Quand le ciel apparaît le matin dans sa splendeur Tout ce qui bouge, tout ce qui vit se mettent en branle Les oiseaux se gorgent de rosée et dressent leurs ailes Les arbres gémissent du plaisir de se réchauffer leurs chairs Les fleurs dandinent de joie d'éclater leurs sèves Le soleil comme un dieu endormi remue son foyer ardent Le monde en effervescence reprend son trimard Une journée où tout se décide, tout se dessine La vie invariablement distille ses espoirs et ses rêves Nul être ne doit être affligé, nul homme ne doit désespérer Ainsi devait être la vie, ainsi nous la voulons.
J'ai sondé le temps de mon aurore Pour m'approvisionner en rêves latents Que je devais refleurir dans mon printemps Le temps me fuit comme un sablier infini Je l'ai muselé sur la cime d'une montagne Je lui ai construit un vaste jardin Qui l'occupe nuit et jour sous un ciel généreux Couché à l'ombre d'un saule blanc Je m'inonde des fragrances joyeuses Des rosiers libérés, des muguets argentés Des anémones aux fleurs bleues Des amaryllis à gorges jaunes Le temps est devenu mon confident Je lui ai appris à s'embaumer de floraisons Pour qu'il cesse de cavaler sans raison.
Sur le sommet de la montagne Je marche les ailes élancées La clarté du ciel m'empourpre le visage Un corridor d'étoiles emmitouflées Qui font des pas de dance rythmés Au dessus des sapins épanouis J'observe dans mes yeux ébahis Des silhouettes d'anges égayés La lumière frétille de joie Qu'elle est belle dans sa nudité Tissée de rayons diaphanes et bleus Je vois passer l'homme au collier blanc Derrière un traîneau luminescent Par dessus les nuages somnolents En route vers des crèches à combler.
Le soleil t'ouvre ses bras Fée tendre tu es Douce et féline Aimes-tu l'arbre? L'arbre majestueux Dans le ciel saphir Quoi de plus radieux Tes yeux satinés Ta bouche désireuse Ton coeur de braise Ton souffle cadencé Ton ombre ardente
De ma montagne où je suis venu pour quelques moments de villégiature et de récupération d'un travail qui m'avait épuisé, je vous envoie ces quelques mots recueillis sous la fenêtre de ma maison paternelle. L'internet, ici illusoire, un relais qui date de Robinson Crusoé. Mais parfois, quand tout le monde est dans les bois, ou sous la couette, mon clavier vibre sans raison apparente, la voie est libre, à condition que le vent tripatouille ailleurs :
Sur ma terre mère accueillante J'ai déposé ma cuirasse tissée De fils blancs de ma mémoire Les oiseaux se fendent la pêche Me voyant regagner le bercail Vanné et moulu Le pampre sur la fenêtre De la maison paternelle Ses feuilles et ses vrilles Comme des ombres légères Dandinent joyeuses dans l'air Un souffle souverain me pénètre Agréable dans mes veines sciées Je reprends mon flux rompu Et qu'un jour couleur d'orange Je m'assoie sur le sol pavé De lumières et d'ombres chaudes
A l'aube d'un matin juvénile Un oiseau aux ailes étendues Se met à fleurir ses étoiles Dans un jardin bondé d'efflorescences Les gerbes se dodelinant de fierté Attendant la lumière céleste Le soleil comme poussé dans l'azur Grimpe les hauts cieux bleus Il culmine dans son embrasement N'ayant d'yeux que pour ce jardin Où s'égaient les chants des oiseaux Sous la fenêtre de deux tourtereaux
En mal d'inspiration, je fais une petite pause.N'ayant plus quoi dire que des souhaits de bonheur avec cette fin d'année à tous ceux et celles qui ont bien voulu mettre quelques unes de leurs pépites de mots. Je tacherais bien de voleter par-ci par-là pour placer quelques mots chez vous mes amis(es). Dans le silence de la nuit Les arbres géants murmurent Des sonates dans la brume Le vent houleux pétrifié S'envole dans le ciel Emportant ses acclamations Pour honorer les belles étoiles