Affichage des articles dont le libellé est écrire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est écrire. Afficher tous les articles

lundi 19 septembre 2016

Comment dire l'indicible, disait Célestine !





   Comment dire l'indicible !

   Cette phrase m'a happé ma cervelle depuis que je l'avais lue sur un des billets de Célestine. J'ai taraudé mon esprit dans tous les sens, j'ai consulté Victor Hugo et d'autres poètes pour leurs poésies aux mille variantes, aux mille plaintes, aux mille éclats, aux mille sanglots, j'ai fouiné dans beaucoup d'ouvrages des différents auteurs , poètes  et écrivains de tous les pays. 

   J'ai buté à chaque fois aux différentes cultures, aux différentes mœurs, qui donnaient des sens variés aux mots. A des degrés divers de nuances , les mots devenaient élastiques sans répondre d'une même voix, d'un même impact. 

   Comment peser les mots pour les aligner, les discipliner, les étager, comment exprimer une lancinante douleur qui s'évapore de nos entrailles, en nous laissant des braises comme dans un foyer en combustion. Comment arrêter notre moulin de pensées débridées qui tourne souvent à vide. Notre sommeil, la nuit, tourne et se retourne sur lui-même, tellement agité par les clapotis et le murmure des mots qui refusaient de sortir de nos viscères endoloris. Parfois un mot voudrait jaillir mais que les cordes vocales asséchées et qui ne vibraient plus, refusaient de le drainer vers la sortie pour son éclatement, tout au moins sa libération.

   Dire l'indicible ! et si on commençait tout simplement à peindre, me disait une voix intérieure, une voix douce, sortie de la bouche d'un ange qui passait...!

   Et depuis cet instant, j'écrivais en lisant mes croquis dessinés par mes yeux en fermant mes paupières pour laisser passer les mots. 
   Tiens, j'y pense ! et si je demandais à Chinou  de me dessiner l'indicible

lundi 12 octobre 2015

Les temporalités meurtrières !

J'attendais un écrit d'une amie qui vit entre Alger et les Etats Unis, elle me l'avait promis! Elle l'avait écrit avec ses mots ciselés pour dire sa souffrance et sa douleur qui résonnent comme un tocsin sur le malheur qui s'abat de l'extrême Orient jusqu'aux rives du vieux continent, sur la précarité de l'humain, puisque l'humain, n'est plus l'humain mais juste un réfugié du tout de suite et du maintenant.





" Ecrire dans l'anguleux, le sombre, le rugueux n'est pas écrire.

C'est se tenir sur un pont jeté sur l'improbabilité de notre monde au milieux d'hordes humaines compactes, déformées, mutilées et cruellement tailladées jusqu'à dans la peau de la peau.


De l'extrême Orient jusqu'aux rives du vieux continent, la dégéométrisation du temps ne se fait que par le malheur. Le triomphe est, désormais, du côté de la nature artificieuse, de l'inconsistant, du manque de perspective, du recroquevillement sur le désenchantement.


Ces croisades froides, meurtrières, déterministes, déterminantes ne cesseront de glisser dangereusement, méthodiquement, pernicieusement dans nos têtes afin de nous extirper et de manière irrémédiable du grand roman originel.

Nos malédictions dévoilent et par vague entière les nouveaux apatrides de l'imaginaire : la légèreté, le solaire, le céleste, le translucide plieront et très vite sous la ténacité de l'inobservance.

Ecrire, cette forme du devenir, perd jusqu'à sa raison d'être puisque l'humain n'est plus l’humain mais juste un réfugié du tout de suite et du maintenant."

                                                                                                                                 Latifa Kharrat


                           http://latifakharrat.com/2015/10/11/les-temporalite-meurtrieres/


vendredi 31 juillet 2015

J'irai marcher sur le ciel bleu !




Le ciel me tombe dessus
La fournaise s'emballe
Sur les écervelés boiteux
Le vent souffle en tornade
Emportant mes lentilles lardées
De mes yeux ébahis
Ma cervelle révoltée
Dans les solstices d'été
Ici et là, se répandent dans la nuit
Les spadassins infatués
De créer l'homme de turpitude
Aux ailes hébétées
Qui purgera sa peine inachevée
Comme un étourneau imbécile.
Ce silence complice et indolore
Longtemps abusé de l'Eden importé
Sera fatal à l'embryon innocent
S'il ne se carapace à l'aube venue
Dans la vertu des lettres décentes
Écrites par la plume d'or révoltée
De l'aigle royal de Lalla khadidja
Pour prendre le diable et ses sbires
Par leurs cornes désincarnées
Refroidir leurs desseins périmés
Dans l'asphalte glacé et ténébreux
Pour que nos pas hermétiques
Puissent suivre le sentier
Des tendres saisons et des amours éthérés
Et que se répandent 
Les étoiles ivres et nues
Dans ce ciel trop torturé
De croire oublier  son bleu éternel.




samedi 31 janvier 2015

Ce que je veux léguer à mes enfants!..

