mardi 23 août 2011

A bon vin point d’enseigne

                                                         

                  
                       Dans un restaurant, un homme buvait à table un excellent vin, sans le louer. Le maître de la maison lui en fit servir, ensuite, du très médiocre. « Voilà du bon vin, dit le buveur silencieux.- C’est du vin à dix sous, dit le maître, et le premier que je t’ai servi, un vin des dieux.- je le sais, reprit le convive ; aussi ne l’ai je pas loué. C’est celui-ci qui a besoin de recommandation. »

« L’évidence paralyse la démonstration ! »
                          Pierre Reverdy 

                                 
                                                        
 

vendredi 19 août 2011

Le trac, quand il nous tient!

                                              

             A une jeune comédienne qui prétendait ne pas avoir jamais de trac quand elle montait sur scène, une grande virtuose dans la comédie française, lui répondit : Attendez, d’avoir une grande renommée et un nom à défendre !

mercredi 17 août 2011

Faut pas tarder, dix jours c'est trop!..Tu peux attraper froid...


ELSA

Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrrhes verts
Sa joue a retrouvé le printemps du repos
Ô corps sans poids posé dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau
La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables
Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit
Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble
J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux
Aragon.

mardi 16 août 2011

je crée

                                          

A-t-on entendu un sculpteur dire : «  De cette  pierre,  je dégage la beauté ? Car alors il se dupe d’un  lyrisme creux !
L’autre, le véritable, on l’entendra dire : « Je cherche à tirer de la pierre quelque chose qui ressemble à ce qui pèse en moi, je ne sais point le délivrer autrement qu’en taillant. » Saint-Exupéry


                                       "Les grands sculpteurs sont ceux qui imposent à 'humanité leur illusion particulière." (Guy de Maupassant)

lundi 15 août 2011

Pourquoi?

                                                                

Newton a dit : Cent  expériences réussies n’ont pas prouvé que j’ai raison ! Une seule expérience fausse a prouvé que j’ai tort !
Et pour le paraphraser je dirais : « Il arrive que cent jours d’amitiés ne résistent pas devant une seule journée fade !




jeudi 11 août 2011

Pour les belles passantes

                                                                                                                        


Qu’elle était jolie, comme une rose du matin, ce mardi à midi !

Qu’elle était éblouissante, celle que j’attendais,
Telle que je l’avais toujours imaginée
Qu’elle était belle, en un éclair, que j’ai dû rester pantois !
Ma vie s’est illuminée, mon téléphone sonne !

Au milieu du passage piéton
Je suis comme tétanisé
Mon portable continue ses jérémiades,
Je n’entends plus rien aux alentours,
Obnubilé par son regard d’antilope

Pour la regarder passer, pour un peu l’admirer
Que ce fut clair dans ses yeux, ses airs,
Quand je l’ai vue me sourire
En maitresse de ses manières
J’en étais envouté, ensorcelé !

J’aurais dû lui parler, mais hélas !
Qu’elle est injuste la vie,
Quand je l’ai vue partir !
Qu’elle était belle, si naïve, si claire,
Dans sa robe  à la Maryline


                             


                              On pleure les lèvres absentes
                              De toutes ces belles passantes
                              Que l'on n'a pas su retenir !
                              Mais si l'on a manqué sa vie
                              On songe avec un peu d'envie
                              A tous ces bonheurs entrevus

                                                                 G. Brassens
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