samedi 17 septembre 2016

Le triste moment d'une lune qui s’efface !




         
       La vie ? Un rien l'amène, un rien l'anime, un rien la mine, un rien l'emmène.
                         Raymond Queneau 


Elle reviendra la lune au teint rutilant
Elle éclatera de mille feux radieux
Une sombre nuit voilée
Avait terni le ciel de son empreinte blafarde
Le temps avait suspendu sa course
Une âme s'envolait vers le firmament
Il pleuvait des larmes
Longtemps agglutinées
Dans les yeux azurés du ciel
Elle reviendra la lune paisible et sereine
Elle éclatera de mille feux diaphanes
Le temps reprendra son voyage
Les étoiles palpiteront de nouveau
Et l'on cueillera des ivresses ineffables
                                                         Pour Célestine

samedi 3 septembre 2016

L'arôme d'un texte, l'écriture qui chante et nous parfume




Pourquoi certains blogueurs, blogueuses, ont ce don, cette faculté d'écrire n'importe quel texte, billet sur n'importe quels sujets, scientifique, libertaire, philosophique, humoristique, érotique, pastoral et j'en passe.., qui au premier abord pourrait paraître simple et léger, mais quand on le parcourt, on le trouve chantant et d'une musique parfumée et mélodieuse ? Hé, hé ! c'est qu'il nous réveille de notre torpeur ou de notre paresse, ce texte, comme si on venait de goutter au nectar des anges et qui nous entraîne sur un chemin, de découverte en découverte, de mot après mot, sans jamais nous en lasser.

La question, ce n'était pas tant, dans les mots utilisés, les plus sophistiqués, les plus précieux, les plus sonnants, les plus prétentieux et tout le tintouin. Non, la question était que, même avec les mots les plus simples employés, lambdas, on leur trouve, la petite touche, la petite teinte, la petite patte, harmonieuses incrustées, ajoutées, introduites, qui fait que le texte devenait tellement bien enrobé de miel, de sucre, qu'il nous donne envie, de le lécher, le boire jusqu'à tout notre contentement.

On peut dire qu'ils, qu'elles ont la main bienheureuse, ces blogueurs, blogueuses. Le plus fade des sujets, thèmes, devient un scoop, une pépite d'or, il prend les couleurs de vie et du ciel entre les mains de fée qui le triturent, le malaxent pour le bonheur final des lectrices et lecteurs.

Il n'y en a pas beaucoup qui peuvent prétendre, se prévaloir de cet art, finesse de mettre du sel dans un texte qui lui donne tout ce charme époustouflant, ensorcelant qui nous ravit et qui enclenche de suite, des commentaires tous azimut, qu'au terme de la journée, il était envahi des commentaires infinis, entraînant de fait des débats souvent inattendus et tellement riches. J'ai vu d'autres textes autrement bien étoffés, bien tournés, bien structurés, mais fades, inertes et sans vie. J'en ai rien à foutre de ces textes ennuyeux à mourir, autant prendre un ouvrage d'un quelconque romancier et me détourner de ce qui me lasse. Céleste, une amie blogueuse et quelques unes d'autres rares, qui  font partie de ces spécimens, nous donnent le plaisir et la joie de les lire et nous réconcilient avec la lecture tout simplement. Leurs mots, leurs  peintures ( je n'oublie pas Chinou qui nous donne ce plaisir d'admirer ses belles aquarelles rendant tellement vivants les paysages de France), leurs touches personnelles, apportent tant de chaleur et de bonne humeur à la blogosphère. Et, ce qui ajoute à tout ce plaisir d'être de la partie, c'est qu'on en sort satisfait, reconnaissant, un peu plus éclairé et qui fait me promettre que ce n' est pas assurément ma dernière visite en ces lieux de convivialité et d'amitié auxquels on y reste tant attachant...

jeudi 1 septembre 2016

Je n'embrasse plus les mots !




Je ne les aime plus
Les mots sont si cinglants
Qu'ils m'étouffent parfois
Les mots sont si torturants
Qu'ils m'arrachent le bout de mes ailes
Les mots sont si méchants
Qu'ils me creusent le fond de mon âme
Ils m'effraient, me lassent, me lacèrent
Ils me donnent des estocades
Dans mes moments de rêve
Les mots, je ne les aime plus
Les mots, je ne les embrasse plus
Est-ce un moment fragile ?
Un moment de vide ?
Nul ne sait d'où ça vient
Je n'aime plus les mots


