samedi 1 février 2014

Le fantôme et la nymphe!

Après un mois sinon plus, en raison de la surcharge de travail que j'avais et que j'ai toujours, j'ai réussi à faire une fugue pour prendre un peu d'air frais et dont je profite pour me ressourcer un peu avec les mots d'Asphodèle!

Les mots choisis sont les suivants:
Invisible, fantôme, innocence, introuvable, voile, dentelle, brouillard, psyché, honnête, insignifiant,dessous, eau, politique, nudité, diaphane, visible, cristal, blog, lumière, lagon, briller, vérité, fantaisie, traverser, vagabonder, vapeur, vin.










J'étais là, invisible, comme un fantôme, je vagabondais! mais qui aurait pu le savoir dans ce voile matinal qu'était le brouillard, ce jour-là? Je sais, ce n'est pas en vérité ce qu'on appelle faire dans la dentelle: " épier les honnêtes gens dans leur innocence et leur nudité!" Mais voilà, c'était juste un hasard, je passais!..

Quel est l'homme, même étant un fantôme, qui ne risquerait pas un œil sur cette lumière, diaphane comme un cristal transparent qui brille et qui traverse vos pupilles qui se contractent mais restent ouverts devant l'apparition énigmatique, visible et fabuleuse d'une fée des bois, ivre de joie, de vin, de poésie, d'amour et d'eau fraîche, comme un astre enveloppé de nimbe, un halo de vapeur fluente (excusez de l'écriture à la proustienne, vous le saurez plus loin!..) .

Était-ce Psyché, cette déesse dont parlait Homère et qui faisait son apparition à moi, être insignifiant, alors que longtemps introuvable pour Ulysse dans son Odyssée ou me laissais-je aller à ma fantaisie avec mes idées mises sens dessus-dessous ces jours-ci?

Brusquement, un bruit profond venant de loin au début et s'accentuant au fur et à mesure, je me retrouvais réveillé en sursaut devant mon micro, laissé allumé pendant toute la nuit, alors que j'étais gagné par le sommeil.

Je venais de terminer mes commentaires sur les blogs de Célestine, la Rouge, Sadaya et  Moun, sauf Orfeenix qui n'était pas sur les lieux et dont les sujets concernaient:" Le lagon et les prunelles..le portail en velours et à rayures...les escaliers sans fin et ainsi que  la poésie"! En tout cas aucun sujet sur la politique. 

jeudi 19 décembre 2013

Ecrire, faut croire!..

"Des mots, une histoire", jeu préconisé par Olivia Bellington, revient avec la liste suivante des mots :
Orgasme- sensoriel- stimuler- imagination- histoire- comportement- trouble- démoniaque- (à) califourchon- acrobatie- trapèze- équilibriste- jongleur- large.








Ecrire! Ah, comme j'aspire depuis longtemps à écrire, un poème, une nouvelle, ou un roman, pourquoi pas?
Devant mon bureau, mon esprit vaque, sans un brin d'imagination et que rien ne  stimule.

Est-ce un trouble sensoriel profond, dû à mon comportement démoniaque et excessif, à l'idée d'écrire coûte que coûte.

Face à ma feuille ou plutôt mon écran blanc, avec mes doigts figés sur le clavier de mon ordinateur, je fais toutes sortes de contorsions, dans ma mémoire, comme qui dirait des acrobaties spirituelles, histoire de ratisser large, mes quelques idées pondues ce matin , mais déjà évanescentes.

A l'aube, de ce jour, au bord de la plage, assis à califourchon, ma position de prédilection, sur ma chaise pliante, mon esprit se démenait comme un jongleur des mots, face à l'immensité de la mer inspirante ou aspirante, je ne saurais dire!

Tout venait à moi, toutes les idées possibles et imaginables! Mon esprit, devant une telle avalanche de mots, presque jouissifs, comme s'il voulait atteindre un orgasme, s'accrochait à les mémoriser dans son escarcelle mnémonique, mais rien n'y fera, ils ne seraient pas tous gardés.

Comme j'aurais dû penser à me munir tout simplement d'un calepin et d'un stylo ou maintenant que j'y pense, mon petit ordinateur portable.

