"Il y a quelque chose dans la poésie qui est plus important que le sens : la résonance." Marina Tsvétaïeva
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dimanche 29 mai 2016
Le temps imparti !
"Si jeune que l'on soit, le jour où l'on perd sa mère, on devient vieux tout à coup."
Alexandre Dumas, fils
Ma mère, ma mère, toi !
La prunelle des mamans
Entends-tu ce chant doux qui vient planer
Dans ton silence grand comme le ciel ?
Tu me berçais de ta voix unique
Sans même apprendre le sens de tes mots
Il fallait que tu partes
Un jour gris dans la brume
Sans avertir et sans paroles
Pour que ma mémoire s'emballe
A rattraper le temps égaré
Et ramasser les miettes
De tes mots envolés
Perchés la-haut sur un arbre
Un arbre millénaire et omniprésent
Son ombre me réveille
D'une brusque secousse
Lors de la fête des mères
Faut-il que la vie fugitive
Me glisse entre mes mains
Pour comprendre l'infini
Amour d'une maman
samedi 12 décembre 2015
L'effervescence d'Aldébaran
Bouillonne le monde des astres et des bulles
Qu'un rêve fou fait apparaître au ciel
Une grande et belle étoile aux mille éclats
La brillante étoile rougeâtre Aldébaran
Née dans la prairie galactique du fécond Taureau
Une étoile royale aux pays de la Mésopotamie
Des rois mages et d'Ishtar la déesse de l'amour
Elle court, elle court parmi les étoiles luisantes
Allant sublimer Aries souveraine du Bélier
Maîtresse de l'équinoxe du printemps stellaire
Celle qui recèle la joie et la vie éternelle
Dans un ciel ouvert comme un grand livre d'images
Taquinant et jouxtant le beau royaume d'Orion
Bételgeuse, Rigel, Béllatrix, Saïph
Aldébaran aux incandescences vives
Âme vivante et cœur du fertile Taureau
Qui se complait dans sa luminosité étalée
Tour à tour, devient rose, bleue, orangée
Idéale et sublime pour sa ronde dans le cosmos
Gambade, danse, rêve, chante, vit
Sous la houlette de son prolifique Taureau
Fait fleurir le ciel à profusion d'amour et de vie
Dans un avril euphorique à l'aube des jardins
Multiplie les rayonnements de lumière
La déhiscence des fleurs aux multiples senteurs
Et des belles couleurs chamarrées et dorées
Qui ravivent la terre sous un ciel ébahi
Aldébaran pour sa flamme au cosmique Taureau
Le bonheur des angelots, l'allégresse des mères
Honore dans le faste et la fructification du sol
Les arbres millénaires, les forêts légendaires.
dimanche 13 septembre 2015
Mon jardin déchiré
Amours sans fin, amours sans nombre
Amours aux objets innommés
Amours d'un rêve, amour d'une ombre
C'est toujours de l'amour. Aimez!
Isabelle Eberhardt
Depuis que les habitants du lieu l'ont déserté
Je passe mes heures à cultiver
Des mots languis et étiolés
Jadis, il était toujours en fleurs et pétales
Il attirait les oiseaux de tous les champs
Même les tortues assoiffées et aguichées
Parsemaient les plates-bandes verdoyantes
La vie pétillait dans chaque coin et recoin
Les pampres donnant des jus à l'arôme muscaté
Poussaient leurs rameaux jusque sur le toit
Ma mère aimait les tailler l'hiver
Pour faire naître d'autres sarments
Je n'ai le coeur à m'aventurer
En ce lieu déchiré et solitaire
Mon jardin pleurait les absents
Qui lui faisaient ses désirs de printemps
Aujourd'hui les chiendents brouillent la place
Même la lune semble triste et éloignée
N'ayant plus la force et la gaité
Pour faire luire nos nuits d'été
Seuls parfois les trilles des oiseaux égayés
Font naître l'espoir, que la vie
Est amour sans fin! faut y croire
Que les Muses en ce lieu
Ont une manne inépuisable
Pour guérir les âmes blessées
Et faire revenir la lune
Par tous les chemins
D'où s’exhalent les fragrances et les trilles.
Amours aux objets innommés
Amours d'un rêve, amour d'une ombre
C'est toujours de l'amour. Aimez!