mardi 30 août 2016

Le bal de la tulipe écarlate




Ce matin en me levant
Le jardin paraissait triste
La tulipe écarlate s'était éclipsée
La lune, la nuit, dans sa course effrénée
L'avait réveillée en sursaut
En l'effleurant, une ombre inconnue
La sollicita de lui prêter ses pétales
Pour une nuit de festivité, lui dit-elle.
La nuit achevée point d'ombre en vue
Affligée et inconsolable, la tulipe
Dans sa bonté de ne rien refuser
S'était vue dénuée de ses buscs
Elle qui se préparait pour le matin
Tremblante et palpitante
D'ouvrir le bal des lumières.
Mais le ciel jadis alangui de la tulipe
Dans un élan majestueux
Plein de tendresse et d'amitié
L'habilla de plumes d'ange
Et lui fit parader le soleil
Pour que triomphe le bal
De la plus aimante fleur du jardin



lundi 22 août 2016

Un pétale de rose


Aimons donc, aimons donc ! De l'heure fugitive, hâtons-nous, jouissons !
                                                      Alphonse de Lamartine


Un bout de lèvre sur mes joues
Posé comme un pétale de rose
Ton haleine fruitée aux noisettes
A enveloppé mes sens troublés
Il pleuvait du feu ce jour-là
Nos silhouettes étaient happées
Par le tourbillon de l'impatience
L'univers tumultueux ne répondait plus
Le temps s'était décroché de son destin

Dana Winner Sound of Silence




Parfois dans un moment de nostalgie, on se prend à ressusciter notre passé et quoi de meilleur pour nourrir nos souvenirs que de rappeler cette mythique et belle chanson : The Sound of silence de Simon and Garfunkel qui est joliment interprétée par Dana Winner

The Sound Of Silence (Le Son Du Silence)
Hello darkness, my old friend,
Bonsoir ténèbres, mon vieil ami,
I've come to talk with you again
Je suis venu discuter encore une fois avec toi
Because a vision softly creeping,
Car une vision s'insinuant doucement en moi,
Left its seeds while I was sleeping
A semé ses graines durant mon sommeil
And the vision that was planted in my brain, still remains
Et la vision qui fut plantée dans mon cerveau, demeure encore
Within the sound of silence
A l'intérieur, le son du silence
In restless dreams I walked alone,
Dans mes rêves agités j'arpentais seul,
Narrow streets of cobblestone
Des rues étroites et pavées
'Neath the halo of a street lamp,
Sous le halo d'un réverbère,
I turned my collar to the cold and damp
Je tournais mon col à cause du froid et de l'humidité
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light,
Lorsque mes yeux furent éblouis par l'éclat de la lumière d'un néon,
That split the night and touched the sound of silence
Qui déchira la nuit et atteignit le son du silence
And in the naked light I saw,
Et dans cette lumière pure je vis,
Ten thousand people, maybe more
Dix mille personnes, peut être plus
People talking without speaking,
Des personnes qui discutaient sans parler,
People hearing without listening
Des personnes qui entendaient sans écouter
People writing songs that voices never share,
Des personnes qui écrivaient des chansons qu'aucune voix n'a jamais emprunté,
And no one dared disturb the sound of silence
Et personne n'osa déranger le son du silence
Fools, said I, you do not know,
Idiots, dis-je, vous ignorez,
Silence, like a cancer, grows
Que le silence, tel un cancer, évolue
Hear my words that I might teach you,
Entendez mes paroles que je puisse vous apprendre,
Take my arms that I might reach you
Prenez mes bras que je puisse vous atteindre
But my words, like silent raindrops fell,
Mais mes paroles tombèrent telles des gouttes de pluie silencieuses,
And echoed in the wells of silence
Et résonnèrent dans les puits du silence
And the people bowed and prayed
Et ces personnes s'inclinaient et priaient
To the neon god they made
Autour du dieu de néon qu'ils avaient créé
And the sign flashed out its warning
Et le panneau étincela ses avertissements
In the words that it was forming
A travers les mots qu'il avait formés
And the sign said : the words of the prophets
Et le signe dit : les mots des prophètes
Are written on the subway walls
Sont écrits sur les murs des souterrains
And tenement halls,
Et des halls d'immeubles,
And whispered in the sounds of silence
Et murmurés à travers les sons du silence

jeudi 18 août 2016

Sur le chemin de mon rêve

          Ils ont échoué parce qu'ils n'avaient pas commencé par le rêve. 
                                                   William Shakespeare 

Ce matin sur un nid du ciel
Dans un silence olympien
J'ai vu apparaître une nymphe bleue
Habillée en tenue hyaline
Semblable à une toge d'abeille
Pavoisée d'ailes de coquelicots
Elle scintillait telle une étoile
Éclaboussant le firmament
D'un joyeux halo éblouissant

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...