Mais voilà, l'inspiration, ça ne se commande pas, à plus forte raison, quand on a décidé, manu-militari, à vouloir coûte que coûte, déboucher sur un bon texte, un poème ou autre.

Ecrire, ce n'est pas  faire un numéro d'équilibriste sur sa chaise, même de plage, ni aussi de rester figé comme une statuette! Et d'ailleurs, il m'était arrivé, pour le comble de mon entêtement, à force de m'accouder sur mon bureau, sans même un mot écrit et sans inspiration, d'avoir un torticolis et le trapèze du cou froissé.

vendredi 13 décembre 2013

Là-bas, mon village!

Sur proposition d'Asphodèle, pour son jeu    "les plumes à thème n°17,"le texte sera construit autour du thème: la beauté!
Liste des mots: Miroir-nature-nocturne-lumière-vénéneux-délicatesse-piano-contemplation-ensorceleur-temps-bouquet-éphémère-intérieur-sulfureux-déesse-rouge-couleurs-ruissellement-ravir-rosée.



Ah, mon village d'antan ! Dans mon enfance, j'étais toujours ravi quand mon père me demandait de l'accompagner au village, au "bled" comme il disait ! Notre village était situé à une vingtaine de kilomètres de la ville où nous habitions, sur une colline qui dominait une belle plage de la mer méditerranée.

Il m'arrivait, quand j'allais me balader de temps à autre à travers les champs du village et que j'étais pris de contemplation devant les merveilles de la nature exubérante, de me laisser pousser jusqu'à la fontaine située en contre-bas de la colline. Je humais et respirais à pleins poumons les senteurs que dégageaient  les fleurs de toutes les couleurs, rouges, blanches, roses et autres  disséminées dans cette nature.

J'aimais le matin, bien après la lueur brillante et rosée du ciel, quand le soleil était complètement levé et qu'il répandait ses lumières sur le village et sur la mer, qui nous faisait face. En prenant le chemin de la fontaine, endroit où j'adorais beaucoup aller, je recevais directement sur mes yeux, le reflet intense des rayons du soleil qui étaient réfléchis par la mer comme à travers un miroir.
Le bruissement fait  par le ruissellement des eaux qui s'échappaient  de la fontaine, m'indiquait mon arrivée en ce lieu féerique et ensorceleur.

On nous disait que jadis, les déesses aux charmes sulfureux de la mer (genre Thétys, déesse de la mythologie grecque !) aimaient à venir prendre leur bain dans cette fontaine et répandre ainsi le pouvoir fécondant de l'eau. Selon la légende, il paraît que l'eau symbolisait la mère et la femme ! D'ailleurs les filles du village se rencontraient souvent en cet endroit pour leur amusement et leur plaisir de remplir leur jarre d'eau dont elles ont besoin au quotidien.

Au retour de ma promenade, je n’omettais presque jamais de confectionner un bouquet de fleurs tellement chamarrées, qu'elles emplissaient la nuit, notre petite maison, de leur parfum et fragrance envoûtants, même si pour une durée éphémère, mais assez suffisante pour tenir jusqu'au petit matin.

Pendant le soir, surtout quand c'était le clair de lune, une balade nocturne dans les environs du village faisait ma joie ; et quel bonheur si encore de l'intérieur d'une maison me parvenait dans le silence de la nuit, cette musique jouée sur  piano qui titille avec délicatesse, l'âme des poètes et des romantiques, plus qu'aucun autre instrument.

Et puis enfin le retour, à la ville avec mon père, me mettait toujours dans une grande tristesse, mais heureusement atténuée par le plaisir de revoir mes amis. Je ne manquais pas de leur raconter en détail tous les moments de  plaisir vécus à la  campagne, sans oublier de leur ajouter: "Je ne vous parlerais pas des champignons de mon village que j'aurais eu du plaisir à ramasser...s'ils n'étaient très vénéneux !" 



    

jeudi 5 décembre 2013

Changer le monde!


Des mots, une histoire 120- Olivia Bellington
Liste des mots: Changer-révolution-lit-drap-nouer-coton-cueillette-saisonnier-migre-afflux-sentiment-expression-chute-mal




Changer le monde!

