"Il y a quelque chose dans la poésie qui est plus important que le sens : la résonance." Marina Tsvétaïeva
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vendredi 27 novembre 2015
La vie, dans ce monde qui m'accapare
N'ayez pas peur d'être heureux,
c'est juste un bon moment à passer.
Romain Gary
Je suis né dans l'unité de l'univers
Je ne cherche rien à attester
Je cherche à être ce que je suis, admiratif
Contemplatif de ce monde incommensurable
Dans la splendeur des choses et des êtres
Je ne me contorsionne pas à démontrer
Pour savoir d'où cela vient
Nous sommes nés pour être heureux
Pas pour le chagrin ni pour le désespoir
Ni pour nous accaparer des choses futiles
Et nous accrocher comme des sangsues en péril
Je n'aime ni le regard sévère ni celui hautain
Ni celui du cuistre ni celui de la suffisance
L'homme est né libre
Il n'a pas le monopole de la vérité
Ni le droit d'avoir des esclaves
Le monde est poésie
Il est crée comme tel,il est parfait
Nul besoin d'en rajouter sinon le ternir
Les hommes sont nés pour partager
Pas pour dilapider sans vergogne
L'amour est l'essence même de la vie
C'est la sève qui coule dans nos corps
Qui élève nos âmes et les transcende
Ainsi est l'humanité
dimanche 15 novembre 2015
Paris Pleure !
En solidarité avec mes amis de France
Subitement le soleil s'assombrit et claque la porte
Les oiseaux s'envolent déchirés
Le ciel effaré, stupide, gémit
Des sirènes bruissent de leurs cris stridents
Silence ! on tourne, ce n'est pas du cinéma
C'est le sang de l'innocent qui gicle dans l'arène
C'est la mère vraie qui pleure vraie
C'est la mort vraie qui sort ses griffes
C'est l'enfant qui pleure
Paris visé, Paris brimé
Mieux vaut toucher le cœur de l'art et de la musique
Palmyre est déjà loin, les chacals s'y étaient repus
Palmyre,l'oasis martyre à Damas n'a plus rien à donner
Alors Paris ! La belle affaire, la belle bête !
L'astre des lumières, l'astre des civilisations
Il faut taper fort, c'est le cœur de l'humanité
Tout est là ! C'est le cœur qu'il faut viser
Paris, ce n'est pas les parisiens, Paris c'est le monde
Alors il faut tuer le monde
Ils veulent tuer le rêve, il faut donc tuer Paris
Moi qui rêvais de battre les pavés de Paris, je suis triste
Mais nul ne me dira que le soleil ne se lèvera pas
Entendez-vous ces voix qui clament et qui disent :
Paris ne brûlera pas, car Paris est éternel !
lundi 12 octobre 2015
Les temporalités meurtrières !
J'attendais un écrit d'une amie qui vit entre Alger et les Etats Unis, elle me l'avait promis! Elle l'avait écrit avec ses mots ciselés pour dire sa souffrance et sa douleur qui résonnent comme un tocsin sur le malheur qui s'abat de l'extrême Orient jusqu'aux rives du vieux continent, sur la précarité de l'humain, puisque l'humain, n'est plus l'humain mais juste un réfugié du tout de suite et du maintenant.
" Ecrire dans l'anguleux, le sombre, le rugueux n'est pas écrire.
C'est se tenir sur un pont jeté sur l'improbabilité de notre monde au milieux d'hordes humaines compactes, déformées, mutilées et cruellement tailladées jusqu'à dans la peau de la peau.
De l'extrême Orient jusqu'aux rives du vieux continent, la dégéométrisation du temps ne se fait que par le malheur. Le triomphe est, désormais, du côté de la nature artificieuse, de l'inconsistant, du manque de perspective, du recroquevillement sur le désenchantement.
Ces croisades froides, meurtrières, déterministes, déterminantes ne cesseront de glisser dangereusement, méthodiquement, pernicieusement dans nos têtes afin de nous extirper et de manière irrémédiable du grand roman originel.
Nos malédictions dévoilent et par vague entière les nouveaux apatrides de l'imaginaire : la légèreté, le solaire, le céleste, le translucide plieront et très vite sous la ténacité de l'inobservance.
Ecrire, cette forme du devenir, perd jusqu'à sa raison d'être puisque l'humain n'est plus l’humain mais juste un réfugié du tout de suite et du maintenant."
Latifa Kharrat
http://latifakharrat.com/2015/10/11/les-temporalite-meurtrieres/
" Ecrire dans l'anguleux, le sombre, le rugueux n'est pas écrire.
C'est se tenir sur un pont jeté sur l'improbabilité de notre monde au milieux d'hordes humaines compactes, déformées, mutilées et cruellement tailladées jusqu'à dans la peau de la peau.
De l'extrême Orient jusqu'aux rives du vieux continent, la dégéométrisation du temps ne se fait que par le malheur. Le triomphe est, désormais, du côté de la nature artificieuse, de l'inconsistant, du manque de perspective, du recroquevillement sur le désenchantement.
