lundi 13 février 2017

La nuit étoilée dans le désert





La nuit, les étoiles sont ivres
Quand le désert s'évapore
Elles sont happées par le cosmos infini
Elles dansent et entrent en transe
La lune en liesse frémit de joie
Le ciel éblouissant et scintillant
Donne un carnaval de lumière
Par devant moi, le sable qui siffle
Et le vent qui entonne de sa voix
Une musique aux airs fulgurants

mercredi 1 février 2017

Ces sombres nuages !



Les nuages dans leur délire
De nous rendre le ciel gris
Griffant le soleil moribond
De leurs ailes sombres
Pèsent sur nos cœurs.
Mais les voilà sautillant
Se gonflant d'eau
Arrosant les champs
Abreuvant la terre
Éclaboussant les jambes nues
Des sirènes de passage.
Alors renaissent les sources
Fleurissent les arbres
Éclate le soleil
Gazouillent les oiseaux
Fredonnent les abeilles
Et ce qui vaut mieux
Par dessus ce joli festival
Que naissent les poètes !
Que s'ouvrent les cœurs !
Que jaillisse le bonheur !






dimanche 29 janvier 2017

Les Feuilles Mortes

Blog en repos







Sur la branche ténue
D'un grand magnolia
Vient souvent l'oiseau
Aux ailes amples et colorées
Il se rappelle un rêve
Fait un jour dans un pré
Où vivent les alouettes
Bercées de chants mélodieux




samedi 14 janvier 2017

Le soleil qui s'ennuie !




Vaste est le désert, vaste est le coeur, le sable frétille sous mes pieds. J'entrevois un fennec ambulant qui espérait tromper une antilope qui s'approchait d'un bel adénium (rose du désert ou baobab chacal). Ce baobab  qui peut nourrir l'antilope mais point le fennec. Alors le fennec attend, qu'attend-il ? que je passe mon chemin ou que  l'antilope allonge son coup vers le baobab chacal. D'une pierre, deux coups, se tailler une belle antilope farcie de fleurs d'adénium. Mais qu'est ce qui me fait délirer ainsi, pour mâcher des idées biscornues ? ma tête devait recevoir des rayons implacables de ce soleil qui est suspendu au zénith. Je rêve des montagnes des Alpes où la neige y batifole, là où le froid grille la peau des lèvres. Les miennes sont asséchées.
Je me réveille en sursaut, le vent de sable me pénètre les narines. Il s'était levé la nuit pour aller brouter des corps endormis sur l'esplanade d'une oasis aux mille palmiers dattiers  qui croulent sous le suc miellé des régiments de dattes diaphanes. Il est six heures, l'aube émergeant bleue. La journée commence, c'en est la deuxième  dans le Sahara...je rêve debout et je chante:

Vaste étendue du ciel
Le désert rempli de ses mystères
J'entends les palpitations de ses ombres
Sous des palmiers glorieux
L'oasis, rêve du voyageur égaré
Toujours affable, bienveillante
Et même gracieuse dans sa riche floraison
L'eau qui coule, miracle ou mirage
Comme une pluie de bercement


samedi 7 janvier 2017

Quand le ciel apparaît !









Quand le ciel apparaît le matin dans sa splendeur
Tout ce qui bouge, tout ce qui vit se mettent en branle
Les oiseaux se gorgent de rosée et dressent leurs ailes
Les arbres gémissent du plaisir de se réchauffer leurs chairs
Les fleurs dandinent de joie d'éclater leurs sèves
Le soleil comme un dieu endormi remue son foyer ardent
Le monde en effervescence reprend son trimard
Une journée où tout se décide, tout se dessine
La vie invariablement distille ses espoirs et ses rêves
Nul être ne doit être affligé, nul homme ne doit désespérer
Ainsi devait être la vie, ainsi nous la voulons.



lundi 2 janvier 2017

Le temps qui se prend à aimer les jardins





J'ai sondé le temps de mon aurore
Pour m'approvisionner en rêves latents
Que je devais refleurir dans mon printemps
Le temps me fuit comme un sablier infini
Je l'ai muselé sur la cime d'une montagne
Je lui ai construit un vaste jardin
Qui l'occupe nuit et jour sous un ciel généreux
Couché à l'ombre d'un saule blanc
Je m'inonde des fragrances joyeuses
Des rosiers libérés, des muguets argentés
Des anémones aux fleurs bleues
Des amaryllis à gorges jaunes
Le temps est devenu mon confident
Je lui ai appris à s'embaumer de floraisons
Pour qu'il cesse de cavaler sans raison.

mardi 27 décembre 2016

La montagne sous les étoiles







Sur le sommet de la montagne
Je marche les ailes élancées
La clarté du ciel m'empourpre le visage
Un corridor d'étoiles emmitouflées
Qui font des pas de dance rythmés
Au dessus des sapins épanouis
J'observe dans mes yeux ébahis
Des silhouettes d'anges égayés
La lumière frétille de joie
Qu'elle est belle dans sa nudité
Tissée de rayons diaphanes et bleus
Je vois passer l'homme au collier blanc
Derrière un traîneau luminescent
Par dessus les nuages somnolents
En route vers des crèches à combler.