Qui n'a pas le sentiment que le monde dans lequel nous vivons, prend eau de toute part, avec toutes les inégalités qui ne cessent d'augmenter et la misère qui gagne les populations les plus démunies et les plus faibles de la planète. Le Nord s'enrichit, le Sud s'appauvrit!

Les boat people, nouvelle génération, qu'on appelle aujourd'hui les "harragas" ( "les resquilleurs", dans le langage maghrébin) affluent comme une nuée d'oiseaux migrateurs (je n'ai pas osé parler de sauterelles!..) et pas saisonniers eux comme ces volatiles, vers les pays dits"libres"! Ils migrent en traversant la mer méditerranée au péril de leur vie sur des barques de fortune, moyennant le payement d'une somme d'argent, aux passeurs clandestins. L'histoire tragique de lampedusa, en Italie est encore très vivace dans les esprits.

Souvent, ce sont de simples gens démunies, tunisiens, libyens, bref maghrébins, qui avaient d'abord cru avec la chute des dictateurs dans leurs pays, à la grandeur de la révolution qu'on appelait "printemps arabe". L'espoir avait renaît alors, dans ces pays où les libertés citoyennes étaient une lubie, la liberté d'expression, un luxe et était même punie d'emprisonnement.

Les notions de démocratie n'étant pas inscrites dans les mœurs de la société, on a vite déchanté au lendemain de la victoire. Les dérapages et autres dépassements ont abouti à faire le lit aux partisans de la manière forte, de l’extrémisme et du fanatisme.

Le pauvre peuple, lui continue à subir et n'a plus aucun espoir en ses gouvernants, tellement leur pays va mal.

Les pays puissants qui avaient aidé à faire déguerpir les dictateurs et encouragé les printemps arabes, ont pratiquement, lâché ces "jeunes pays" au moment ils ont le plus besoin d'eux. Il est vrai que la crise mondiale a touché tous les pays de plein fouet. On dit bien: "charité bien ordonnée commence par soi-même!"

Aucune perspective, pour encore espérer, dans le monde un quelconque changement de l'ordre des choses, surtout avec ce "Machin" dont parlait le Général De Gaule, à propos de l'ONU( un simple appareil de quelques Etats puissants qui dictent les règles à jouer à leur façon!).

Ne sommes-nous pas, franchement, dans de beaux draps? Ne filons nous pas du mauvais coton?
Quand à moi, j'ai la gorge nouée, par tant de désespoir et de dégât et surtout de temps perdu!

                                                                              Signé: Le Harraga.

Pardonnez moi chères lectrices et chers lecteurs de ne pas avoir parlé de "cueillette" comme prévu dans la liste des mots d'Olivia! Franchement, vous voyez, vous, une quelconque cueillette à espérer? Hormis, peut être, celle du plomb dans l'aile!


mercredi 27 novembre 2013

La galerie MX!

Et voilà que l'aventure continue, je finirais par faire le tour de la planète, avec les mots d'Olivia Bellington! Hier, c'était le Japon, aujourd'hui, le Quebec-Montréal où je fais un voyage afin de placer mes mots.

Liste des mots: Pureté, limpide, clair, diaphane, couronne, diamant, mine, galerie, art, atelier, manuel.


Fuoco Di Gioia
                                                                                                                               La Rouge
                                                                          Dans le bois
                                                                                                                 La Rouge
En voyage à Montréal au Quebec, dans un cadre professionnel, j'avais décidé de réserver une surprise à une amie artiste-peintre, en allant la visiter dans son propre atelier de peinture.

Arrivé à l’hôtel où ma chambre était réservée, mon attention était attirée, à l'entrée, par  une affiche collée à même la baie vitrée. En y jetant un coup d’œil rapidement, je n'en revenais pas de voir, là, écrit en noir et blanc, qu'une exposition de peinture était organisée dans une galerie à Montréal et dont, quelle belle surprise, mon amie figurait sur la liste des exposants.


Il était précisé que chaque artiste-peintre devrait exposer une seule de ses meilleures toiles.


Je m'étais promis d'aller, dans l'après-midi sans faute, assister au vernissage prévu.


Quelle merveilleuse sensation de pureté et de délicieuse ambiance limpide et diaphane quand on pénètre dans la grande salle des galeries d'art MX à Montréal.


La toile de mon amie que je cherchais ardemment,  était, claire exposée, bien en vue de la foule nombreuse.

