"Il y a quelque chose dans la poésie qui est plus important que le sens : la résonance." Marina Tsvétaïeva
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dimanche 20 janvier 2013
Je te trouve éblouissante!
Un extrait de son roman autobiographique, Pauline Julien* la québécoise:" Il fut un temps où l'on se voyait beaucoup":
"Je lève la tête et demande à ma mère: "Moi, est-ce que je suis belle?" Une seconde de silence. "Toi, répond-elle, tu as de très beaux yeux." Sur le coup ça m'a rassurée et j'ai coincé cette réponse dans une petite case de ma mémoire afin de me la répéter la plupart du temps avec plaisir. L'âge aidant, j'ai compris l'ambiguïté et le piège qu'elle cachait. Oui, les yeux, mais encore...Chère maman! Elle ne s'est pas doutée du venin insidieux qu'elle a glissé dans mon inconscient. Je ne me suis jamais trouvée belle. Souvent les photos disent le contraire, je ne les crois pas."
*Pauline Julien: je l'ai découverte au hasard sur le blog de La Rouge, qui a eu l'amabilité de me faire écouter la chanson de Boris Vian, "La java des bombes atomiques", qu'elle avait interprétée avec l'intonation de sa voix magnifique!
En cherchant sur google, quelques informations sur elle, je suis tombé sur cette photo montrant un visage tellement éblouissant, que j'en suis resté ébahi! Elle est tellement belle!
Pauline était actrice, compositrice, chanteuse, auteure québécoise et aussi engagée auprès des causes justes!
Et c'est plus loin que j'ai lu cet extrait de son roman: "Il fut un temps où l'on se voyait beaucoup!"(peut être en référence à ses yeux!!)
Pauline Julien, aujourd'hui, décédée, je rends hommage à cette admirable femme, à toutes ces femmes qui sans elles, le monde ne vaut pas la peine d'être vécu!
jeudi 11 août 2011
Pour les belles passantes
Qu’elle était jolie, comme une rose du matin, ce mardi à midi !
Qu’elle était éblouissante, celle que j’attendais,
Telle que je l’avais toujours imaginée
Qu’elle était belle, en un éclair, que j’ai dû rester pantois !
Ma vie s’est illuminée, mon téléphone sonne !
Au milieu du passage piéton
Je suis comme tétanisé
Mon portable continue ses jérémiades,
Je n’entends plus rien aux alentours,
Obnubilé par son regard d’antilope
Pour la regarder passer, pour un peu l’admirer
Que ce fut clair dans ses yeux, ses airs,
Quand je l’ai vue me sourire
En maitresse de ses manières
J’en étais envouté, ensorcelé !
J’aurais dû lui parler, mais hélas !
Qu’elle est injuste la vie,
Quand je l’ai vue partir !
Qu’elle était belle, si naïve, si claire,
Dans sa robe à la Maryline
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir !
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir !
Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
G. Brassens
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