Isabelle Eberhardt
Depuis que les habitants du lieu l'ont déserté
Je passe mes heures à cultiver
Des mots languis et étiolés
Jadis, il était toujours en fleurs et pétales
Il attirait les oiseaux de tous les champs
Même les tortues assoiffées et aguichées
Parsemaient les plates-bandes verdoyantes
La vie pétillait dans chaque coin et recoin
Les pampres donnant des jus à l'arôme muscaté
Poussaient leurs rameaux jusque sur le toit
Ma mère aimait les tailler l'hiver
Pour faire naître d'autres sarments
Je n'ai le coeur à m'aventurer
En ce lieu déchiré et solitaire
Mon jardin pleurait les absents
Qui lui faisaient ses désirs de printemps
Aujourd'hui les chiendents brouillent la place
Même la lune semble triste et éloignée
N'ayant plus la force et la gaité
Pour faire luire nos nuits d'été
Seuls parfois les trilles des oiseaux égayés
Font naître l'espoir, que la vie
Est amour sans fin! faut y croire
Que les Muses en ce lieu
Ont une manne inépuisable
Pour guérir les âmes blessées
Et faire revenir la lune
Par tous les chemins
D'où s’exhalent les fragrances et les trilles.
jeudi 14 novembre 2013
Ton ombre me suit, ma mère!
Aujourd’hui, c’est Olivia (http://www.oliviabillington.com/) qui nous convie à former notre texte dans son atelier, "des mots, une histoire".
Liste des mots: domination, libération, despote, arbitraire, déterminé, se fixer, crampon, harpon, ligotage, glacier, cime, sommet, flanc, sol.
Ma mère,
Tu me disais, mon fils: Est finie la "domination" qu'a subie, longtemps notre peuple! La "libération" de notre pays par le fer et par le sang, a eu raison de "l'arbitraire" d'antan.
Mais, vois-tu, aujourd'hui, mon fils, sommes-nous vraiment libérés, quand nous prêtons nos "flancs" aux apprentis sorciers et "despotes" qui injectent dans l'esprit des gens, des modèles de société à coup de sermons débiles, pour atteindre le "sommet" de l'archaïsme et nous ramener au moyen âge.
La femme est devenue le bouc émissaire de tous les maux de la société!
"Déterminées" à reprendre le flambeau, nous ne pouvons nous permettre, nous les femmes, ces laissées pour compte, de baisser nos bras. Le "ligotage" aux vieilles traditions iniques qui nous asservissent, a atteint des "cimes" que nulle raison humaine ne peut admettre.
Ces "crampons"* d'un nouveau genre, sont "fixés", dans leurs opinions givrées, comme des "glaciers".
Pensent-ils sérieusement que, telles des otaries qui reçoivent des "harpons" sans brancher, les femmes, elles, vont se coucher à même le "sol" pour satisfaire leur desiderata.
Oui, c'était ce que tu me disais, maman, avant que la mort ne t'emporte.
Je pense à toi, paix à ton âme!
* crampons: Dans le dictionnaire des synonymes-Réverso (gluau, enquiquineur, chieur, rabat-joie, empoisonneur, raseur, trouble fête, emmerdeur, glu, collant, casse-cul et casse pied)
Liste des mots: domination, libération, despote, arbitraire, déterminé, se fixer, crampon, harpon, ligotage, glacier, cime, sommet, flanc, sol.
Ma mère,
Tu me disais, mon fils: Est finie la "domination" qu'a subie, longtemps notre peuple! La "libération" de notre pays par le fer et par le sang, a eu raison de "l'arbitraire" d'antan.
Mais, vois-tu, aujourd'hui, mon fils, sommes-nous vraiment libérés, quand nous prêtons nos "flancs" aux apprentis sorciers et "despotes" qui injectent dans l'esprit des gens, des modèles de société à coup de sermons débiles, pour atteindre le "sommet" de l'archaïsme et nous ramener au moyen âge.
La femme est devenue le bouc émissaire de tous les maux de la société!
"Déterminées" à reprendre le flambeau, nous ne pouvons nous permettre, nous les femmes, ces laissées pour compte, de baisser nos bras. Le "ligotage" aux vieilles traditions iniques qui nous asservissent, a atteint des "cimes" que nulle raison humaine ne peut admettre.
Ces "crampons"* d'un nouveau genre, sont "fixés", dans leurs opinions givrées, comme des "glaciers".
Pensent-ils sérieusement que, telles des otaries qui reçoivent des "harpons" sans brancher, les femmes, elles, vont se coucher à même le "sol" pour satisfaire leur desiderata.
Oui, c'était ce que tu me disais, maman, avant que la mort ne t'emporte.
Je pense à toi, paix à ton âme!
* crampons: Dans le dictionnaire des synonymes-Réverso (gluau, enquiquineur, chieur, rabat-joie, empoisonneur, raseur, trouble fête, emmerdeur, glu, collant, casse-cul et casse pied)
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