Ces croisades froides, meurtrières, déterministes, déterminantes ne cesseront de glisser dangereusement, méthodiquement, pernicieusement dans nos têtes afin de nous extirper et de manière irrémédiable du grand roman originel.
Nos malédictions dévoilent et par vague entière les nouveaux apatrides de l'imaginaire : la légèreté, le solaire, le céleste, le translucide plieront et très vite sous la ténacité de l'inobservance.
Ecrire, cette forme du devenir, perd jusqu'à sa raison d'être puisque l'humain n'est plus l’humain mais juste un réfugié du tout de suite et du maintenant."
Latifa Kharrat
http://latifakharrat.com/2015/10/11/les-temporalite-meurtrieres/
jeudi 1 octobre 2015
Voyage autour de ma chambre !
Faites que le rêve dévore votre vie afin
que la vie ne dévore pas votre rêve
Antoine de saint Exupery
Je vais faire le tour du monde avec mes mots
J'espère avoir beaucoup de livres
Et lire, relire, relire et lire à m'essouffler
Je prendrai dans mes bagages
Tous mes livres latins
Je visiterai la France, rencontrerai Victor Hugo
Dans les misérables, la révolution et les barricades
Sans oublier Zola, Flaubert et Lamartine
Et toute la crème des chevaliers des mots
J'irai en Russie du Tsar, rencontrer Tolstoï
Dans sa maison d'Iasnaïa Poliana
Demander des nouvelles de Natacha Rostov
Sans oublier Gogol, Tchekhov et Dostoïevski
Et même si la révolution du Bolchevisme est passée
Je déterrerai Pouchkine chez son Tsar
Sans oublier de saluer Tourgueniev
En Amérique, je visiterai la Californie
Et ferai une virée Chez John Steinbeck de Salinas
Où sont nés les raisins de la colère
Ici, chez moi, j'ai rencontré
Fouroulou de Feraoun, Mammeri,
Camus,Roblès Kateb Yacine
Et sa Nedjema l'éternelle
La beauté de son rêve envolée
Sans oublier les voyageurs d'Outre mer
Loti, Maupassant, Fromentin
Gide et Isabelle Eberhardt le trimardeur
Qui ont bravé le Sahara,
Sous la voûte céleste parsemée d'étoiles
Au dessus de leurs têtes chaudes
Balzac disait alors du désert:
Il y'a tout et il n' y a rien
C'est Dieu sans les hommes
J'irai partout où l'espace me le permet
L’Allemagne de Goethe et de Nietzche
L'Irlande de Beckett et de Jennifer Johnston
L'Ecosse de Walter Scott et de Stevenson
L'Angleterre de Daphné du Maurier
Et des sœurs Brontë, sans oublier Lord Byron
Là où les mots avaient jailli des cœurs des hommes
Et des femmes pétris dans le verbe et la poésie
Ce voyage me prendra ce qu'il me prendra
Du temps, de l'absence et de l'argent
Je l'accomplirai pour comprendre
Et apprendre le sens de l’humanité
Pourquoi tant de haine et de souffrance
Alors que la vie est un roman
Dans un monde à jamais infini.
samedi 3 janvier 2015
La planète s'épuise!
Pour cette nouvelle année, je voudrais grâce aux plumes d'Asphodèle, dans le sillage de la conférence mondiale sur l'environnement qui aura lieu en France, apporter ma touche modestement par quelques combinaisons des mots choisis et qui sont les suivants:
Horizon, nature, ciel, échelle, fatigue, grimper, cabane, rideau, créneau, Eden, montagne, étagère, fièvre, transcender, panne, épuiser, œuf, cheval, ascenseur, ravissement, remontant, rythme.
Ce soir, "que la montagne est belle...!" Je suis toujours sous le charme et le ravissement de cette belle chanson de Ferrat. Un vrai remontant en fait pour toute âme sensible dont la nature ne peut se passer de poésie et d'amour. C'est un véritable élixir pour transcender cet horizon funeste qu'on nous prédestine. La télé, la radio déversent quotidiennement des informations sur les maux et les désastres qui nous attendent à l'échelle de la planète au rythme où vont les choses. L'inflation grimpe, les ressources s'épuisent, le chômage talonne comme un cheval en furie. Ce monde en panne d'idées, épuisé par la fièvre de gain facile à toutes les échelles et dans tous les créneaux et autres vétilles et ceci par ceux qui nous dirigent, finira par baisser le rideau si on n'y prend garde. Ainsi l'Eden qu'on nous promet souvent risque de se transformer en ciel de plomb. Voilà, finalement à quoi ressemblerait le retour de l'ascenseur tant espéré devant une telle frénésie dans le gaspillage et la gabegie.
Il ne s'agit pas d'être défaitiste, loin de là! De tout temps, les anciens dans leur grande sagesse, nous gardaient de trop épuiser nos ressources vitales pour prévenir les jours malheureux. Comme ces dictons que nous ont laissés nos parents et que je garde précieusement en tête : " Ne mettez pas tous les œufs dans le même panier !"; " Cabane où on rit vaut mieux qu'un palais où on pleure!"
