lundi 21 novembre 2016

Du haut de mon arbre




Du haut de mon arbre géant
Je vois mon ombre flotter
Dans les sentiers bleus du ciel
Un orchestre d'étoiles ardentes
Entoure d'oléandres roses
La fée sublime aux seins galbés
Gracieuse et noble apparition
Tant les nuages se dévoilant
Dans leur désir de s'éclater
Aux vents des mers et des océans
Se ravisent d'étendre leur laine
Devant son regard captivant
Plein de rêves et de désirs
Elle, née du soleil et de la lune
La fée au teint clair du jour.

vendredi 4 novembre 2016

lundi 31 octobre 2016

La feuille de platane




Toi, la feuille lustrée et tremblante
Quand du haut d'un platane majestueux
Tu es tombée en tourbillonnant et frêle
Entraînée par le soupir du vent
Tu as plané tel un aigle engourdi
En volute et arabesque superbe
Tu as effleuré en passant
Les ailes d'une belle colombe
Campée sur une branche de velours
Tu as achevé ta course folle
Sur les cheveux auburn d'une fée
Allongée dans l'ombre du platane
Elle s'est réveillée en sursaut
Pleins les yeux de rêve





mardi 25 octobre 2016

C'est le temps des poèmes !



               L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.
                                                                                          Djibran Khalil Djibran



J'ai pris la montagne envoûtée
Par un temps automnal cinglé
Dans mes mains pétries d'argile
J'ai vu le fleuve traverser 
Des sillons colorés inconnus
Je me suis égaré quelque peu
Dans la bruyère, l'ajonc et le genêt
J'ai entendu dans le silence de la nuit
Des échos tambourinant sur ma porte
Et qui me murmuraient ces mots :
Il est temps que tu te lèves
Il est temps de vivre
Il est temps de rentrer
C'est le temps des poèmes

                  A tous mes amis(es) qui ont pensé à moi et qui par leurs mots, pendant ma pause, m'ont donné beaucoup de joie.


samedi 1 octobre 2016

Une pause d'automne

             Prenant une pause, loin de la ville, je vous laisse ces quelques mots sur les poètes :


"Anna demanda à Benwick s'il faisait de la poésie, sa lecture habituelle ; elle espérait que non, car le sort des poètes est d'être malheureux, et il n'est pas  donné à ceux qui éprouvent des sentiments vifs d'en goûter les jouissances dans la vie réelle."  
           ( Extrait de persuation de Jane Austen)



"Est beau tout ce qui s'éloigne de nous, après nous avoir frôlés. Est beau le déséquilibre profond que cause en nous ce léger heurt d'une aile blanche. La beauté est l'ensemble de ces choses qui nous traversent et nous ignorent, aggravant soudain la légèreté de vivre" 
                                               Christian Bobin

mardi 27 septembre 2016

Comme elle est belle, la prairie !


                             La perplexité est le début de la connaissance
                                                                                   Khalil Djibran



Qu'elle est belle la prairie
Avec ses chevaux galopants
Quand éclate le soleil
Pour les pères généreux
Ils avaient semé dans la vie
Ils rêvent dans l'éternité
Ils jouissent loin du bruit
Ils savourent le repos éternel
L'arbre qu'ils avaient planté
Sur l'autre côté de la rive
Donne toujours des beaux fruits
Ils ressentent sa lumière
Sur leurs têtes radieuses
Qu'elle est belle la prairie
Avec ses chevaux galopants



lundi 19 septembre 2016

Comment dire l'indicible, disait Célestine !





   Comment dire l'indicible !

   Cette phrase m'a happé ma cervelle depuis que je l'avais lue sur un des billets de Célestine. J'ai taraudé mon esprit dans tous les sens, j'ai consulté Victor Hugo et d'autres poètes pour leurs poésies aux mille variantes, aux mille plaintes, aux mille éclats, aux mille sanglots, j'ai fouiné dans beaucoup d'ouvrages des différents auteurs , poètes  et écrivains de tous les pays. 

   J'ai buté à chaque fois aux différentes cultures, aux différentes mœurs, qui donnaient des sens variés aux mots. A des degrés divers de nuances , les mots devenaient élastiques sans répondre d'une même voix, d'un même impact. 

   Comment peser les mots pour les aligner, les discipliner, les étager, comment exprimer une lancinante douleur qui s'évapore de nos entrailles, en nous laissant des braises comme dans un foyer en combustion. Comment arrêter notre moulin de pensées débridées qui tourne souvent à vide. Notre sommeil, la nuit, tourne et se retourne sur lui-même, tellement agité par les clapotis et le murmure des mots qui refusaient de sortir de nos viscères endoloris. Parfois un mot voudrait jaillir mais que les cordes vocales asséchées et qui ne vibraient plus, refusaient de le drainer vers la sortie pour son éclatement, tout au moins sa libération.

   Dire l'indicible ! et si on commençait tout simplement à peindre, me disait une voix intérieure, une voix douce, sortie de la bouche d'un ange qui passait...!

   Et depuis cet instant, j'écrivais en lisant mes croquis dessinés par mes yeux en fermant mes paupières pour laisser passer les mots. 
   Tiens, j'y pense ! et si je demandais à Chinou  de me dessiner l'indicible
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