Ce mois de janvier est particulièrement violent pour un début d'année qu'on aurait souhaité plein d'espoir. Voilà! le monde est dans tous ses états et par les plumes d'Asphodèle, je continuerai, contre vents et marrées à écrire sur le sable ou sur la mer, sur les cahiers d'écoliers, mon cher mot :" liberté" et par le pouvoir de ces 26 mots des plumes de la Chère Asphodèle, nous recommencerons nos vies...Cher Eluard!

Temps, lire, ténacité, sidération, tour (nom masculin), regrets, déchirer, malgré, silence, bancal, résilience, pourquoi, aquarelle, fardeau, parenthèse, vide, rire, envol, vie, conscience, coeur, douleur, scintiller, symphonie, scène, sinueux.
                                                    








Pourquoi faut-il voir l'envol de nos rêves vers  ces nuages noirauds laissant notre coeur déchiré de douleur par tant de monstruosité que notre conscience malmenée n'a pas accepter ni pu digérer...malgré le temps. 
Ce temps qui blesse...ce temps arrêté, cet instant  maudit et lourd comme un fardeau insupportable où on voit l'absurde étreindre un quartier de notre vie. On voudrait vite mettre entre parenthèse cet instant chaotique et laisser le vide et le silence distordre l'homme par tant d’inhumanité et d'horreur.

Je n'imaginais pas que le rire pouvait être transformé  en larmes de sang  versé dans une scène macabre.


Devant la sidération des premières minutes, des premières heures, le monde crie sa rage et les "vive Charlie"

fusent comme pour extirper cet assourdissant appel étouffé dans nos tripes et passer à la résilience. Par cela, avec ténacité et amour, avec symphonie et communion, le monde fera scintiller nos étoiles en portant
nos voix vibrantes au firmament de la liberté, de l'amour et de la gloire.

J'ai lu une chronique, d'un journaliste et écrivain algérien, Kamel Daoud, finaliste au dernier prix Goncourt 2014, pour son roman, "Meurseault, contre-enquête". Cet écrivain, ce journaliste, à son tour, a fait l'objet récemment d'une fausse fetwa, d'un faux imam de pacotille, sinueux sur les textes sacrés, avec un raisonnement bancal et débile et qui...appelle à son meurtre. Kamel Daoud écrit dans sa chronique:

"" Etre Charlie, c'est être avec la vie, la liberté, l'humanité et la raison. Tu dessineras mais tu ne tueras point. Je suis Charlie, je ne suis pas Français, ni Occidental, ni larbin, ni commerçant. Juste que j'aime la liberté et je la défends et, justement, la liberté n'a pas de prix. Juste un goût, un arôme, une peau, un signe et un rire. Je l'aime trop. C'est ce que je veux léguer à mes enfants."

Que sonne le glas de la  bêtise humaine et son outrance et que les regrets soient à jamais à la vermine!

jeudi 19 décembre 2013

Ecrire, faut croire!..

"Des mots, une histoire", jeu préconisé par Olivia Bellington, revient avec la liste suivante des mots :
Orgasme- sensoriel- stimuler- imagination- histoire- comportement- trouble- démoniaque- (à) califourchon- acrobatie- trapèze- équilibriste- jongleur- large.








Ecrire! Ah, comme j'aspire depuis longtemps à écrire, un poème, une nouvelle, ou un roman, pourquoi pas?
Devant mon bureau, mon esprit vaque, sans un brin d'imagination et que rien ne  stimule.

Est-ce un trouble sensoriel profond, dû à mon comportement démoniaque et excessif, à l'idée d'écrire coûte que coûte.

Face à ma feuille ou plutôt mon écran blanc, avec mes doigts figés sur le clavier de mon ordinateur, je fais toutes sortes de contorsions, dans ma mémoire, comme qui dirait des acrobaties spirituelles, histoire de ratisser large, mes quelques idées pondues ce matin , mais déjà évanescentes.

A l'aube, de ce jour, au bord de la plage, assis à califourchon, ma position de prédilection, sur ma chaise pliante, mon esprit se démenait comme un jongleur des mots, face à l'immensité de la mer inspirante ou aspirante, je ne saurais dire!

Tout venait à moi, toutes les idées possibles et imaginables! Mon esprit, devant une telle avalanche de mots, presque jouissifs, comme s'il voulait atteindre un orgasme, s'accrochait à les mémoriser dans son escarcelle mnémonique, mais rien n'y fera, ils ne seraient pas tous gardés.

Comme j'aurais dû penser à me munir tout simplement d'un calepin et d'un stylo ou maintenant que j'y pense, mon petit ordinateur portable.

Mais voilà, l'inspiration, ça ne se commande pas, à plus forte raison, quand on a décidé, manu-militari, à vouloir coûte que coûte, déboucher sur un bon texte, un poème ou autre.

Ecrire, ce n'est pas  faire un numéro d'équilibriste sur sa chaise, même de plage, ni aussi de rester figé comme une statuette! Et d'ailleurs, il m'était arrivé, pour le comble de mon entêtement, à force de m'accouder sur mon bureau, sans même un mot écrit et sans inspiration, d'avoir un torticolis et le trapèze du cou froissé.

lundi 16 janvier 2012

Quelle merveille que le livre!

Il n'y a peut être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. Marcel Proust.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...