dimanche 18 février 2018

Ma vie en éventail


"Lorsque je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être lorsque je serai grand. J'ai répondu " heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie".                                                                                         John Lennon


Il m'arrive parfois de rimer pour le printemps
La nature qui chante, les oiseaux qui se trémoussent
Je suis un héron des planages en altitude
Je trimbale ma vie en éventail
Je n'ai jamais compris l'amplitude
Des cœurs à sertir dans les abris
Des silences des temps qui passent
L'hiver ne me griffe pas tant
Que le printemps désemparé
Qu'elle est tendre la pluie souveraine
Quand elle me cingle de ses gouttelettes dorées
Sur mes épaules et mon visage regénéré
Il y'a des matins qui me gondolent
D'autres qui m'aspirent et m'absorbent
Je suis un typhon en sourdine
Qui déborde quand la nuit s'endort
Sur les plaines désertes et silencieuses
Et s'apaise en dormant sur la paillasse

vendredi 2 février 2018

Je suis le vent...

J'ouvre les yeux, la mer et la lumière me brûlent jusqu'au fond de mon corps, mais j'aime cela. Je respire, je suis libre. Déjà je suis porté par le vent, par les vagues. Le voyage a commencé. Le Clézio


Je suis le vent qui réconcilie les montagnes
Je suis l'air du temps qui rassasie les fleuves
J'aime être le lien pour fusionner les coeurs
Je suis le chaud d'un été de plomb
Je suis l'absence
J'ai aimé comme un tourbillon de soleil
Qui s'était levé un matin printanier
J'avais les yeux fixés sur le ciel
Pour regarder une étoile fluorescente
Aussi brillante que toute la constellation
Je n'ai pu dessiner la silhouette volante
Je suis un brin d'herbe aux rêves fous
Je suis tanné comme un parchemin
Et je continuerai mon chemin semé de violettes
Dussé-je passer par mille feux.

mardi 30 janvier 2018

Sur mes vagues espoirs


            Et tu trouveras le trésor qui dort en toi.  Laurent Gounelle


Pourquoi ai-je suivi la mer bleue ?
Moi qui suis né dans une oasis émeraude
Pourquoi ai-je cru dans le ciel bleu ?
Quand la pluie tambourine dans l'infini
Tout est délavé, tout est somnambule
Le sol se dérobe, la mer déroge au rivage
Pourquoi me demandes-tu de choisir ?
Entre les étoiles et les fleurs 
Entre le soleil taquin et la mer sublime
L'arbre que j'invite me parle
Quand arrive l'automne, il soliloque et tremble
De hantise d'être dépouillé de ses feuilles d'or
Mais le ciel semé d'étoiles
Ne connait pas d'automne
Il s'illumine dans l'éternité spatiale
Qu'aucune saison ne ternit ni ne blesse
Ô que j'aime la nuit dans son silence vertigineux.







mercredi 24 janvier 2018

Mes doux papillons dorés



         " L'enfance a cela d’ineffable qu'on peut épuiser sur elle tous les amours."     Victor Hugo



Rappelez-vous doux papillons bariolés de pigments
Vous gambadiez, vous tournoyiez au vent
Je vous talonnais, j'aimais vos teints soyeux
Mes jambes frêles me portaient pleinement
Pour m'accrocher à vos ailes grêles et  chamarrées
Les fleurs pavoisaient le paysage fastueux
Elles égayaient le jardin de mon enfance
Ma mère seule se souvenait de mes batifolages
Elle me ramenait cahin-caha au seuil de la maison
Tout plein d'épines et de ronces sur moi
Je pleurais alors tout mon saoul
Je pleurais de voir voleter sans moi
Mes doux papillons dorés.

jeudi 4 janvier 2018

Mon blog en pause


Je vous laisse mes chères lectrices, mes chers lecteurs avec cette citation de Djibran Khalil Djibran:

      Le musicien peut chanter pour vous la mélodie qui est en tout espace. Mais il ne pourrait vous donner l'oreille qui saisit le rythme, ni la voix qui lui fait écho.



mercredi 20 décembre 2017

Le bal des mouettes






Il flotte dans le ciel des mouettes égayées
La mer les a transportées sur le toit de ses vagues
Elles plongent dans le fil rasoir de leur fougue
Comme une formidable mêlée aérienne
Le soleil dans ses éclats dardant et enfiévrés
Leur jette des étincelles à leurs yeux grands ouverts
La danse n'en finit pas jusqu'au crépuscule
La girandole enflammée se débine harassée
Il est temps de passer la main au grand astre de nuit
Pour que les étoiles prennent leur bain magique
Et que la mer se ressource et se prélasse allègrement

mardi 12 décembre 2017

La vie en bandoulière

                                     Les escaliers de Montmartre-Paris- photo prise par Brassaï


Je remets des flammes dans la tiédeur du temps
Je marche comme un aigle qui oublie ses ailes
Ne sachant comment le vent tournerait
J'ai voulu comprendre les nuages
Ils m'ont souvent fait montre de générosité
Parfois ils sont cafardeux et lents
Parfois ils planent gaiement et frileusement
J’aimais les nuages pour leur pouvoir d'enchantement
Je ne savais traîner dans les rues
Sans qu'on ne se fît des amabilités
J'ai beaucoup appris d'eux
Ils m'ont toujours montré le bon chemin
Pour me rappeler que la vie est aussi changeante
Que le temps qui fait en chaque saison