mercredi 2 août 2017

Comme un envol de réminiscences

Le premier regard, c'est la première note magique jouée sur la corde d'argent de notre coeur                                                                       Khalil Djibran


J'ai rencontré un brin d'amour
Dans un regard profond et doux
Aussi profond que le fond de l'océan
Aussi doux qu'une nuit tendre
Sur le chemin des rails ardents
La nuit quand je m'éveille languissant
Je pense à ce long horizon bleu
Qui me suit souriant et mystérieux
J'ai ressenti les vitres brisées
Quand le train a accosté sur le quai
Il m'a laissé des larmes sur le banc
D'une ombre qui a glissé dans mes rêves
Où irais-je donc boire de ses étoiles ?
Le ciel se couvre à jamais de brume dense
Ma mémoire se fissure dans le temps
Me restent Ô ciel des destins éraflés
Les bribes de son sourire éternel




mardi 25 juillet 2017

Ce temps impassible !


Mon âme est comme un son de cor venu des plaines et qui se fond au clair de lune sous les feuilles. Silence. Mon âme rêve.                        Paul Fort


Mélancolique temps somnolant 
Tu m'as pris mon printemps
Et même mon été
Tu me frémis teint maussade
Tu pèses lourd sur mes épaules
Tant d'embruns sans arrêt
As-tu pensé au jardin de mes rêves ?
L'astre chaud tel Jupiter
Prenant son temps évasé
Me dit de sa haute voix sentencieuse :
La fleur que chaque matin tu évoques
Est à jamais étrillée et disparue
Vis ! tant que ton coeur bat encore
Sous les étoiles, n'attend point
Recueille dès ce jour ouvert au ciel
Ce que la vie t'offre dès lors
Et dans mon silence profond
Je repris enfin un brin de lueur






mercredi 19 juillet 2017

La feuille de laurier ne répondait plus




                            Beaux arbres, je vous supplie de croire que je suis fidèle et toi,
                                  mon beau laurier, garde le souvenir de mes douleurs.                                                        
                                                                         Félix Lope de Véga Carpio




Dans ses mouvements de balancier
Chaque jour la feuille douce du laurier
Racontait une histoire des temps passés
Elle tapotait mécaniquement à ma fenêtre
Elle s'y cognait comme pour attirer mon regard
Elle dansait au rythme du vent et du temps
Du vol des oiseaux et du chant des cigales
Elle était habituée à ses va et vient apaisants
Tant de fois dans la journée
Je venais m'attarder devant ma fenêtre
Elle me berçait par ses oscillations langoureuses
Comme des coups trépignants sur mes tempes
Elle était toujours présente dans mon silence
Et puis un jour, le silence fut plus profond
Plus tonitruant, plus effrayant
La feuille de laurier ne chantait plus
La feuille de laurier ne remuait plus
Par un regard d'où venait le zéphyr
Mes yeux furent médusés et tristes
L'arbre portant le fidèle laurier, 
Ne vivait plus, n'éxistait plus
La nuit, un feu insondable
L'avait absorbé dans son sommeil.


dimanche 9 juillet 2017

Mes vagues des jours !

Le temps n'est pas une courbe lisse mais une série de cahots, de bonds et de pauses.
                                                                           Nial Williams 



Par les bois, par les vallées
Par les montagnes et les prairies
Je dompterai mes illusions, mes mirages
Je roulerai sur du sable blanc
Les vagues de mes espoirs
Je prendrai mes larmes brûlées
Je les mêlerai à la pluie délicieuse
J'arroserai toutes les fleurs du ciel
Qui se pencheraient sur mes épaules
Je leur offrirai mes mains caillouteuses
Pleines de grâce et de bienfaisance
Je les aimerai pour toujours
La vie mérite bien quelques rêves
Semés sur le pavé de mes jours.  


                  Note pour mes amis: Ah ! mes chers lecteurs et lectrices, je suis dans l’indisponibilité pour venir visiter vos blogs, mais pour vos grains de sel que vous avez la gentillesse de me poser comme arc e n ciel, je vous en remercie  infiniment en vous laissant quelques mots à chacun et chacune.

mardi 23 mai 2017

Le premier mot d'un vers


La poésie nous nourrit des choses de la vie, elle nous prend à bras le corps et nous laisse gémir, rire, pleurer, voir, apprendre, souffrir, rêver. Il faut avoir beaucoup vécu pour prononcer le premier mot d'un vers.


samedi 20 mai 2017

J'ai trouvé mon aurore boréale




Je ferai un petit périple au loin en sillonnant les nuages qui se disperseront sur ma route.
J'irai rêver par delà le monde, remplir ma vision de multiples couleurs et clamer mes mots préférés :


Laisse-moi glisser sur ta cambrure sinueuse
Empoigner ton coeur trémulant
Éparpiller mes mots extasiés
Pour goûter à l'élixir
Qui rend visibles tes rêves.  


samedi 22 avril 2017

Cette vie qui circule dans mes veines !

        Tous peuvent entendre mais seuls les êtres sensibles comprennent
                                                           Khalil Gibran


Quand dans un moment de rencontre, les voix se mêlent, les regards  se parlent, les visages s'épanouissent et les sourires émergent, alors vous comprendrez ce qu'est l'amour de la vie.
Nous nous fûmes rencontrés sur la terrasse d'un café pour prendre le chemin du port où nos visages fleuris, se confondaient avec la lumière du soleil mêlée à la bruine.
J'avais humé, senti, léché, chaque mot, chaque phrase, chaque regard, quand main dans la main, nous pavoisions le temps de réflexions printanières, nous buvions l'eau du ciel qui mouillait nos cheveux barbouillés.
Nous étions les seuls êtres vivants, heureux, libres et sereins, nous parcourions les ruelles enchantées, les sentiers bleus, les maisons fleuries, les librairies achalandées, les musées vitrées, les ponts suspendus, les cailloux boiteux. Nous nous éclations  sous le ciel de notre vie, d'éclats de voix et de rires pour quelques moments éphémères pleins d'éternité. Nous ne nous possédions pas, nous ne mêlions pas nos vies terrestres et figées. Nous étions au dessus de cela, nous nous racontions nos maux par nos mots silencieux, nos passés, nos enfances, nos rêves.
A table ou sur l'herbe des prés, au restaurant, au café, au bar, nos yeux se fixaient et discutaient, nos gestes suivaient. Nous voulions rattraper le temps des nuits, des jours passés et nous nous étions quittés pour qu'un autre jour, nous nous rencontrerions à nouveau sans jamais oublier que la vie, chose  qui nous a été donnée de plus précieux, vaille, mérite d'être vécue, d'être aimée. 
Je me disais alors, en moi-même: J'ai vécu un laps de temps, mais j'ai aimé éternellement.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...