'automne puis l'hiver
Puis le printemps puis l'été
On tourne en rond la lune s'endort
Le soleil roucoule
Mon âme voltige
Je saurais me tirer de ses ailes ébouriffées
Qui enserrent mes étoiles
Je ne puis laisser ma providence s'évaporer
Dans les nébuleuses éffritées
Par une nuit éclairée
Où les vagues déferlent portant
Leurs signatures rouges vives

dimanche 18 février 2018

Ma vie en éventail


"Lorsque je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être lorsque je serai grand. J'ai répondu " heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie".                                                                                         John Lennon


Il m'arrive parfois de rimer pour le printemps
La nature qui chante, les oiseaux qui se trémoussent
Je suis un héron des planages en altitude
Je trimbale ma vie en éventail
Je n'ai jamais compris l'amplitude
Des cœurs à sertir dans les abris
Des silences des temps qui passent
L'hiver ne me griffe pas tant
Que le printemps désemparé
Qu'elle est tendre la pluie souveraine
Quand elle me cingle de ses gouttelettes dorées
Sur mes épaules et mon visage regénéré
Il y'a des matins qui me gondolent
D'autres qui m'aspirent et m'absorbent
Je suis un typhon en sourdine
Qui déborde quand la nuit s'endort
Sur les plaines désertes et silencieuses
Et s'apaise en dormant sur la paillasse

vendredi 2 février 2018

Je suis le vent...

J'ouvre les yeux, la mer et la lumière me brûlent jusqu'au fond de mon corps, mais j'aime cela. Je respire, je suis libre. Déjà je suis porté par le vent, par les vagues. Le voyage a commencé. Le Clézio


Je suis le vent qui réconcilie les montagnes
Je suis l'air du temps qui rassasie les fleuves
J'aime être le lien pour fusionner les coeurs
Je suis le chaud d'un été de plomb
Je suis l'absence
J'ai aimé comme un tourbillon de soleil
Qui s'était levé un matin printanier
J'avais les yeux fixés sur le ciel
Pour regarder une étoile fluorescente
Aussi brillante que toute la constellation
Je n'ai pu dessiner la silhouette volante
Je suis un brin d'herbe aux rêves fous
Je suis tanné comme un parchemin
Et je continuerai mon chemin semé de violettes
Dussé-je passer par mille feux.

mardi 30 janvier 2018

Sur mes vagues espoirs


            Et tu trouveras le trésor qui dort en toi.  Laurent Gounelle


Pourquoi ai-je suivi la mer bleue ?
Moi qui suis né dans une oasis émeraude
Pourquoi ai-je cru dans le ciel bleu ?
Quand la pluie tambourine dans l'infini
Tout est délavé, tout est somnambule
Le sol se dérobe, la mer déroge au rivage
Pourquoi me demandes-tu de choisir ?
Entre les étoiles et les fleurs 
Entre le soleil taquin et la mer sublime
L'arbre que j'invite me parle
Quand arrive l'automne, il soliloque et tremble
De hantise d'être dépouillé de ses feuilles d'or
Mais le ciel semé d'étoiles
Ne connait pas d'automne
Il s'illumine dans l'éternité spatiale
Qu'aucune saison ne ternit ni ne blesse
Ô que j'aime la nuit dans son silence vertigineux.







mercredi 24 janvier 2018

Mes doux papillons dorés



         " L'enfance a cela d’ineffable qu'on peut épuiser sur elle tous les amours."     Victor Hugo



Rappelez-vous doux papillons bariolés de pigments
Vous gambadiez, vous tournoyiez au vent
Je vous talonnais, j'aimais vos teints soyeux
Mes jambes frêles me portaient pleinement
Pour m'accrocher à vos ailes grêles et  chamarrées
Les fleurs pavoisaient le paysage fastueux
Elles égayaient le jardin de mon enfance
Ma mère seule se souvenait de mes batifolages
Elle me ramenait cahin-caha au seuil de la maison
Tout plein d'épines et de ronces sur moi
Je pleurais alors tout mon saoul
Je pleurais de voir voleter sans moi
Mes doux papillons dorés.

jeudi 4 janvier 2018

Mon blog en pause


Je vous laisse mes chères lectrices, mes chers lecteurs avec cette citation de Djibran Khalil Djibran:

      Le musicien peut chanter pour vous la mélodie qui est en tout espace. Mais il ne pourrait vous donner l'oreille qui saisit le rythme, ni la voix qui lui fait écho.



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