Je suis à court d'idées. Je ne fais rien, si: je rêve!
j'aime le farniente!
Quand je vais dans la forêt, je n'aime déranger personne, pas même les animaux...surtout pas les animaux! Ils sont dans leur milieu et je me sens heureux.
Qu'a fait l'homme depuis la création du monde à aujourd'hui?
Vous allez me dire, il y'a le développement, la technologie, la "civilisation", les vols spatiaux, la longévité de la vie et j'en passe. Mais, de justice, lutte contre la pauvreté, le racisme, les guerres, les inégalités sociales et
des chances, où en est-on?
On a inventé le meilleur moyen de se faire exploser! Alors je le dis haut: J'aime le farniente, car c'est le seul remède contre la maladie d'aujourd'hui: le stress!
Du matin au soir: Il faut courir, il faut faire vite, il ne faut pas être en retard, il ne faut pas oublier de téléphoner, de prendre le bus, le métro, le taxi et de payer les taxes. Il faut manger vite.
Si je ne réussis pas au bac, je me flingue! Et si je l'obtiens et qu'aprés mes études universitaires, je n'ai pas d'emploi, je me suicide!
Si j'obtiens un emploi et que je n'ai pas de domicile, je me trucide! Et si j'ai un domicile et que ma femme me quitte pour un autre, je me suicide , et si encore elle emmène les enfants...Alors, là, j'irais dans la forêt et voir mes amis les bêtes, je ne les dérangerais pas trop!
La bàs, il y'a un autre La Fontaine dit Jean qui fait des fables sur les humains les trop bêtes et on apprend: "Que rien ne sert de courir, il faut partir à point!"
Albertine Sarazin dans son roman "la traversière", m'a appris ce que des années de vie ne m'ont pas appris...
J'ai relevé ce passage d'elle pour le plaisir de le partager avec vous:
"Je me rends compte maintenant combien a dû être long et hésitant pour mother le chemin du pardon; je la revois aux assises, effondrée sur le banc des témoins, je l'imagine ouvrant le journal et lisant la toute dernière de son poupon; j'entends sa voix déjà un peu tremblée par l'âge m'appeler "Chérie", je vois ses yeux taris briller de tendre lueur maternelle, je sens dans mon sac le poids de l'argent qu'elle m'a envoyé... je voudrais soudain arrêter le train, arrêter et faire reculer le temps, donner à mother en échange du temps pleuré dix ans de joie, de la joie jusqu'à la mort...
La romancière Albertine Sarazin a vécu 29 ans, malmenée par la vie, elle écrit des romans , des poèmes en prison. Elle a nargué ses juges, pendant son procés, en leur déclarant: Je n'ai aucun remords. Quand j'en aurai, je vous préviendrai. Née en Algerie en 1937, adoptée, elle est violée en France par son oncle à l'âge de dix anx, elle se prostitue, elle commet des vols, elle s'enfuit de prison. C'est seulement en 1966 qu'elle est reconnue et célébrée mais elle meurt sur la table d'opération , une année aprés, à cause de l'anesthésiste( non diplomé) qui n'a vu ni son groupe sanguin, ni son poids(minimum pour opérer) et de plus elle n'était pas surveillée à son reveil.
Ce petit bout de femme, cette grande Dame qui n'a pas demandé à naitre, a vécu ce qu'aucun être humain ne peut supporter, a laissé beaucoup d'oeuvres entre romans, poésies, journal...Mais n'a pas été honorée à sa juste mesure. Mais par dieu ne merite-t-elle pas, à titre posthume un prix à sa hauteur, même si elle avait obtenue de son vivant le prix des quatres jury 1966, pas ceux des assises?
Les plus belles fleurs flétrissent, hélas, et les oiseaux meurent. Ce qui reste intact, ce sont les floraisons et les envols. Les chants aussi. Nulle retombée, à peine de traces. le pur jaillissement du coeur. (Jacqueline Kelen)
L'opinion dominante peut engendrer une certaine frustration à ceux ou celles qui n'ont pas la parole. c'est souvent dans l'air du temps, qu'une idée, une opinion, prend le vol et devient la doxa pour une société, une tribu. Des hommes et des femmes, hors du commun ou tout simplement déterminés changent la donne: Gallilé, Einstein, Marie-Curie, Gandi et d'autres et d'autres et encore aujourd'hui...Steve Jobs!
"Je suis insomniaque. Le lit, c'est ce qu'il y'a de plus dangereux. Plus dangereux que la voiture.
Il suffit de penser au nombre de gens qui y meurent.
Jeaques Dutronc
J'ai toujours été charmé par les nombreux poèmes louant le jus de la treille et l'ivresse, dont Omar Khayam au XI siècle et Charles Baudelaire huit siècles aprés , étaient les maitre incontestés et ne finissent pas
jusqu'à nos jours de nous émerveiller et... de nous énivrer!
En voici quelques quatrains:
Khayam: -
je suis constamment attiré par la vue du vin limpide,
- mes oreilles sont sans cesse attentives aux sons mélodieux de la flute
- oh, si le potier fait une cruche de ma poussière,
- Puisse cette cruche être constamment pleine de vin!
Baudelaire: -
L'horrible soif qui me déchire
- Aurait besoin pour s'assouvir
- d'autant de vin qu'en peut tenir
- Son tombeau;- ce n'est pas peu dire
Kahayam:
- L'ivresse de notre propre délire ici-bas nous a transportés de joie;
- De notre humble condition, elle nous a fait lever la tête jusqu'aux cieux.
- Cependant, nous voilà enfin affranchis de l'annexion du corps!
- Nous voilà rentrés dans la terre, d'où nous sommes sortis.
Baudelaire:-
C'est ainsi qu'à travers l'Humanité frivole
- Le vin roule de l'or, éblouissant pactole;
- Par le gosier de l'homme il chante ses exploits
- Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois
Khayam: -
Si je suis ivre de vin vieux; eh bien! je le suis. Si je suis
-infidèle, guèbre ou idolâtre; eh bien! je le suis.
- Chaque groupe d'individus s'est formé une idée sur mon comte.
- Mais qu'importe, je m'appartiens et je suis ce que je suis.
Baudelaire:-
A nom des serments de tendresse,
- Dont rien ne peut nous délier,
- Et pour nous reconcilier
- Comme au beau temps de notre ivresse,
Raoucha-Tableau peint par Etienne Dinet en 1901 à Bou Saada , une ancienne petite oasis à 240 km au Sud d'Alger.
Une habitante de Bou Saada en 1901-le tatouage était déjà répandu dans ces contrées!
Si on réfléchit un peu, on comprendra que nous devons avoir des principes. C'est à dire des limites à ne pas dépasser sous peine de contrevenir à l'entendement, finir par se mépriser soi-même, ou si on pousse le bouchon être endetté ou jeté en prison.
Il doit bien exister une limite qu'on ne dépassera pas. On doit savoir où elle se trouve.
Alors où cette limite se situe-t-elle? On m'a demandé d'accomplir des choses qui ne me conviennent pas, ou on m'a demandé de faire des choses déplaisantes. on m'a demandé de faire des choses que je trouvais extrêmement ingrates, mais à chaque fois qu'on m'a demandé de franchir mes limites personnelles, j'ai pu dire non et m'y tenir.
"Dans la vie, des principes rigoureux donnent plus de déceptions que de joies!"
Euripide