Elle dégageait cette impression majestueuse, comme destinée à décorer entièrement la grande salle.

Une couronne en diamant est à décerner à ces mains de fée et pleines de talent qui ont su réussir à faire naître une telle oeuvre magique: " Une toile bariolée aux multiples couleurs joyeuses, presque indéfinissables mais tellement chaudes et vivantes" (enfin, c'était mon impression à moi!).


Une musique festive du groupe français "La Mine de Rien", était distillée dans la salle pour le plaisir du public et de temps en temps alternée par la fameuse chanson  mythique de Dalida: Manuel!


Ne pouvant rester, plus longtemps, au vu de mon programme de travail prévu dans le cadre de ma mission à Montréal, j'allais quitté cette ambiance chaleureuse et  de fête, sans avoir pu et eu le plaisir de rencontrer ma chère amie, l'artiste peintre. J'aurais voulu la féliciter de vive voix, pour sa magnifique toile qui m'a tout simplement émerveillée, charmée et extasiée.


Mais je ne partais pas sans lui avoir laisser, sur le livre d'or mis à la disposition du public, ces quelques mots:  Chère La Rouge, " Remercie, lèves-toi et va créer!" Merci.  



  

vendredi 22 novembre 2013

Il suffit d'arrêter le temps!


De la fleur passagère
Que me reste-t-il à sentir?
Maintenant que la brume m'envahit
Mes images lointaines et têtues!
Le temps qui m'assène,
Ses secondes, ses minutes, ses heures
Assourdissantes et violentes
Blafardes à mourir!
Arrêtes criais-je au temps,
Files droit devant toi!
Que m'importe ton regard froid!
Depuis le temps
J'ai parcouru les sentiers exigus
Les mers et les montagnes!
Ton ombre me poursuit,
Comme ton image perdue
J'ai hâte de voir la nuit tombée
Pour dialoguer avec mes Mages
Je crois que le moment est venu
Le temps me tournera le dos
Pourquoi devrais-je tenir?
Là où les irréductibles et les éperdus
Ont compris le défi titanesque
D'une lutte inégale
Que même les dieux
N'osent imaginer l'enfer
Peut-on s'assagir et libérer nos espoirs?
Pourtant il existe des remèdes
Il suffit d'arrêter le Temps!


jeudi 21 novembre 2013

Croquer le néant!

Chez Olivia Bellington, je me laisse conduire au gré de mes rêves inassouvis: Voir le Japon et lire le haîku!
Par les mots choisis cette fois-ci et dont la liste suit, j'ai trouvé idéal d'en parler!
Liste des mots: esprit, spectre, terme, date, ordinal, position, lotus, zen, japonais, haïku, court, long.


              


Ah! Les "japonais", ces gens extraordinaires et fascinants, qu'on dit de taille "courte", mais tellement grands par leur intelligence, leur courage et leur résistance devant les catastrophes naturelles et autres calamités inimaginables qu'ils vivent dans leur chair et subissent continuellement dans leur pays!

 Malgré cela, ils sont souvent "zen" devant le "spectre" d'un éventuel nouveau fléau, à l'exemple du dernier tsunami dévastateur, qui revient toujours dans les "esprits".

Là-bas, les séismes sont légions et sont  souvent suivis de vagues déferlantes et destructrices. Ils peuvent atteindre des "positions" "ordinales" des plus extrêmes dans l'échelle de Richter, qu'aucune autre région dans le monde ne pourrait supporter.

Mis à part ces fléaux, le Japon a une très grande civilisation qui remonte à des millénaires et une "longue" histoire culturelle grâce surtout à sa poésie tellement diversifiée et riche!

Ce pays du soleil levant et de la fleur de "lotus", symbole de la fécondité dans la tradition japonaise et dont le grand poète Nakumara Yutaka, qui a écrit surtout des "haïkus", disait: "déguster de la racine de lotus, c'est croquer le néant!"( car le rhizome de la racine de lotus est troué et vide).

Comme j'aimerais visiter, un jour ce pays légendaire (à une "date" que j'espère proche avant bien sûr le "terme" de ma vie!) qui m'a toujours fasciné et fait rêver depuis ma tendre enfance et encore jusqu'à aujourd'hui.

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