Horizon, nature, ciel, échelle, fatigue, grimper, cabane, rideau, créneau, Eden, montagne, étagère, fièvre, transcender, panne, épuiser, œuf, cheval, ascenseur, ravissement, remontant, rythme.
Il ne s'agit pas d'être défaitiste, loin de là! De tout temps, les anciens dans leur grande sagesse, nous gardaient de trop épuiser nos ressources vitales pour prévenir les jours malheureux. Comme ces dictons que nous ont laissés nos parents et que je garde précieusement en tête : " Ne mettez pas tous les œufs dans le même panier !"; " Cabane où on rit vaut mieux qu'un palais où on pleure!"
lundi 7 janvier 2013
De deux choses l'une...
De deux choses l'une, moi je choisis une troisième!...
Chaque fois que nous entendrons dire: de deux choses l'une, empressons-nous de penser que, de deux choses, c'est vraisemblablement une troisième. (Jean Rostand dans sa préface sur l'introduction de la méthode d'Edgar Morin)
Le monde doit être régi non par des antagonismes mais par des complémentarités. Il faut éviter de traiter les choses par leur exclusion mutuelle.
Nous devons nous ouvrir à d'autres horizons, à d'autres cultures, à d'autres civilisations et ne rejeter que ce qui nous divisent, créent l'exclusion! Le monde a assez souffert comme ça!
Je revendique le passeport universel ou pas de passeport du tout, dans un monde sans frontière, car je suis né sans nationalité, ce sont les hommes qui avaient décidé pour moi! Moi, je n'ai rien décidé!
Ma couleur est multiple, ma langue est multiple, mon pays est multiple! C'est ma terre, ta terre, sa terre!
Chaque fois que nous entendrons dire: de deux choses l'une, empressons-nous de penser que, de deux choses, c'est vraisemblablement une troisième. (Jean Rostand dans sa préface sur l'introduction de la méthode d'Edgar Morin)
Le monde doit être régi non par des antagonismes mais par des complémentarités. Il faut éviter de traiter les choses par leur exclusion mutuelle.
Nous devons nous ouvrir à d'autres horizons, à d'autres cultures, à d'autres civilisations et ne rejeter que ce qui nous divisent, créent l'exclusion! Le monde a assez souffert comme ça!
Je revendique le passeport universel ou pas de passeport du tout, dans un monde sans frontière, car je suis né sans nationalité, ce sont les hommes qui avaient décidé pour moi! Moi, je n'ai rien décidé!
Ma couleur est multiple, ma langue est multiple, mon pays est multiple! C'est ma terre, ta terre, sa terre!
mardi 6 mars 2012
L'hiver s'attarde toujours, quand le printemps devrait naître!
Ce long hiver m'a gelé mon cerveau, ne voulant écrire aucun mot! Je lisais vos commentaires sur vos blogs mais j'étais groggy!
Je sombrais parfois dans la langoureuse mélancolie, mais je savais au fin fond de moi que malgré tous ces tintamares, ces morts... silencieux dans ce monde en ébullition, on reprend vie à Fukushima!
Je sombrais parfois dans la langoureuse mélancolie, mais je savais au fin fond de moi que malgré tous ces tintamares, ces morts... silencieux dans ce monde en ébullition, on reprend vie à Fukushima!
dimanche 13 novembre 2011
Est-ce la voie ouverte...?
Avec l'avènement de la mondialisation où on constate de jour en jour l'imbrication de tous les pays quant à leur responsabilité mondiale dans leur développement économique, humain, financier, social, culturel et éducatif, bref tout ce qui a trait à un équilibre d'un Etat pour apporter sa contribution à la construction d'un monde de demain plus juste.
Avec le sursaut des peuples (révolutions dites "arabes" quoique, la Tunisie, l'Egypte, la Libye , n'ont rien de strictement d'arabes...habités par des berbères, pharaons!) pour en finir avec les dictatures! Avec aussi les dernières mises au pas de la Grèce, de l'Italie, peut être...de la France et le pointage du doigt en direction des économies des Etats Unis et de la Chine, un monde nouveau se dessine!
Les générations de demain, grace à l'internet, l'information continue à toute heure et sur toutes les places de la planète, la dénonciation des injustices, des inégalités, hommes/ femmes et pauvres/riches pourraient construire un monde de demain plus juste. Imagine-t-on?: L'avènement d'une monnaie unique, d'une justice mondiale, de l'interdiction stricte dans n'importe quelle partie du monde de l'existence de pauvreté, de violence, de viol, de dictature, d'inégalités sociales, économiques, culturelles, politiques.
Toutes les organisations mondiales: ONU, UNESCO, OMC, OMS et d'autres non gouvernementes telles qu'Amnesty International, La ligue des droits de l'homme etc...seraient au service de toute la population mondiale.
Oui je veux le croire, je dois le croire, je veux imaginer un futur proche en me disant: Il fut un temps où régnaient, dans ce monde, des dictateurs...Peut-on imaginer cela?
J'ai choisi la justice, pour rester fidèle à la terre. Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens, et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir. (Albert Camus, L'Homme Révolté)
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